Sciences & Techniques

  • La crise sanitaire du printemps 2020 aura consacré le triomphe du numérique.
    Les nouvelles technologies portaient l'espoir d'un monde plus égalitaire.
    L'espoir est cruellement déçu.
    Il y a d'un côté ceux qui sont tout, de l'autre ceux qui ne sont rien.
    On pensait que le numérique allait libérer les entreprises. En réalité, il assied la domination de quelques titans capables d'imposer leur loi.
    On pensait qu'il allait mêler les classes sociales en donnant à chacun sa chance. Hélas, il sépare les élites technophiles des populations déconnectées et sans avenir.
    On pensait qu'il allait renforcer la démocratie. Que voyons-nous ? Elle n'a jamais été aussi faible, prise en étau entre les dictatures ultramodernes et les revendications de minorités qui en sapent les bases.
    Si nous n'agissons pas, le numérique va détruire la civilisation.
    Nous devons changer nos institutions, maîtriser le pouvoir prométhéen donné par les technologies, redonner à la société son équilibre et aider l'homme à trouver sa nouvelle place

  • Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train...
    Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail !

    Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent.

    Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.

  • De minuscules êtres unicellulaires savent résoudre des labyrinthes complexes ; des abeilles dont le cerveau a la taille d'une tête d'épingle sont capables de s'échanger des concepts abstraits ; certaines plantes comme les cuscutes* peuvent évaluer le contenu nutritionnel de leurs victimes avant de décider de s'y installer...
    Comment nommer ces comportements ? Les humains sont-ils les seuls à posséder une « intelligence » et à savoir prendre des décisions rationnelles en toute autonomie ?
    Jeremy Narby montre que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d'une étonnante disposition à faire des choix déterminant leurs actions. Il nous emmène dans un voyage extraordinaire - de la forêt amazonienne aux laboratoires hi-tech - à la rencontre de guérisseurs traditionnels et de scientifiques de pointe explorant les sciences du vivant. Il propose finalement une conception du monde où tous se retrouvent autour de la même question essentielle : quelle est la nature de nos relations avec la Nature ?

    Dix ans après sa parution, cette édition, revue et augmentée, intègre notamment une préface de Francis Hallé qui prolonge la réflexion de Jeremy Narby sur la nature de l'intelligence des plantes. Elle réintègre aussi dans le texte les multiples et longues notes qui se trouvaient en fin d'ouvrage et qui compliquaient parfois la lecture.
    * Plante parasite de certains végétaux cultivés

  • L'instinct paternel existe-t-il ? A quel moment peut-on dire qu'un mâle devient un père ?
    Dans le monde animal, les soins parentaux ne sont pas l'apanage des femelles : tous les pères sont dans la nature ! Guidés par leurs gènes autant que par leur expérience, ils se montrent à la hauteur des mères les plus dévouées. Au point même que leur fibre paternelle pourrait être devenue au cours de l'évolution leur meilleure arme de séduction. Chez les poissons, les oiseaux, les insectes et les mammifères, de très nombreuses espèces offrent des exemples avérés d'instinct paternel.
    Rigoureux dans son analyse et distrayant par l'édifiante diversité des portraits de pères, cet essai traite aussi de l'espèce humaine. Au moment où notre société s'interroge sur l'évolution des moeurs familiales, où certains prennent la nature à témoin sans la connaître, il donne à réfléchir sur l'intérêt et les limites des comparaisons entre l'homme et l'animal, et montre que la valeur d'exemple du vivant réside avant tout dans sa diversité.

  • Le loup et le lynx, l'élan, le tarpan et le bison, l'esturgeon et le saumon. Nombreuses sont les espèces qui, après avoir disparu de nos territoires, font aujourd'hui leur retour.
    Ces réapparitions sont parfois naturelles : c'est le cas du loup, qui a spontanément traversé la frontière italienne pour recoloniser la France, ou du phoque qui se réinstalle progressivement en baie de Somme. Elles sont aussi, très souvent, le résultat de programmes volontaires et organisés : ainsi, le vautour a été réintroduit sur les falaises du causse Méjean, l'ours dans les Pyrénées, l'esturgeon dans la Garonne et la Dordogne.
    Qu'ils soient spontanés ou suscités, ces retours provoquent presque toujours des levées de boucliers : non seulement le sauvage fait peur et réveille des fantasmes de tous ordres, mais il remet en cause certaines pratiques traditionnelles, notamment dans le domaine agricole et pastoral. Et, dans nos territoires largement anthropisés, la cohabitation n'est pas facile et engendre de multiples conflits avec les chasseurs, les éleveurs ou les agriculteurs.
    Cette cohabitation est pourtant absolument nécessaire et le retour d'espèces sauvages ne peut pas s'envisager sans la restauration d'espaces sauvages : une espèce est indissociable du territoire particulier dans lequel elle s'épanouit, et seule la reconstitution des écosystèmes dans leur globalité peut garantir leur pérennité :
    Ainsi, l'effacement des barrages permet à la faune et à la flore de retrouver leur place dans l'environnement et de contribuer à nouveau à la diversité et à la richesse biologiques, elles-mêmes garantes du meilleur état de notre atmosphère et de notre planète.

  • Le loup incarne des oppositions qui semblent irréductibles : il apparaît à la fois comme un symbole de la biodiversité et de la réussite d'un retour naturel, mais aussi comme un handicap à l'essor de l'élevage. En France, ces visions antinomiques coexistent depuis la réapparition du prédateur en 1992. Aujourd'hui, les débats entre écologistes et éleveurs ne cessent de s'exacerber : car le loup élargit chaque année son aire de répartition, puisqu'il ne se cantonne plus aux seules régions montagneuses mais réapparaît aussi dans les régions de plaine. Et la crise que connaît aujourd'hui le secteur de l'élevage n'arrange pas les choses.
    Il est donc important d'y voir clair. D'où viennent nos représentations ? Combien y-a-t-il de loups aujourd'hui, et par rapport au passé ? Quel territoire occupent-ils ? Le loup représentet- il un danger pour l'homme ? Quel est son impact sur la faune sauvage et sur le pastoralisme ? Enfin, comment est-il possible de gérer ce prédateur protégé en minimisant les dommages qu'il provoque (avec un « record » de 8 200 victimes en 2014) ?

  • Dans notre vie quotidienne, nous côtoyons à tout moment les animaux. Non seulement, des chats ou des chiens partagent nos maisons, mais nous croisons, tout au long de nos journées, des poules, des lapins, des vaches, des rats, etc., de façon souvent très discrète : ces animaux se trouvent dans nos assiettes, bien sûr, mais aussi dans les vêtements et les chaussures que nous portons ou derrière les produits de beauté et les médicaments que nous utilisons.
    Pourtant, nous refusons souvent d'admettre qu'il a fallu tuer, interrompre une vie individuée et désireuse de se poursuivre, pour pouvoir bénéficier de ces « produits finis ». En effet, la mise à mort est parfois insoupçonnable et contre-intuitive - comment deviner la présence de gélatine de porc dans un sorbet ou dans des bonbons ? - ou bien elle n'est pas visible car elle ne représente « qu' » une étape dans le processus de fabrication, comme c'est le cas pour toutes les substances testées sur les animaux.
    À travers l'étude de gestes qui peuvent apparaître insignifiants - écraser le moucheron qui passe devant nos yeux, par exemple - ou de pratiques à bien plus grande échelle, comme l'élevage industriel et l'expérimentation animale, l'auteur nous pousse à nous questionner : que nous apprennent ces pratiques ? Sont-elles justifiables ? Pourquoi la reconnaissance du caractère sensible des animaux provoque-t-elle aujourd'hui de tels débats ?

  • Inéquitable, la fiscalité de l'environnement est accusée de tous ces maux et de bien d'autres. Dans cet ouvrage accessible à l'honnête homme, Guillaume Sainteny sépare le bon grain de l'ivraie. Il réfute la plupart de ces critiques et montre, à l'aide d'exemples concrets, l'efficacité environnementale mais aussi économique de la fiscalité.
    Il prône une écofiscalité du possible, privilégiant une modification des taxes existantes, à pression fiscale constante.
    La plupart des démocraties occidentales sont aujourd'hui confrontées à une crise protéiforme : finances publiques exsangues, croissance économique atone, niveau de chômage élevé, compétitivité ébréchée, déficits sociaux structurels, problèmes environnementaux non résolus, etc.
    Il en résulte la nécessité de réinventer un modèle économique mais aussi un mode de financement de l'Etat-providence. Dans les deux cas, la fiscalité de l'environnement peut apporter son écot.
    L'écofiscalité incitative permet de favoriser de nouveaux produits et de nouvelles industries, davantage en phase avec un mode de développement durable. Le déplacement d'une partie des prélèvements assis sur le travail vers des taxes environnementales permet de rééquilibrer le financement des dépenses publiques et sociales et de contenir les prélèvements sociaux.
    La France accuse un retard notable dans cette double évolution. L'auteur énonce les principes en vertu desquels elle pourrait s'accomplir et propose des réformes concrètes.

  • Le livre En 1961,à Zurich un groupe de scientifiques majoritairement anglo-saxon, conscient des menaces pesant sur l'environnement, décide de créer une organisation destinée en premier lieu à trouver des fonds pour financer des projets de protection de la nature portés par d'autres entités, comme par exemple l'UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature). Ils décident de l'appeler le WWF : World Wildlife Fund. Le Fonds mondial pour la nature était né, il y a 50 ans cette année.

    Bientôt, l'organisation se trouve un logo représentant le panda, espèce d'ours extrêmement rare dont seuls quelques individus survivent dans les montagnes du Sechouan.
    Cette ONG inventive soucieuse d'asseoir sa notoriété décide de faire appel à des personnalités connues et demande ainsi au prince Bernhard des Pays-Bas d'assurer la présidence. Le prince Philip d'Edimbourg lui succèdera.
    L'organisation se dote de structures originales avec un WWF international, établi à Morges puis à Gland, en Suisse et des organisations nationales jouissant d'une certaine autonomie établis dans différents pays. Parmi les premiers : le Royaume uni, la Suisse, les Pays Bas, les Etats Unis, l 'Allemagne, l'Autriche et la France.
    L'organisation s'implique de plus en plus sur le terrain et génère elle-même des projets, devient une force de lobbying et prend la tête de campagnes sur des sujets précis tels que la surpêche ou la suivie de l'Arctique par exemple.
    Reconnu comme une force moins politisée et portée sur le scandale que Greenpeace, le WWF engage un dialogue avec les pouvoirs publics et prend parfois le rôle d'un partenaire sérieux.

  • Un havre de biodiversité niché au coeur des Balkans, dans une niche géopolitique qui a vu l'homme s'affronter depuis l'Antiquité, est en passe de devenir le premier Parc transfrontalier tripartite du monde

  • L'eau sera au XXIe siècle ce que le pétrole a été au XXe : une ressource naturelle d'importance cruciale mais de plus en plus rare, l'enjeu d'une bataille à l'échelle de la planète.
    Si, pendant des années, on a cru ou voulu croire, compte tenu des enjeux financiers, que les barrages pouvaient " sauver " des régions entières, on sait maintenant que leurs répercussions ne sont bénéfiques qu'à court, voire très court terme. À moyen terme, déjà, les dégradations de l'environnement se font sentir et deviennent rapidement irréversibles. Les populations, déplacées contre leur gré sous couvert de promesses de réinstallation non tenues, sont plongées dans la misère.
    Jacques Leslie démontre de façon convaincante que les barrages ne peuvent apporter de solution à un conflit qui implique la globalisation économique, la politique internationale, le choc des cultures, le réchauffement climatique, la politique agricole et la conservation. A travers les expériences personnelles et professionnelles d'une activiste indienne, d'un anthropologue américain et d'un ingénieur hollandais, Leslie enquête et analyse le problème complexe des barrages et nous livre ses conclusions sans concessions, dans une prose claire et vivante.

  • Amoureux de la Camargue, vous parcourez, des jumelles autour du cou ou un carnet de croquis à la main, ce singulier territoire, vaste triangle coiffé par Arles et situé aux confins du Languedoc et de la Provence. Attentif à l'indicible beauté des choses de la nature ou à la recherche des témoignages du génie humain, plongez-vous aujourd'hui dans cette encyclopédie vivante, rédigée par autant de passionnés et de bons connaisseurs ! Le livre le plus complet sur la Camargue, qui rassemble toutes les connaissances disponibles dans le domaine des sciences de la nature comme dans celui des sciences de l'homme et de la société.
    Le livre qui réunit les contributions des plus éminents spécialistes. Tous ont accepté de transmettre très simplement leurs connaissances dans la totalité des disciplines : géologie, géographie, écologie, biologie animale et végétale, histoire, sociologie, économie, littérature, arts. Un livre riche de plus de 350 illustrations : photographies, reproductions de tableaux et de gravures anciennes, cartes, schémas.

  • Bisphénol A, phtalates, pesticides, distylbène. les molécules chimiques ont envahi notre quotidien en quelques décennies.
    Elles sont invisibles mais se trouvent tout autour de nous, dans l'air que nous respirons, les aliments que nous mangeons, l'eau que nous buvons. Elles sont dans la nourriture, les cosmétiques, les biberons, les produits d'entretien, les pesticides.
    Ces molécules, les études scientifiques le montrent de plus en plus clairement, sont à l'origine de bien des maux qui tiennent aujourd'hui la médecine en échec : cancers, diabètes, baisse de la fertilité, troubles de la puberté, etc.
    Comment ces substances fonctionnent-elles et en quoi perturbentelles nos systèmes hormonaux ? À quels moments y sommes-nous exposés et pouvons-nous éviter leurs effets ? Qu'est-ce qui les rend difficile à appréhender et pourquoi nos règlementations nous protègent-elles encore aussi mal ? Pour combien de générations nos enfants souffriront-ils de notre exposition ?
    Les enjeux, colossaux, sont sanitaires bien sûr, mais aussi financiers et économiques. C'est donc une question éminemment politique que posent les perturbateurs endocriniens. Mais, parce qu'ils nous permettent d'expliquer quantité de maladies qui nous frappent aujourd'hui, tenter de s'en passer et de les éliminer représente aussi un début de solution...

  • Frelon asiatique, ragondin, bernache du Canada, crépidule, jussie, ambroisie, herbe de la pampa, jacinthe d'eau., la liste des espèces invasives s'allonge de jour en jour.

    Accompagnant souvent les migrations des hommes, de nombreux animaux, végétaux ou parasites se transforment en « envahisseurs », menaçant les espèces autochtones et la diversité biologique. Passagers clandestins ou espèces volontairement introduites pour des raisons thérapeutiques, esthétiques, voire ludiques (avec les nouveaux animaux de compagnie), ils se retrouvent aujourd'hui sur tous les continents et dans l'ensemble des milieux naturels.

    D'où viennent les espèces invasives ? Qu'est-ce qui favorise leur prolifération ? En quoi représentent-elles un danger pour la biodiversité et notre santé ? Peut-on les éradiquer et à quel prix ?

    Devant la mondialisation et l'accélération du phénomène, il était temps de lancer un cri d'alarme : c'est chose faite aujourd'hui.

  • Mark Bowen, journaliste, accompagne le chercheur Lonnie Thompson (cité à plusieurs reprises par Al Gore dans son film Une vérité qui dérange et comparé, dans Nature, à un Indiana Jones du XXIe siècle) lors de ses ascensions tout autour du monde, des Andes au Tibet, de l'Alaska au Kilimandjaro. À cause du réchauffement climatique, les glaciers des plus hauts sommets, âgés de millions d'années, commencent à fondre. Thompson et son équipe ont entrepris une course contre la montre afin d'effectuer le maximum de prélèvements avant leur disparition. Ces glaces contiennent en effet les archives du climat de notre planète dans les microbulles d'air emprisonnées année après année, strate après strate, siècle après siècle.
    Bowen décrit les expéditions scientifiques qui se révèlent de véritables aventures en milieu extrême mais il attire également l'attention du lecteur sur le fragile équilibre climatique de notre planète et explique comment celui-ci est actuellement mis en danger par la consommation excessive d'énergie des populations humaines, causant une indéniable accélération du réchauffement global, au cours des cinquante dernières années. La fonte de neiges qui nous semblaient éternelles, telles celle du Kilimandjaro que Thompson pense disparues d'ici une quinzaine d'années, s'accompagnera d'un cortège d'inondations, de sécheresses et autres bouleversements catastrophiques pour les populations autochtones, mais elle représentera également la disparition irréversible des dernières réserves d'une ressource cruciale, bien plus précieuse que le pétrole : l'eau douce.

  • Depuis les travaux de Boris Cyrulnik, on parle de résilience pour désigner la capacité d'un individu à surmonter un traumatisme. En écologie, penser la résilience, c'est réfléchir à la manière dont les systèmes écologiques s'adaptent et se transforment après avoir subi une perturbation importante : comment une forêt peut-elle se reconstituer après un incendie ? Comment un étang peut-il surmonter une phase d'eutrophisation ? Comment une ville peut-elle se reconstruire après le passage d'un cyclone ?
    Au moment où notre planète subit de graves crises écologiques (surpêche, désertification, déforestation, tsunami, réchauffement climatique), il est urgent de comprendre comment développer ou renforcer la résilience de nos écosystèmes. Depuis une trentaine d'années, des chercheurs (nord-américains et nord-européens essentiellement) étudient les dynamiques de nos écosystèmes afin de comprendre ce qui explique qu'un écosystème soit résilient, à quel moment et comment l'homme peut agir pour accélérer les processus naturels de résilience.
    De nombreux exemples richement illustrés rendent le propos très concret : la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, la barrière de Corail dans le Pacifique, la savane en Australie, le Causse Méjean, les étangs de Brière ou les roselières camarguaises en France..., tous ont traversé des crises et mis en place des réponses adaptatives.

  • 2006 : Une mouette meurt devant le Palais Bourbon, l'armée entrepose des tonnes de médicaments dans des lieux secrets, des policiers abattent des canards, des chats sont abandonnés, les maires se préparent à gérer des stocks de cercueils, H5N1, le virus de la grippe aviaire, passe. 2009 : H5N1 a disparu de la presse, H1N1 arrive, les Français refusent la vaccination. Les animaux sont à l'origine de ces maladies infectieuses, SRAS, Ebola, West Nile, H5N1. Mais, alors que nous n'avons jamais été aussi armés pour y faire face, les réactions lors des crises restent souvent inadéquates, l'émotion publique supplantant la raison scientifique. La Nature, ses bêtes sauvages, et ses microbes. deviennent facilement les boucs émissaires de nos craintes, masquant les raisons profondes de ces émergences. Les bouleversements écologiques rapides et globaux induits par les activités humaines touchent la biodiversité dans son ensemble jusqu'aux virus, bactéries et protozoaires. Crise sanitaire et crise de la biodiversité ne sont qu'une. Cassant les barrières entre santé animale et santé humaine, ce livre appelle à une alliance nouvelle entre les sciences de la santé et celles de l'écologie, pour passer de l'absolu « lutter contre » à l'acceptation du « vivre avec » et, grâce à l'écologie de la santé, mieux anticiper et gérer les risques.

  • Pneumologue de formation, le docteur Isabelle Marin exerce depuis 1983 dans le domaine des soins palliatifs. Elle anime depuis 15 ans dans l'hôpita l Delafontaine de Saint-Denis, une équipe mobile, après avoir créé celle de l'hôpital Laennec, à Paris, en 1994. Elle est également coordinatrice d'un réseau francilien de cancérologie et elle préside la Corpalif (Coordination des acteurs de soins palliatifs d'Île-de-France).
    Isabelle Marin a également étudié la philosophie (à l'Université de Paris-X, puis à l'École des hautes études en sciences sociales.) Elle a publié plusieurs articles dans les revues Esprit, Justices, et dernièrement Autrement.
    Le débat sur l'euthanasie revient régulièrement sur le devant de l'actualité. De fait, la mort et la souffrance interrogent crûment chaque personne qui y est confrontée, la société dans son ensemble, mais aussi la médecine elle-même. Ce sont toutes les contradictions de notre système de soin qui sont mises à jour, nous dit le docteur Isabelle Marin, à partir de l'expérience qui est la sienne depuis de longues années dans le domaine des soins palliatifs.
    On ne trouvera pas ici un simple plaidoyer en faveur de ces derniers, mais une analyse lucide, sur l'évolution de l'hôpital notamment, sous la double poussée d'une volonté de rationalisation économique et d'une certaine vision de la science, comme toute puissante. Loin de vouloir donner des leçons, l'auteur expose ses doutes, ses questions, nés d'une confrontation quotidienne avec la mort. Isabelle Marin réfléchit sur les mots que l'on emploie pour en parler, sur les conditions dans lesquelles se prennent des décisions très difficiles, sur la manière dont l'humain est reconnu, pris en compte, y compris dans ses limites, jusqu'au point où il semble totalement défait. Cette façon d'envisager le « mourir » est aussi un regard sur notre monde et ses injustices, qui échappe à tout « prêt à penser ».
    Une réflexion décapante et non-conventionnelle sur l'évolution de la médecine comme sur celle de notre société, appuyée par une solide expérience de terrain.

  • L'Arctique au Nord, océan de glace bordé de continents. L'Antarctique au Sud, continent glacé entouré par des océans. Les deux pôles et les êtres qui y vivent, ours polaires, manchots, phoques, ont toujours fasciné les hommes. Leur exploration est récente mais, dès le me siècle, la surexploitation conduisait certaines espèces près de l'extinction. Des contraintes physiques extrêmes comme le froid et le manque d'eau douce ont contribué à sélectionner une panoplie extraordinaire d'adaptations physiologiques et comportementales. Extinction ou évolution vers de nouvelles adaptations à un environnement changeant, de cette histoire résultent les espèces polaires actuelles. Au XXe siècle, les perturbations de ces écosystèmes se sont accentuées sous l'action de l'homme et, au XXIe siècle, de nombreuses menaces pèsent sur la préservation de cette étonnante biodiversité : déficit d'ozone, accumulation de polluants, introduction d'espèces exotiques, pillage des ressources, réchauffement du climat... Si Arctique et Antarctique ont une histoire différente, ils pourraient partager un destin commun, face à ces contraintes. Sous l'effet du réchauffement, les habitats arctiques présentent déjà d'importantes modifications. La capacité des organismes polaires à répondre assez rapidement à ces changements est incertaine, et le bilan pourrait être catastrophique si les prédictions des modèles climatiques se confirmaient.

  • Parasitisme, pathologies animales, résistance aux antibiotiques, danger des perturbateurs endocriniens, baisse de la fertilité masculine. : les exemples se multiplient autour de nous pour souligner la relation étroite qui existe entre notre santé et notre environnement naturel.

    Comment vivons-nous avec le vivant ? En quoi la biodiversité rend-elle aux humains des services inestimables ? Quels sont les effets de sa dégradation sur notre santé ?

    Aujourd'hui, on associe trop souvent la faune sauvage à des maladies comme le chikungunya, le paludisme ou la grippe aviaire. Et on brandit le spectre de maladies émergentes ou importées. Pourtant, c'est en détruisant les écosystèmes, en perturbant le fonctionnement du vivant, en diminuant la biodiversité que nous mettons notre santé en danger. Et c'est en renouant avec la nature que nous pourrons la préserver, comme le montrent par exemple les bienfaits des espaces verts et des jardins thérapeutiques. La santé du vivant, c'est notre santé !

    Il est donc urgent d'agir et nous devons tous nous mobiliser, État, mais aussi citoyens, chercheurs, collectivités territoriales, etc.

  • Depuis les travaux de Boris Cyrulnik, on parle de résilience pour désigner la capacité d'un individu à surmonter un traumatisme. En écologie, penser la résilience, c'est réfléchir à la manière dont les systèmes écologiques s'adaptent et se transforment après avoir subi une perturbation importante : comment une forêt peut-elle se reconstituer après un incendie ? Comment un étang peut-il surmonter une phase d'eutrophisation ? Comment une ville peut-elle se reconstruire après le passage d'un cyclone ?
    Au moment où notre planète subit de graves crises écologiques (surpêche, désertification, déforestation, tsunami, réchauffement climatique), il est urgent de comprendre comment développer ou renforcer la résilience de nos écosystèmes. Depuis une trentaine d'années, des chercheurs (nord-américains et nord-européens essentiellement) étudient les dynamiques de nos écosystèmes afin de comprendre ce qui explique qu'un écosystème soit résilient, à quel moment et comment l'homme peut agir pour accélérer les processus naturels de résilience¿ De nombreux exemples richement illustrés rendent le propos très concret : la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, la barrière de Corail dans le Pacifique, la savane en Australie, le Causse Méjean, les étangs de Brière ou les roselières camarguaises en France..., tous ont traversé des crises et mis en place des réponses adaptatives.

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