• Repenser l'héritage des Lumières, réfléchir la modernité, déconstruire le capitalisme, retisser le lien social en décomposition, ou encore panser les blessures de la colonisation... Gaël Giraud et Felwine Sarr mêlent philosophie, spiritualité, politique et économie. Ils rappellent que l'économie n'est pas une finalité et insistent sur la nécessité pour l'humanité de se définir un projet plus grand que la maîtrise des instruments. Ils proposent non seulement de repenser la macroéconomie pour la faire dialoguer avec toutes les sciences afin de faire advenir une pensée de l'économie relationelle, mais aussi de modifier les structures épistémologiques de nos sociétés dans leur ensemble.

    Pour remédier aux maux contemporains, Gaël Giraud et Felwine Sarr appellent à un travail intérieur, qui ouvre à l'altérité et au dialogue, à la capacité d'accueil, qu'ils érigent en fondement de l'humanité.

  • .Les pauvres ne paient pas d'impôts et les riches en paient trop. Le poids des charges fiscales plombe notre compétitivité. Les impôts découragent les initiatives et font fuir les entrepreneurs. Trop d'impôt tue l'impôt. L'impôt doit être neutre. Qui n'a jamais entendu ces clichés véhiculés par le discours dominant des responsables politiques et des médias ? Pourtant ces évidences sont contraires aux faits. Elles discréditent l'impôt, l'inscrivent dans une logique négative et punitive, alors qu'il est l'un des piliers de toute société démocratique et solidaire.

  • Quatrième de couverture Aujourd'hui, le village est "planétaire", l'adolescent "mondial" et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant.
    En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image capable de le faire accé der à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de boulever ser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays.
    Dans cette course au profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur l'Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois du sang.
    Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.

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  • « Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens ».
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee.

    Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. À condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie.

    Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.

    En cela, Économie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action.

  • Inédit " La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d'"a-croissance", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit. S'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance". " S.L. Serge Latouche est professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud XI (Orsay). Cet " objecteur de croissance " poursuit l'analyse qu'il a donnée dans Survivre au développement (Mille et une nuits, 2004) puis dans Le Pari de la décroissance (Fayard, 2006).

  • «L'autorité que donne la fortune est très grande, même dans une société civilisée et opulente. De toutes les périodes de la société, compatibles avec quelque notable inégalité de fortune, il n'en est aucune dans laquelle on ne se soit constamment plaint de ce que cette sorte d'autorité l'emportait sur celle de l'âge ou du mérite personnel...» Adam Smith Classiques de l'économie politique

  • «L'Économie politique, considérée comme une branche des connaissances du législateur et de l'homme d'État, se propose deux objets distincts : le premier, de procurer au peuple un revenu ou une substance abondante, ou, pour mieux dire, de le mettre en état de se procurer lui-même ce revenu et cette subsistance abondante ; - le second, de fournir à l'État ou à la communauté un revenu suffisant pour le service public : elle se propose d'enrichir à la fois le peuple et le souverain.» Dans ce texte fondateur de l'économie politique moderne, Adam Smith analyse, à partir des exemples de l'Angleterre et des Pays-Bas, les origines de la prospérité d'un État. Élaborant une théorie sur la division du travail, la concurrence sur le marché ou encore l'idée d'un intérêt individuel convergeant vers l'intérêt commun, La Richesse des nations (1776) pose les bases du libéralisme économique.

  • Au printemps 2020, l'improbable a surgi. L'impensable aussi : l'économie mondiale que rien ne semblait pouvoir arrêter a été stoppée. Qui aurait imaginé ce jeûne économique: des avions cloués au sol, des matchs sans public, des grands chantiers suspendus, des industries polluantes à l'arrêt ? Qui aurait imaginé plus de 4,5 milliards d'humains confinés dans une communion universelle imposée ? Nous savons désormais que la machine peut s'arrêter, l'interrupteur existe. L'effondrement annoncé n'est pas une fatalité c'est un choix.

    Ce choc improbable, premier d'une grande série, vient nous rappeler que les prévisions sont régulièrement démenties. L'Histoire n'est pas une ligne bien droite et balisée sur laquelle l'humanité marcherait. Elle s'écrit entre plusieurs scenarios possibles et concurrents, au gré des improbables qui s'enchaînent et s'entremêlent pour donner naissance à un futur inimaginable quelques mois auparavant. Les meilleurs prospectivistes ne pouvaient anticiper l'invention de l'électricité, d'internet; on ne pouvait donc pas imaginer ce que la vie allait être, totalement différente du scénario prévu. La découverte des Amériques au XVème siècle, la fin du bloc de l'Est, ces évènements politiques ont changé la trajectoire du futur. Une découverte, un saut philosophique, un évènement citoyen, une personnalité, de nombreux improbables peuvent encore infléchir notre trajectoire.

    La Renaissance a modifié notre rapport à l'espace territorial. Au XXIème siècle, nous pourrions accéder à de nouvelles connaissances sur le temps, sur la matière. La Renaissance a permis l'éclosion de la philosophie humaniste, l'homme au centre. Aujourd'hui, nous pourrions découvrir une nouvelle spiritualité, renouer avec notre animalité et adopter un animisme moderne. La Renaissance a donné vie au mythe de la croissance infinie, nous pourrions reprendre pied avec la relowcalisation.

    Depuis quelques mois un autre futur, soutenable, revient dans la partie. Des évènements nouveaux, des décisions inespérées, surgissent dans le monde. Cet ouvrage explore ces autres futurs, ce qui peut les faire advenir et notre capacité à leur donner corps à chaque seconde. Tout peut arriver au cours de la décennie 2020-2030. Tout doit arriver. Elle est celle de tous les dangers et de tous les espoirs, tragique et sublime, angoissante et enthousiasmante, une décennie claire obscure qui nous emmène vers d'autres voies improbables. Se résigner serait une erreur, accueillons l'improbable, soyons attentifs et donnons l'élan supplémentaire à ces autres possibles qui tentent de s'imposer.

  • Combattre l'utopie libérale et la société de classes renfoncée qu'elle engendre inévitablement passe aujourd'hui par une rupture radicale avec l'imaginaire intellectuel de la gauche.
    Certes. l'idée d'une telle rupture pose à beaucoup de graves problèmes psychologiques. car la gauche, depuis le XIXe siècle, a surtout fonctionné comme une religion de remplacement (la religion du "Progrès") ; et toutes les religions out pour fonction première de conférer à leurs fidèles une identité, et de leur garantir la paix avec eux-mêmes. J'imagine même sans difficulté que de nombreux lecteurs tiendront cette manière d'opposer radicalement le projet philosophique du socialisme originel et les différents programmes de la gauche et de l'extrême-gauche existantes pour un paradoxe inutile, voire une provocation aberrante et dangereuse de nature à faire le jeu de tous les ennemis du genre humain.
    J'estime, au contraire, que cette manière de voir est la seule qui donne un sens logique au cycle d'échecs historiques à répétition, qui a marqué le siècle écoulé et dont la compréhension demeure obscure pour beaucoup, dans l'étrange situation qui est aujourd'hui la nôtre. De toute façon, c'est à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste, si nous voulons réellement aider l'humanité à sortir, pendant qu'il en est encore temps, de l'impasse Adam Smith.

  • ALTERNATIVES ECONOMIQUES n.415 ; comment travaillerons-nous après le Covid ? Nouv.

    Ils étaient déjà en galère, et le Covid leur a pris leur emploi. Ils prenaient le TER tous les matins, et ont découvert la visioconférence depuis un coin de leur chambre. Ils étaient invisibles, et ont reçu chaque soir des applaudissements inattendus. Cadres, ouvriers, employés..., aucun travailleur ou presque n'a traversé le Covid comme si de rien n'était.

    Et maintenant ? Repartir comme avant ? Pas évident dans un contexte économique si incertain. Continuer le télétravail ? Tout dépend des conditions. Etre mieux reconnu pour le travail accompli ? Passée l'émotion de la crise, le défi reste immense. Se reconvertir ? Oui, mais comment ? En bousculant le monde du travail, le Covid a permis de le réinterroger. L'occasion idéale pour le repenser, et chercher à l'améliorer.

  • Nous savons bien que l'argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse. Mais c'est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s'ils ont de bonnes notes. Serions-nous à l'abri de ces dérives ?

    Nous sommes en réalité déjà contaminés. Il est immoral de vendre le droit de faire du tort aux autres, pensons-nous. Alors pourquoi instaurons-nous un marché des droits à polluer qui permet aux pays riches de polluer davantage en rachetant les droits des pays moins développés ?

    Nous n'avons pas encore réfléchi à ce que devrait être la place du marché dans une société démocratique et juste. Ce livre, déjà un best-seller mondial, nous y aide puissamment.

  • Toute l'économie de la culture vacille encore sous l'effet des confinements qui révèlent à quel point ce secteur ne peut être livré qu'au seul jeu du marché. Les cinéphiles retrouveront-ils le chemin des salles obscures et les touristes pourront-ils reprendre celui des musées ? Une chose est sûre : la culture va devoir se réinventer pour se relever.

  • Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité. Ce numéro porte sur "Technologies et écologie : alliées ou ennemies ?".

  • Tourisme : repartir comme avant ?

    Après la crise, un tourisme durable ? par Marie Delaplace.
    Créateur de richesses, le tourisme est aussi à l'origine d'externalités négatives et de conflits, que la crise a déplacés. Son impact environnemental, lié en particulier aux transports, n'est pas véritablement intégré dans les politiques actuelles.
    La pandémie du Covid, une parenthèse dans la mondialisation touristique, par Philippe Violier.
    La pratique du voyage d'agrément à l'étranger, d'abord réservée aux élites occidentales, s'est diffusée dans d'autres sociétés et couches sociales, tout en restant minoritaire. L'évaluation de cette forme de mondialisation demeure controversée.
    Les travailleurs du tourisme dans la tourmente, par Christophe Guibert et Bertrand Réau.
    L'emploi touristique a été durement touché par la pandémie. Dans un secteur où dominent les statuts atypiques et précaires, une reprise durable passe, au-delà du soutien financier de l'Etat, par une amélioration de la qualité des emplois.
    Les fonctions sociales des vacances, par Bertrand Réau.
    Que nous apprennent les sociologues sur les pratiques de loisirs et de tourisme qui occupent nos congés ?
    Voyager : stop ou encore ?
    Débat entre Rodolphe Christin et Jean-François Rial : débat entre un sociologue, partisan de la décroissance du tourisme, et un voyagiste qui revendique des convictions écologiques. S'ils s'accordent sur certains constants, leurs préconisations divergent très largement.


    Egalement au sommaire de ce numéro :
    Quelle reprise ?

    Les impacts territoriaux de la crise, par Vincent Pacini et Olivier Portier.
    Relance aux Etats-Unis et en Europe : un océan les sépare, par Christophe Blot et Mathieu Plane.
    Défi écologique et économie « désirable » : dialogue avec Pierre Veltz.

    A propos de Déchiffrer l'économie de Denis Clerc, par Jean-Pierre Chanteau.

  • Source d'estime de soi, de liens et de reconnaissance sociale, le travail expose de plus en plus l'individu à l'angoisse de n'être plus « à la hauteur », au stress de la compétition, à la souffrance psychique qui pousse certains jusqu'au suicide. L'auteur décrypte l'interaction entre les causes psychiques, sociales et économiques de cette mutation. Au total, le système managérial au service de la performance financière est la cause première du mal être au travail et non la fragilité des individus. Le nouveau management public étend au secteur public les méfaits d'une gestion inhumaine longtemps rodée dans le privé. Les « raisons » de la colère des travailleurs ont ici un double sens : explication de ses causes et validation de la résistance. Car résister, exprimer la colère plutôt que la résignation, est la plus raisonnable des réactions pour éviter que les individus retournent contre eux-mêmes une violence nourrie par ce système.

    Vincent de Gaulejac:
    Président du réseau international de sociologie clinique, professeur émérite à l'université de Paris-VII-Diderot, il est notamment l'auteur au Seuil de La Société malade de la gestion (2005).

  • Comme le roi Midas transformant tout ce qu'il touche en or, l'économie transforme tout ce qui s'approche d'elle en marchandise. La nature ne fait pas exception.
    En donnant un prix à l'air, à l'eau, aux espèces et à l'ensemble de l'environnement, l'économie achève dans un même mouvement de saccager en protégeant.
    Les entretiens réunis dans ce livre documentent ce nouvel eldorado du capitalisme.

  • Ils ont longtemps prêché dans le désert, mais, grâce à eux, les Hommes ont pris conscience qu'ils usent la Terre. De Rousseau à André Gorz, de Simone Weil à Donella Meadows : découvrez ces prophètes de l'écologie.

  • La plupart des gens réalisent seulement aujourd'hui que le monde est plongé dans une crise financière. Malheureusement, nos dirigeants font les mêmes choses, encore et encore, utilisant des solutions datant de l'ère industrielle pour résoudre des problèmes propres à l'ère de l'information.

    Dans cet ouvrage, vous verrez, à l'aide de diagrammes et de tableaux simples, à quel point cette folie est insensée.

    Ce livre a été écrit à l'intention de ceux qui prennent conscience qu'il est temps de faire les choses différemment. Cet ouvrage a été rédigé à l'intention de l'individu qui comprend qu'il est insensé d'économiser de l'argent alors que les banques impriment des trillions de dollars ; qu'il est insensé d'investir à long terme alors que les marchés boursiers s'effondrent; et qu'il est insensé de retourner sur les bancs d'école alors que les établissements scolaires n'enseignent pas grand-chose à propos de l'argent.

    Dans cet ouvrage, vous en apprendrez davantage sur les dangers de la crise financière mondiale, ainsi que sur les opportunités qu'elle offre.
    - le passé : vous apprendrez comment nous nous sommes retrouvés dans cette crise financière et ce qu'il faut retenir du passé.
    - le présent : tirant un enseignement du passé, vous aurez l'occasion de prendre de nouvelles décisions dans l'instant présent, de manière à jouir d'un meilleur avenir financier.
    - l'avenir : vous apprendrez à manoeuvrer dans cette crise financière persistante, ainsi qu'à guider les êtres qui vous sont chers.

  • Un boulet, la dette ? Pour un ménage, souvent. Pour un pays, pas forcément. D'abord, parce qu'il ne rembourse que les intérêts. Le reste, ce que l'on appelle le principal, il se contente de le réemprunter lorsque le prêt arrive à échéance. Il fait « rouler sa dette », comme disent les économistes.

    Ensuite, parce que lorsque les taux sont bas et qu'ils sont appelés à le rester un bon moment, un Etat a tout intérêt à s'endetter à long terme pour investir dans son avenir. C'est ce que font les Etats-Unis aujourd'hui et ils ne lésinent pas sur les quantités. C'est ce que devrait faire la France du « quoi qu'il en coûte », idéalement avec un soutien de l'Union européenne.

    Le Covid a mis à nu les failles de notre modèle, les besoins criants d'investissement dans de nombreux services publics de l'Hexagone. Et la transition écologique demande des moyens considérables. L'argent n'est pas cher : profitons-en, et plaçons-le au bon endroit !

  • Plus de dette, plus d'impôts, plus de dépenses, telle est la trilogie de l'action du nouveau président américain.

    Il aura fallu moins de 100 jours à Joe Biden pour complètement révolutionner le débat de politique économique mondial. Le président américain a posé d'emblée trois objectifs : relancer rapidement l'économie après la pandémie avec un énorme plan de soutien, quitte à provoquer la surchauffe ; accroître le potentiel de croissance de long terme avec des investissements publics massifs ; réduire les inégalités sociales en taxant les riches, particuliers et entreprises, tout en menant une lutte sévère contre les paradis fiscaux.

    Un triptyque plus de dépenses, plus de dette, plus d'impôts auquel on n'était pas habitué, surtout en Europe.

  • Quel est le point commun entre l'invention de la roue, Pompéi, le krach boursier de 1987, Harry Potter et Internet ?

    Pourquoi ne devrait-on jamais lire un journal ni courir pour attraper un train ?

    Que peuvent nous apprendre les amants de Catherine de Russie sur les probabilités ?

    Pourquoi les prévisionnistes sont-ils pratiquement tous des arnaqueurs ?

    Ce livre révèle tout des Cygnes Noirs, ces événements aléatoires, hautement improbables, qui jalonnent notre vie: ils ont un impact énorme, sont presque impossibles à prévoir, et pourtant, a posteriori, nous essayons toujours de leur trouver une explication rationnelle.

    Dans cet ouvrage éclairant, plein d'esprit d'impertinence et bien souvent prophétique, Taleb nous exhorte à ne pas tenir compte des propos de certains « experts », et nous montre comment cesser de tout prévoir ou comment tirer parti de l'incertitude.

  • Comme le montrent bien la « loi travail » et ses impératifs éminemment contestables de « flexibilité » et de « compétitivité », plus que jamais, les mythologies économiques sont au pouvoir. Raison de plus, en plein débat des primaires à droite comme à gauche, et à quelques mois de l'échéance de 2017, de poursuivre le travail de désintoxication économique du débat public. Cet ouvrage déconstruit quinze nouvelles mythologies, idées économiques reçues qui se donnent pour des vérités scientifiques mais ne sont que des préjugés idéologiques. Au menu des mythologies néo-libérales : « Nous vivons une révolution technologique sans précédent à laquelle il faut adapter nos structures sociales », « On ne peut pas changer les règles européennes, il faut s'y conformer », « Il faut imposer les réformes aux Français pour leur bien » ; Parmi les mythologies social-xénophobes : « L'Occident s'abîme dans un déclin inéluctable » ; « L'identité nationale est menacée de disparition dans la mondialisation » ; « L'immigration nourrit l'insécurité » ; Sans oublier les mythologies écolo-sceptiques : « L'écologie est punitive » ; « La transition énergétique est bien trop coûteuse » ; « Parce qu'elles ne fonctionnent vraiment qu'à la petite échelle, les pratiques écologiques resteront marginales ». L'ouvrage se clôt par une réflexion sur la « France au-delà des mythologies économiques », diagnostic aussi lucide que possible des atouts et des véritables défis à venir.

    D'une certaine manière, cet ouvrage est une réponse cinglante au livre Le négationnisme économique publié par Cahuc et Zylberberg.

  • La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018

    Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.

    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.

    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.

    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • La décroissance : les uns ne jurent que par elle quand les autres s´offensent que le mot soit prononcé. Que recouvre l´idée de décroissance, qui ne semble pas être la même pour les uns et les autres ? Surtout, elle charrie son lot de contresens et de controverses, portées dans un dialogue de sourds. Nombreux les opposants à cette idée, qui utilisent des arguments plus ou moins de mauvaise foi. Serge Latouche interroge toutes les idées reçues en circulation et y apporte des réponses précises et argumentées pour mettre un terme aux inquiétudes fantasmagoriques qui l´entourent. Non la décroissance n´est pas synonyme de croissance zéro ; non elle n´est pas technophobe. Ce n´est ni un projet anti-moderne destiné à nous renvoyer vivre dans des cavernes, ni un programme visant à restaurer un ordre patriarcal communautaire, ni l´instrument qui ferait de nous des chômeurs. À droite comme à gauche, les critiques fusent : comment éliminer la misère dans nos contrées sans croissance ? Quel sens peut bien avoir la décroissance dans les pays du Sud ? Comment rallier les nouveaux pays industrialisés à la décroissance ? Qui va soutenir un tel projet : les ouvriers ? Les classes moyennes ? Et si la croissance se résumait à la production de services ? A la valeur marchande ? Etc. etc. La décroissance ? Une manière de poser à nouveau la question des valeurs, afin de construire de nouveaux rapports et une nouvelle société.

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