Flammarion

  • « Ce livre, dont le titre : Fleurs du Mal, - dit tout, est revêtu [...] d'une beauté sinistre et froide ; il a été fait avec fureur et patience. D'ailleurs, la preuve de sa valeur positive est dans tout le mal qu'on en dit. Le livre met les gens en fureur », écrivait Baudelaire à sa mère, le 9 juillet 1857.
    En 1861 paraît la seconde version du recueil. Les poèmes qui le composent sont le creuset d'« opérations magiques », de correspondances inattendues : les plus charmantes créatures côtoient des monstres abominables, le sublime émane du trivial... Magnifiant damnés et charognes, le poète-alchimiste confère à la douleur et à la laideur une dimension esthétique, dotant son recueil d'une modernité géniale : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or. »

  • Un recueil de textes en prose auquel Baudelaire consacra les dernières années de sa vie et qui ne sera publié intégralement que deux ans après sa mort, en 1867. Avec un dossier pédagogique comprenant un questionnaire de lecture, des parcours, un guide des correspondances avec «Les fleurs du mal», deux groupements de textes et un cahier photos.

  • Publié à titre posthume en 1869, Le Spleen de Paris, également connu sous le titre Petits poèmes en prose, fut conçu comme un « pendant » aux Fleurs du Mal. Baudelaire y fait l'expérience d'une « prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ».
    Explorateur des méandres de la ville et de la noirceur de l'âme humaine, le poète saisit sur le vif des scènes de la vie urbaine, croquant les saltimbanques, les bourgeois élégants et les ouvriers, les femmes du monde et les prostituées. Au-delà du fait divers ou de l'anecdote, tour à tour lyriques et cyniques, résignés et révoltés, les poèmes du Spleen de Paris célèbrent les paradoxes de la métropole moderne, illuminée par le fantasme de rivages lointains et de paradis perdus.

  • Une parabole humoristique qui dépeint les déconvenues du créateur face à la nécessité matérielle. Le regard du poète se fait tour à tour tendre, fasciné et répugné par la misère.

  • Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

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  • Baudelaire critique d'art ne cesse jamais d'être poète : « Il m'arrivera souvent, écrit-il, d'apprécier un tableau uniquement par la somme d'idées ou de rêveries qu'il apportera dans mon esprit. » Autrement dit, il décrit comme il flâne, avec une acuité de perception que seule rend possible une disponibilité parfaite à l'oeuvre contemplée. C'est à ce titre qu'il encense Delacroix, « peintre essentiellement littéraire », et qu'il raille la ligne dure du dessin d'Ingres. Cette connivence entre peinture et poésie revêt des formes multiples : de la relation classique d'une exposition à la définition de « l'art philosophique », en passant par un éloge en règle du dandysme ou du maquillage, ses écrits sur l'art témoignent d'une pensée toujours mobile, insoucieuse des genres et des hiérarchies, fécondée par les correspondances qu'elle décèle.

  • « Le romantisme, déclare Baudelaire, est une grâce, céleste ou infernale, à qui nous devons des stigmates éternels. » Ces stigmates sont manifestes dans l'oeuvre de beaucoup des écrivains étudiés par Baudelaire tout au long de ses vingt années de critique militante. Critique militante, en effet, et la part de polémique y est grande. Critique d'actualité aussi, car c'est à propos de ses contemporains que se manifeste surtout le coup d'oeil lucide et prophétique du poète. Son analyse, toujours pénétrante et pleine de verve, parvient à saisir l'importance durable des oeuvres de Wagner, de Flaubert, de Hugo et de Gautier, entre autres artistes.
    Si la valeur d'un critique repose sur son flair, sur son discernement, pour tout dire, sur son jugement, alors Baudelaire critique n'a pas d'égal au XIXe siècle.

  • Romanciers ou poètes illustres, ils ont d'abord été d'inlassables journalistes : leurs chroniques et articles, pour la plupart méconnus, offrent un portrait inédit d'eux-mêmes et de leur temps. Baudelaire est le parfait exemple - banal par son parcours, exceptionnel par son génie - de l'écrivain journaliste du XIXe siècle. De 1841, où le jeune dandy bohémien fait ses premières armes au Corsaire-Satan, à 1866, date à laquelle il est devenu le poète sulfureux des Fleurs du Mal, il a publié dans la presse plus de 200 articles, dont ce volume offre une sélection : critiques littéraires et artistiques, mais aussi portraits de ses contemporains (Gautier, Flaubert, Hugo, E.A. Poe), articles d'humeur et de circonstances, essais théoriques (« De l'essence du rire »), leçons sentimentales (« Choix de maximes consolantes sur l'amour ») ou littéraires (« Conseils aux jeunes littérateurs »), textes politiques revenant sur la révolution de 1848 ; et, bien sûr, poèmes en vers et en prose, dont certains sont reproduits ici, dans une version inédite : celle de leur première publication dans la presse. On découvrira dans cette anthologie, loin de l'image ténébreuse du poète des Fleurs du Mal, un joyeux mystificateur amateur de pastiches et de blagues de potaches ; loin du dandy « physiquement dépolitiqué » que Baudelaire prétendait être, un acteur engagé du débat républicain. On y saisira, enfin, que la modernité des poèmes rassemblés dans ce qui allait devenir l'un des plus célèbres recueils de la littérature française tient aussi au fait qu'ils ont été écrits et publiés au jour le jour, et nourris de l'écume du quotidien.

  • L'art romantique

    Charles Baudelaire

    «Les chroniques artistiques de Baudelaire. On ne les lit pas. Effets inattendus avec les mots les plus simples, les plus galvaudés parfois. Cela donne une impression de grand raffinement».
    Julien Green

  • Texte intégral du recueil des poèmes en proses qui font appel au rêve, à l'ivresse et à l'invitation au voyage. Ils sont précédés d'une nouvelle dans laquelle Baudelaire mêle expériences personnelles et hommages littéraires, notamment à Balzac.

  • Texte intégral du recueil des poèmes en proses qui font appel au rêve, à l'ivresse et à l'invitation au voyage. Ils sont précédés d'une nouvelle dans laquelle Baudelaire mêle expériences personnelles et hommages littéraires, notamment à Balzac.

  • Des poèmes privilégiant les vagabondages géographiques et sentimentaux, accompagnés d'outils pédagogiques (présentation, notes et jeux) qui facilitent la lecture et la compréhension de l'oeuvre des trois poètes, sur le thème de la vie de bohème.

  • Je m'en allais, les mains dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J'allais sous le ciel, Muse ! Et j'étais ton féal ; Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

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