Beaux livres divers

  • « Sur les photographies, il paraît appartenir à une autre époque. Peut-être est-ce le noir et blanc qui veut cela - la couleur est encore rare dans les année 1960. Cela tient aussi à son maintien et sans doute à une certaine révérence des photographies devant le personnage historique et le président impressionnant. Il suffit pourtant de plonger comme nous l'avons fait dans ces cartons d'archives, de retrouver ses notes et ses discours pour comprendre. De Gaulle ne ressemble plus à personne, mais il n'est en aucune façon dépassé. »

  • Cette année, nous fêtons les 100 ans de la naissance de Michel Audiard. On le sait peu, mais l'auteur des «Tontons flingueurs »ou de «Mélodie en sous-sol »est celui qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1961, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'oeuvre de l'écrivain belge, le père de Maigret, auquel il vouait une grande admiration, le tenant pour "le plus grand romancier vivant". Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : «Le Sang à la tête» (1956) de Gilles Grangier, «Maigret tend un piège» (1958) de Jean Delannoy et «Le Président» d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont Jean Gabin pour acteur principal, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence.

  • "J'essaie de tourner mes chroniques vers le "dehors". Ce n'est pas un "moi" qui s'exprime, c'est un "moi" dans ce monde où nous rebondissons tous désormais, de jour en jour, comme des boules de flipper. Où je n'entends plus crier les enfants de l'école voisine, mais piailler les oiseaux. [... ] Mon but était d'y partager des choses à la fois intimes et universelles" . Dans cet entretien donné au Nouvel Observateur, Eric Fottorino présente son journal du Covid-19, publié quotidiennement sur le site de l'hebdomadaire Le 1 pendant toute la durée du confinement.
    Durant ces 70 jours de chroniques, il aborde tous les sujets qui ont été au coeur de l'actualité française et mondiale : débats sanitaires, questionnements sur la liberté individuelle ou encore impact de la "distanciation sociale" sur les individus. Avec sa plume enlevée, Eric Fottorino livre une analyse pleine de finesse et de légèreté sur cette période irréelle, illustrée par l'humour noir des dessins de Nicolas Vial créés chaque jour autour des thématiques traitées.

  • Le XIXe  siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles. Si les grands voyages d'exploration témoignent de la diversité du monde et de la variété des espèces vivantes, la géologie dévoile l'inimaginable antiquité de la terre, et l'étude des fossiles révèle les prémices de la vie et l'existence d'espèces disparues, dont les dinosaures. La découverte de l'homme préhistorique questionne tout autant : comment le représenter ? Qui était le premier artiste ? Dans la seconde moitié du siècle, Darwin et ses adeptes interrogent les origines de l'homme, sa place dans la Nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Ce bouleversement dans les sciences, ainsi que les débats publics qui traversent le siècle, in?uencent profondément les artistes. L'esthétique symboliste de la métamorphose se peuple alors de monstres et d'hybrides. L'in?niment petit, la botanique et les profondeurs océaniques inspirent les arts décoratifs. À la croisée des sciences et des arts, cet ouvrage confronte les principaux jalons des découvertes scienti?ques avec leur parallèle dans l'imaginaire.

  • Génie de l'humour, Pierre Dac a durablement marqué la culture française du XXe siècle. Issu d'une famille juive alsacienne qui choisit la France après l'annexion allemande de 1871, patriote engagé durant la Première Guerre mondiale, Pierre Dac débute comme chansonnier avant de s'imposer à la radio dans les années 1930 en créant les premières émissions humoristiques. Il fonde ensuite L'Os à moelle, hebdomadaire officiel des "loufoques" , qui remporte un succès exceptionnel.
    Militant contre l'antisémitisme dès 1935, résistant au régime de Vichy, il rejoint Londres en 1943 et devient l'un des "Français parlent aux Français" sur Radio Londres. Après la guerre, son duo avec Francis Blanche triomphe à la scène et sur les ondes : le sketch "Le Sâr Rabindranath Duval" est aujourd'hui un classique, et le feuilleton Signé Furax la série la plus écoutée de l'histoire de la radio.
    Enfin, on doit à ce maître de l'absurde l'invention du schmilblick qui, ne servant à rien, peut par conséquent servir à tout !

  • Ballades en argot homosexuel Nouv.

    Onze ballades jouissives et farceuses pour découvrir la vie homosexuelle du XVe siècle et l'argot toujours fascinant de cette époque.
    « Faites déchargez, maladroits ! Détendez les arbalètes, car devant la "rondelle", vous êtes démâtés. Du faux inverti et de l'épongeur abritez-vous, apprentis fouteurs. ».
    Écrites entre 1456 et 1461, les onze « ballades en jargon » de François Villon sont ébouriffantes, virtuoses, audacieuses. La grossièreté se marie avec le courtois, la gouaille avec la délicatesse, la farce avec le tragique.

  • Contempler, errer, tracer, apparaître, hanter... En cinq chapitres et plus de 180 images, ce livre dessine une géographie sensible du Japon : on y parle de l'impermanence des choses (wabi sabi), de la beauté cachée du monde (yûgen), de la pénombre qui dissimule tout autant qu'elle dévoile ou encore du souvenir de contes anciens. Autant de thèmes chers à l'esthétique japonaise, ici révélés par les oeuvres des maîtres (Kitagawa Utamaro, Suzuki Harunobu...), ou encore celles d'artistes contemporains comme Takesada Matsutani ou Toko Shinoda.

    Dessins à l'encre de Chine, peintures sur rouleaux, estampes, lithographies, photographies se succèdent en une promenade visuelle propice à la rêverie. De courts textes explicatifs, des haïku, des extraits littéraires soigneusement choisis les accompagnent et éclairent les notions esthétiques, concepts philosophiques et oeuvres emblématiques. Un livre pensé comme un dictionnaire amoureux où chaque image, chaque texte est une rencontre au coeur de l'âme japonaise.

  • D'« Adam », premier homme à nommer les animaux, à « Zoo », re?et de la volonté des grands empires coloniaux de dominer et de contrôler le monde, cet abécédaire explique et raconte en cinquante entrées les mots clés de l'exposition « Les origines du monde. L'invention de la nature au siècle de Darwin ». Au XIXe siècle, le questionnement autour des origines, avec la théorie de Darwin, redé?nit la place de l'homme dans la nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Écrit par les meilleurs spécialistes et illustré des chefs-d'oeuvre de l'exposition, cet ouvrage permet de manière simple et accessible de comprendre les principaux jalons des découvertes scienti?ques de l'époque et leur parallèle dans l'imaginaire.

  • Harry Frankfurt, philosophe de référence, nous livre un texte percutant et très accessible, pour mieux repérer et comprendre les baratineurs géniaux et les raconteurs de conneries que nous fréquentons - et que parfois nous sommes.
    Puisque « l'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin », ce court essai propose, avec finesse et humour, de le prendre au sérieux.

  • L'auteur d'une cosmogonie.
    C'est au tournant de notre ère, à Rome, qu'Ovide (43 av. J.-C.-18 ap. J.-C.) compose son chef-d'oeuvre, Les Métamorphoses. Les 91 histoires que nous avons sélectionnées parmi les plus belles et les plus puissantes dessinent le récit de l'univers, du chaos à l'harmonie en passant par de poétiques métamorphoses.

    La traduction.
    Publiée en 1927 et revue en 1992 par Jean-Pierre Néraudau, spécialiste d'Ovide, la traduction de Georges Lafaye retranscrit la poésie et la beauté qui se dégagent des Métamorphoses tout en restant très fidèle à l'esprit d'Ovide.

    L'iconographie.
    Depuis l'Antiquité, le poème d'Ovide inspire les artistes. Mais ce sont les peintres baroques qui se sont emparé des Métamorphoses avec la plus belle vivacité. Au x???? siècle, les dieux païens n'inquiètent plus l'Église, ils appartiennent au monde du mythe. Dès lors, les artistes s'inspirent du texte exaltant d'Ovide pour créer des oeuvres d'une extraordinaire puissance narrative. 180 peintures de 100 artistes de l'Europe baroque - parmi lesquels Carrache, Caravage, Luca Giordano, Nicolas Poussin, Peter Paul Rubens, Jacob Jordaens ou Jusepe Ribera -, dialoguent ainsi avec le texte d'Ovide.

  • Quatrième volume de la collection "Savoir & faire", cette encyclopédie est consacrée à l'extraordinaire diversité des textiles à travers le monde. Des premières traces préhistoriques jusqu'aux "textiles intelligents", elle offre au lecteur un panorama complet de l'usage historique et actuel des fibres naturelles, artificielles et synthétiques.

  • Voici un beau livre original où l'image magnifie la si brillante démonstration de Michelle Perrot, l'une des plus grandes historiennes contemporaines, pionnière dans l'histoire des femmes et toujours présente sur le terrain des combats contemporains. Si l'histoire s'est d'abord attachée à décrire le rôle privé des femmes, Michelle Perrot les suit ici dans la cité, dans la nation aux prises avec une citoyenneté qui leur échappe mais qu'elles investissent progressivement.
    De la Révolution aux débuts du 20ème siècle, Michelle Perrot analyse dans ce dialogue avec Jean Lebrun la résistance à la présence féminine au coeur de la cité.

  • Notes de chevet

    Sei Shônagon

    Les Notes de chevet sont l'un des plus beaux livres de la littérature japonaise. Composées dans les premières années du XIe siècle, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian, par Sei Shonagon, une dame d'honneur, attachée à la princesse Sadako. Ces notes intimes proposent, sous forme de tableaux, de portraits, de récits, une illustration du Japon sous les Fujiwara.
    Les impressions sur le vif de l'auteur, abordent tour à tour les choses qu'elle aime ou déteste voir, écouter, manger et boire, ainsi que des historiettes au sein de la cour impériale, des poésies et quelques avis sur ses contemporains.
    Cette édition exceptionnelle est illustrée par les oeuvres d'Hokusai, le maître japonais de l'ukiyo-e, dont le trait raffiné entre en parfaite résonance avec la sensibilité et la grâce de l'écrivain. Elle invite le lecteur à découvrir la manière japonaise de sentir le monde, la nature -partie indissociable de la vie affective et intime au Japon-, de se former à l'écoute des mille détails du quotidien et d'en goûter les beautés simples qu'il offre. Une introduction et des notes permettent de comprendre et savourer pleinement cette prose poétique, y compris tous les jeux subtils sur les mots.

    1 autre édition :

  • Avant le jour

    Madeline Roth

    La narratrice avait prévu un court voyage à Turin avec son jeune amant. Au dernier moment, celui-ci annule sa participation pour raison familiale. Elle se retrouve seule dans la capitale du Piémont. Le voyage amoureux se transforme en un voyage intérieur qui lui permet de faire le point sur sa vie.

  • Regarder le monde avec les yeux d'une femme.

    Dans la lignée de Human, Woman est un projet dédié aux femmes du monde entier dans un monde où, avant même de naître, l'enfant est un sexe : masculin ou féminin. Woman se fait le messager de milliers de voix singulières qui se croisent dans un portrait bienveillant sur la place de la femme dans nos sociétés.

    Après plus de 2 ans de travail, 2 000 interviews et 85 tournages dans plus de 50 pays, le film Woman d'Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand se veut le reflet du monde actuel, un reflet parfois sombre face à toutes les injustices encore subies par les femmes. Mais c'est aussi un message d'amour et d'espoir, un hommage à toutes celles qui s'affirment et combattent les stéréotypes, chacune à sa façon. Le livre se découpe en 7 grands thèmes : la condition féminine, le rapport au corps, la sexualité, la maternité, le couple, les violences, l'émancipation et le pouvoir. Chaque chapitre comprend les témoignages de femmes interviewées dans le film, dont une rubrique « coup de coeur » qui consacre la rencontre marquante entre une femme et un(e) journaliste de l'équipe de tournage. Ces prises de paroles sont prolongées et contextualisées par un reportage de presse, la tribune d'une personnalité engagée (comme celle du Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix 2018), la présentation d'actions concrètes menées par des ONG et des données statistiques sur les conditions de vie des femmes dans le monde.

  • Haïkus ; la voix des animaux

    Collectif

    • Seuil
    • 3 Octobre 2019

    Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus de Genshi, Kikaku, Bashô, Issa, Shôha, Buson, Yorie, Shiki, Jôsô, Hashimoto... exclusivement consacrés au monde animal.

    Ce recueil célèbre avec poésie, fantaisie et respect autant les animaux qui accompagnent le quotidien (chien, chat, poule...) que les bêtes sauvages surprises dans un coin de nature (libellule, sauterelle, grenouille...).

  • Magies ?

    Collectif

    Les fées ne sont pas des Sorcières et les Prestidigitateurs ne sont pas devins... Chamanes, magiciennes et ensorceleurs écrivent depuis l'aube de l'humanité une partie de notre histoire. Une histoire Occulte entre savoirs et croyances, une histoire Enchantée venue du monde entier. Leurs petits Secrets et leurs grands Mystères nous guident et nous illusionnent, ils nous terrifient et nous enthousiasment...
    Dans ce coffret, un grimoire d'un autre age, des affiches retrouvées, des cartes de tarot inédites et une baguette tout à fait magique vous donneront les clefs de cet univers merveilleux !

    1 autre édition :

  • Faust pactise avec le diable pour assouvir sa soif de savoir. Découvrant les jouissances terrestres, Faust tombe amoureux de Marguerite : belle, pure et innocente. Délaissée par Faust, devenue infanticide, elle sera néanmoins sauvée par Dieu. Un second Faust raconte l'amour impossible d'Hélène de Troie et de Faust. Puis comment Marguerite rachète l'âme de son aimé. Tous ces personnages sont les reflets de la condition humaine.
    De ce conte populaire, Goethe a fait un pilier de la littérature mondiale.
    La traduction de Gérard de Nerval lui confère une modernité incroyable.
    Les images de Harry Clarke sont bouleversantes, sombres et inquiétantes. Cette édition est inédite en France. Les Éditions courtes et longues ont déjà publié trois ouvrages illustrés par Harry Clarke.
    />

  • Ces objets, artefacts produits par l'économie de guerre, nés de l'expérience du danger, de la souffrance et du deuil, de la solitude du prisonnier ou de l'ennui du combattant, nous les appelons « objets de la guerre ». Outre les armes et les uniformes, ils se composent également de nombreux objets d'artisanat, comme des douilles d'obus ciselées de la Grande Guerre, des kimonos patriotiques japonais avec des scènes de bataille de la Guerre du Pacifique, des briquets décorés par des combattants américains au Vietnam ou des tapis afghans représentant des hélicoptères soviétiques pendant la Guerre d'Afghanistan. Certains avaient une fonction commerciale ou d'échange, d'autres étaient des souvenirs personnels envoyés à la famille et aux amis. Ils témoignent de la vie sous occupation, en déportation ou en exil, de l'expérience de la faim, du froid ou du manque d'hygiène. Tous ont une histoire émouvante à raconter, comme cette bille de shrapnel, extraite du corps d'un blessé de la Grande Guerre. L'épouse conserva précieusement le projectile qui avait épargné son mari de justesse et le fit monter en pendentif.

    Issus des collections de nombreux musées dispersés à travers le monde, en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Australie, cette centaine d'objets, dont la plupart n'ont jamais été présentés dans un livre, racontent une histoire mondiale de la guerre, depuis la catastrophe inaugurale de la Première Guerre mondiale jusqu'à nos jours. Chaque document est accompagné d'une brève « biographie d'objet » qui le situe dans son contexte d'origine. Cet ouvrage offre un regard original sur l'événement le plus dramatique de notre temps qu'est la guerre.

  • Victor Hugo s'éteignit le 22 mai 1885. Celui qui « était entré vivant dans l'immortalité », incarnation de la République, génie littéraire et synthèse politique de toutes les contradictions du XIXe méritait des funérailles exceptionnelles qui devinrent l'enterrement du siècle (environ deux millions de personnes!). Le grand homme repose aujourd'hui au Panthéon, en compagnie de Voltaire et Rousseau.
    Tout au long de sa vie, Hugo ne sépara jamais la politique de la poésie. Dans ses écrits comme dans sa vie publique, il lutta contre la peine de mort, milita pour la laïcité, la conservation des monuments historiques, défendit les pauvres...
    De monarchiste il devient républicain, ce qui l'oblige à s'exiler près de vingt ans. Il ne reviendra en France, à Paris, qu'en 1870, avec la Troisième République. Aux yeux du peuple, ses engagements en ont fait le chantre de la liberté. Bien plus qu'un écrivain, il est l'incarnation de la République.

    Cet ouvrage accompagne l'exposition Victor Hugo. La liberté au Panthéon (21 avril - 31 août 2019). Il retrace le parcours d'une vie, entre réussite et souffrance - il verra mourir presque toute sa famille. Le livre raconte aussi la journée du 1er juin 1885, durant laquelle la France institutionnelle et citoyenne va défiler derrière le corbillard du poète, de l'Arc de Triomphe au Panthéon, hommage sans précédent et dédié au poète immortel.

  • La Restauration de Meiji en 1868 ouvre le Japon aux relations culturelles et commerciales avec l'Occident. C'est l'époque où les collectionneurs se passionnent pour le Japon et sa civilisation. C'est à eux que s'adresse cette édition des Fables parue en 1894.
    Les cinq artistes des Fables de La Fontaine sont des illustrateurs bien connus du public japonais : Kajita Hanko, Kanô Tomonobu, Okakura Shûsui, Kawanabe Kyôsui, fille du célèbre Kawanabe Kyôsai (1883-1889), et Eda Sadahiko. Ils adaptent le texte à la réalité japonaise :
    Guerriers armés de pied en cap, marchands ou dieux shintô, et se plaisent à représenter les animaux avec subtilité et poésie.

  • Les enseignes commerciales, omniprésentes dans l'espace urbain, sont des objets peu considérés. Signes d'une société capitaliste, souvent jugées d'un goûtn douteux, dénoncées pour leur agressivité publicitaire, les enseignes font mauvais genre. Et pourtant, elles sont partie intégrante de l'environnement visuel de générations de passants.
    Cet ouvrage propose de retracer l'histoire de l'enseigne à une époque charnière de son histoire, des années 1850 à l'entre-deux-guerres. Ces années voient, en effet, l'enseigne traditionnelle concurrencée par la lettre, le logo, la marque, et invitent à s'interroger sur ce que cet objet indique de l'évolution de notre rapport aux images.
    Le livre vise à mettre en lumière de nouvelles approches qui touchent à l'histoire de la peinture, de l'architecture, des arts décoratifs et du design, du graphisme et de la typographie, de la photographie, mais aussi à l'histoire sociale, urbaine, commerciale et publicitaire.

  • L'intégralité des Contes de Charles Perrault.
    Un terrible loup dévore sans état d'âme la grand-mère et le Petit Chaperon rouge, des bûcherons abandonnent leurs sept garçons dans la forêt, un homme à la barbe bleue terrifie les habitants de son pays, une jeune fille se désole de ne pouvoir aller au bal. Notre édition rassemble les trois contes en vers : Griselidis, Peau d'Âne et Les Souhaits ridicules, et les huit Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités : La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, Le Maître chat ou Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, Le Petit Poucet.

    Le brut et le merveilleux.
    En écho à la symbolique des Contes, la force et la pureté des 130 oeuvres que nous présentons dans cet ouvrage sont au service de l'expression des sentiments humains. Nées dans l'esprit de personnalités singulières à l'imagination sans bornes, animées par la nécessité de créer, éloignées des conventions académiques et peu soucieuses de reconnaissance, ces oeuvres sont un cri. Elles portent aujourd'hui le nom d'art brut, notion définie par Jean Dubuffet en 1945. Aloïse Corbaz, August Walla, Adolf Wölfli, Scottie Wilson, Henry Darger, Fleury Joseph Crépin et les 80 autres artistes présents dans ce livre inventent des oeuvres d'art spontanées, tantôt brusques, tantôt romanesques, toujours époustouflantes, dans lesquelles la féerie et la terreur des Contes sont omniprésents.

    Le regard de spécialistes.
    Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l'Université de Paris, et Céline Delavaux, spécialiste de l'art brut, accompagnent cette lecture par leurs introductions. Elles révèlent le sens des Contes et les liens intimes entre art brut et merveilleux.

empty