Langue française

  • Le fils, c'est André. Le père, c'est l'Absent. La mère, c'est Gabrielle. Mais André est élevé par Hélène, la soeur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines.
    Chaque été, il retrouve sa mère biologique qui vient passer ses vacances en famille.
    De Saint-Céré dans le Lot en passant par Chanterelle et Aurillac jusqu'à Paris, Marie-Hélène Lafon nous transporte à nouveau au coeur d'une famille. Elle décrypte aussi bien ses bonheurs ordinaires que le poids du manque le plus profond, celui qui creuse des galeries dans les vies, sous les silences.
    André n'a de cesse de mendier le père, de cerner les contours de son absence, d'attendre, de guetter, de laisser le temps s'étirer, de se cogner à l'urgence, de composer un portrait en indices et de comprendre en creux qui il a été : un avare du coeur, plein de lui-même, pétri de morgue, étroit, mesquin, beau et aimé par les femmes.
    Avec ce nouveau texte, l'auteure confirme la place si particulière qu'elle occupe aujourd'hui dans le paysage de la littérature française. Toujours aussi puissante, son écriture reste limpide et fluide.

  • Michel aime Bérénice, la femme de sa vie depuis trois semaines. Mais Bérénice le quitte brutalement un matin, au réveil.
    Michel le dépressif, grand consommateur d'anxiolytiques et d'oeuvres de Michel Houellebecq, décide alors de s'atteler au plus grand défi de sa vie : reconquérir l'amour. Ses armes ?
    Les recettes de bonheur délivrées par la collection d'ouvrages de psychologie positive que lui a laissée Bérénice.
    Michel s'est donné douze heures pour devenir enfin heureux et récupérer sa bien-aimée. Alors autant le dire tout de suite : c'est pas franchement gagné !
    Le bonheur est au fond du couloir à gauche est le récit drôlement désespéré de la quête du bonheur sur fond de désarroi contemporain, de faillite du modèle occidental, d'épuisement des idéologies, de crise de la masculinité, d'urgence climatique et de tartines de Nutella.

  • « J'ai l'oeil, je n'oublie à peu près rien, ce que j'ai oublié, je l'invente. J'ai toujours fait ça, comme ça, c'était mon rôle dans la famille, jusqu'à la mort de la grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d'autre pour lui raconter, elle disait qu'avec moi elle voyait mieux qu'avant son attaque. » Le Franprix de la rue du Rendez-vous, à Paris. Ils sont trois : une femme, qui regarde ; Gordana, une caissière ; et l'homme encore jeune qui s'obstine à passer en caisse 4, celle de Gordana, chaque vendredi matin. Cette femme qui regarde, Jeanne Santoire, est celle qui dit « je ». C'est par elle que tout existe. Elle imagine, suppose, une vie, des vies, au présent, au futur et au passé, pour Gordana et pour l'homme.
    Elle creuse aussi des galeries dans sa propre vie qu'elle revisite et recompose. On apprendra qu'elle est fille de commerçants de province, a eu une grandmère aveugle, a exercé le métier de comptable, a aimé un homme et que cet homme est parti.
    Nos vies, nouvel opus de Marie-Hélène Lafon, raconte les solitudes urbaines. Ce texte a comme point de départ une nouvelle, Gordana, publiée au Chemin de fer (2012). Depuis Le Soir du chien, son premier roman (2001), Marie-Hélène Lafon construit une oeuvre exigeante qui, livre après livre, séduit un large public.

  • Margoujols, petit village reculé de Lozère, abrite depuis 70 ans les rescapés d'un cirque itinérant qui proposait un freak show : femme à barbe, soeurs siamoises, homme-éléphant, nain, colosse...   L'histoire s'ouvre surla découverte du cadavre atrocement mutilé de Joseph Zimm, dit « l'homme-homard ». Qui a tué cet ancien membre du cirque des monstres, et pourquoi ? L'enquête menée par l'adjudant Pascalini et son stagiaire Babiloune va révéler des secrets enfouis depuis des lustres dans les hauteurs du Gévaudan.   Lucie, la fille du maire de Margoujols, une jeune femme paraplégique communiquant par l'intermédiaire d'un ordinateur, va épauler les gendarmes dans leur enquête. Elle est aussi la narratrice de cette histoire rocambolesque qu'elle raconte au jour le jour à la manière d'un polar pimenté d'une bonne dose d'humour noir, tout en livrant ses réflexions décalées sur des sujets aussi variés que la littérature policière, le handicap, les artichauts, les cimetières, les réseaux sociaux et, bien sûr, les monstres...

  • « Je vais essayer de me souvenir de tous les animaux qui m'ont aidé à vivre, à qui j'ai envie de dire merci. » Voilà comment démarre cette déclaration d'amour au genre animal.
    Puis les interrogations se succèdent : comment leur dire bonjour ? Doit-on les tutoyer ? Comment écrit-on à un chien ou un lapin pour leur dire notre reconnaissance du coeur ou du ventre ? D'ailleurs peut-on manger ceux qu'on aime ? Pourquoi les animaux ont-ils la politesse de ne jamais se plaindre ? Que cachent leur silence et leur beauté ? Quels sont leurs défauts ?
    Pourquoi les enfants les adorent ils ? Et finalement que pensentils des humains ?
    Un éloge tendre et subtil qui nous fait comprendre combien l'homme serait malheureux s'il ne les avait pas à ses côtés.

  • En 1945, dans une ville d'Allemagne occupée par les alliés, un photographe de guerre anglais ne parvient pas à rentrer chez lui. Alors qu'il couvrait la défaite allemande, il a assisté à la libération d'un camp de concentration. Depuis, il ne trouve plus les mots.
    Logé dans le même hôtel que le colonel qui commandait le régiment qui a libéré le camp, il tisse avec ce dernier des liens d'amitié, fondés sur la vision commune de l'horreur. Un soir, le photographe expose son idée : il veut partir à travers l'Allemagne pour photographier les gens devant leur maison.
    Il espère ainsi, peut-être, découvrir qui sont ceux qui ont per- mis l'existence des camps. Le colonel met à sa disposition une voiture et un chauffeur de son régiment. C'est un très jeune soldat qui vient d'arriver et qui n'a rien vu de la guerre.
    Ils partent au hasard sur les routes. Le photographe est hanté par ce qu'il a vu, le soldat par des évènements intimes sur- venus chez lui, en Angleterre. La Terre invisible raconte ce voyage.

  • Joseph est ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal. Il a bientôt soixante ans. Il connaît les fermes de son pays, et leurs histoires. Il est doux, silencieux. Il a aimé Sylvie, un été, il avait trente ans. Elle n'était pas d'ici et avait beaucoup souffert, avec et par les hommes. Elle pensait se consoler avec lui, mais Joseph a payé pour tous.
    Sylvie est partie au milieu de l'hiver avec un autre. Joseph s'est alors mis à boire, comme on tombe dans un trou.
    Joseph a un frère, marié, plus beau et entreprenant, qui est allé faire sa vie ailleurs et qui, à la mort du père, a emmené la mère vivre dans sa maison. Joseph reste seul et finira seul. Il est un témoin, un voyeur de la vie des autres.
    Joseph est le nouvel opus de Marie-Hélène Lafon.

  • La révolution des tests ADN et le succès mondial des sites tels MYheritage, 23andme, AncestryDNA permettent d'ouvrir la généalogie à de nouvelles dimensions. Mais, en mettant au jour certaines filiations, ces techniques questionnent la discipline.
    Doit-on révéler tous les secrets ? Parmi l'une des dernières au monde à s'y opposer, notre législation sanctionne d'ailleurs toujours l'usage des tests.
    Jean-Louis Beaucarnot et Nathalie Jovanovic-Floricourt s'allient pour nous faire découvrir des histoires de famille :
    Des retrouvailles surprenantes ou bouleversantes, des substitutions d'enfants mises au grand jour, des surprises généalogiques ou des énigmes historiques révélées grâce aux tests. Ces histoires sont éclairées par des éléments techniques : les vérités et les faiblesses des tests, leur interprétation précise, ce que nous révèlent les chromosomes X et Y, l'influence des grandes migrations, la lecture des mitochondries, les avancées de l'épigénétique et la psycho généalogie.
    Jusqu'à présent il n'existait pas de livre accessible sur le mariage de la généalogie et des tests ADN. Le voici.

  • L'affaire Ruffini ; enquête sur le plus grand mystère du marché de l'art Nouv.

    Giuliano Ruffini, son fils Mathieu et Lino Frongia, peintre, sont soupçonnés par une juge française d'avoir fabriqué et diffusé des dizaines de tableaux apparus depuis trente ans en Europe et en Amérique.
    Ce livre retrace quatre ans d'enquête. Il raconte les péripéties de ces peintures à travers le monde, expose l'ingéniosité technique des faussaires et les arguments contradictoires des examens scientifiques et décrit des personnages hauts en couleur gravitant autour de ce commerce. Il révèle ainsi la face inquiétante d'un monde de l'art aux pratiques tortueuses et dans lequel des millions d'euros changent de mains avant de se volatiliser.
    À des degrés divers, de grandes institutions tels Le Metropolitan Museum de New York, le Getty, la National Gallery de Londres, le Louvre, le Kunsthistoriches Museum de Vienne ou le musée de Parme sont impliquées. Sotheby's ou Christie's à Paris, Londres et New York ; de prestigieuses galeries londoniennes, parisiennes et munichoises ; de grands experts à travers l'Europe et les États-Unis se retrouvent aussi mêlés au plus gros scandale qu'a jamais connu le monde de l'art.

  • Suisse, fin du XIXe siècle. À Saint-Imier, on vivote entre misère et exploitation, entre les étables et une industrie horlogère encore balbutiante. La visite de Bakounine, plein de l'ardeur de la Commune de Paris, éveille l'idée qu'une autre vie est possible. Dix jeunes femmes font le pari insensé de bâtir, à l'autre bout du monde, une communauté où régnerait « l'anarchie à l'état pur ». Valentine, dernière survivante des « dix petites anarchistes », nous fait le récit de cette utopie en acte qui les conduit de Suisse en Patagonie jusqu'à Buenos Aires, en passant par l'île de Robinson Crusoé.

    L'extraordinaire épopée de femmes soudées par un amour farouche de la liberté, qui ont choisi de « se réjouir de l'imprévu sans perdre la force de s'insurger ».

  • Sitam, jeune homme fou de jazz et de littérature, tombe amoureux de la môme Capu. Elle a un toit temporaire, prêté par un ami d'ami. Lui est fauché comme les blés. Ils vivent quelques premiers jours merveilleux mais un soir, sirènes, explosions, coups de feu, policiers et militaires envahissent la capitale.
    La ville devient terrifiante...
    Bouleversés, Sitam et Capu décident de déguerpir et montent in extremis dans le dernier train de nuit en partance. Direction la zone - « la grisâtre », le pays natal de Sitam. C'est le début de leur odyssée.
    Ensemble ils vont traverser la banlieue, l'Europe et la précarité...
    Nerveux, incisif, musical, K.O. est un incroyable voyage au bout de la nuit. Ce premier roman, né d'un sentiment d'urgence radical, traite de thèmes tels que la poésie, la maladie, la mort, l'amitié et l'errance.
    Il s'y côtoie garçons de café, musiciens sans abris et imprimeurs oulipiens. Splendide et fantastique, enfin, y règne le chaos.

  • La crise sanitaire du printemps 2020 aura consacré le triomphe du numérique.
    Les nouvelles technologies portaient l'espoir d'un monde plus égalitaire.
    L'espoir est cruellement déçu.
    Il y a d'un côté ceux qui sont tout, de l'autre ceux qui ne sont rien.
    On pensait que le numérique allait libérer les entreprises. En réalité, il assied la domination de quelques titans capables d'imposer leur loi.
    On pensait qu'il allait mêler les classes sociales en donnant à chacun sa chance. Hélas, il sépare les élites technophiles des populations déconnectées et sans avenir.
    On pensait qu'il allait renforcer la démocratie. Que voyons-nous ? Elle n'a jamais été aussi faible, prise en étau entre les dictatures ultramodernes et les revendications de minorités qui en sapent les bases.
    Si nous n'agissons pas, le numérique va détruire la civilisation.
    Nous devons changer nos institutions, maîtriser le pouvoir prométhéen donné par les technologies, redonner à la société son équilibre et aider l'homme à trouver sa nouvelle place

  • Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très dif- férentes de ce qu'il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C'est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu'il se rend au vernissage d'une exposition de peintures d'Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célé- brité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Lau- din vont bouleverser sa vie.

    La Mise à nu parle de ce qu'on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux... Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l'on commence à dresser le bilan de son existence tout en s'évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache.

  • Qui sait que Françoise Giroud et Juliette Gréco ont été emprisonnées à la prison de Fresnes pour fait de Résistance ? Que Robert Hossein a été perdu par ses parents pendant l'Exode ?
    Que Jean Gabin a été un héros des combats de la poche de Royan ? Qu'Yves Montand et Jean d'Ormesson ont participé à la Libération de Paris ? Que Tino Rossi, José Giovanni et Charles Hernu ont été emprisonnés à la Libération ? Que la carrière de mime de Marcel Marceau trouve son origine dans son activité de passeur à la frontière suisse ? Que Michel Rocard a forgé son engagement politique pendant qu'il assurait l'accueil et les soins des déportés libérés des camps de concentration à l'hôtel Lutétia ?
    Grâce à plus d'une centaine de parcours étonnants ou exemplaires, haïssables ou héroïques, de personnalités anonymes mais dont le nom aujourd'hui ne nous est plus inconnu, Bruno Halioua brosse un portrait aussi passionnant qu'original d'une nation et d'un peuple en guerre tout en renouvelant l'approche du livre historique consacré à la Seconde Guerre mondiale.

  • Les pays

    Marie-Hélène Lafon

    Claire, fille de paysans du Cantal, est née dans un monde qui disparaît. Son père le dit et le répète depuis son enfance : ils sont les derniers. Très tôt, elle comprend que le salut viendra des études et des livres et s'engage dans ce travail avec énergie et acharnement. Elle doit être la meilleure. Grâce à la bourse obtenue, elle monte à Paris, étudie en Sorbonne et découvre un univers inconnu. Elle n'oubliera rien du pays premier, et apprendra la ville où elle fera sa vie. Les Pays raconte ces années de passage.

  • Paul a quarante-six ans. Paysan, à Fridières, Cantal. Cinquante trois hectares, en pays perdu, au bout de rien. Il n'a pas tout à fait choisi d'être là, mais sa vie s'est faite comme ça.
    Paul n'a qu'une rage : il ne veut pas finir seul, sans femme.

    Annette a trente-sept ans. Elle est la mère d'Eric, bientôt onze ans. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle vient du Nord, de Bailleul. Annette a aimé le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien, ni à le sauver du vertige de l'alcool, ni à faire la vie meilleure. Alors elle décide d'échapper, de recommencer ailleurs, loin.

    D'où l'annonce. Paul l'a passée. Annette y a répondu.

    Sauf qu'il y a les autres. Le fils silencieux, et la mère d'Annette. Et les autres de Paul, ceux qui vivent avec lui à Fridières. Les oncles, propriétaires des terres. Et la soeur, Nicole, dix-huit mois de moins que Paul, qui n'a pas de mari pas d'enfant.

    L'Annonce, nouveau roman de Marie-Hélène Lafon, raconte cette histoire d'amour.

  • Sur les traces de J.-S. Bach Nouv.

    Compositeur incontournable qui a inspiré les plus grands musiciens depuis le xviiie siècle, Jean-Sébastien Bach garde une part d'ombre. Si les principaux événements de sa vie, entièrement consacrée à Dieu et à la musique, sont bien connus, sa vie intérieure, ses tourments, ses influences, ses passions et sa postérité demeurent des énigmes tant la musique baroque est éloignée de la musique vite consommée et aussitôt oubliée d'aujourd'hui. Il fallait l'érudition et le talent de passeur de Gilles Cantagrel pour redonner au musicien son épaisseur et à son oeuvre toute sa portée.
    Livre de passionné dont les mille anecdotes réjouiront les néophytes, Sur les traces de Jean-Sébastien Bach fera date :
    Il dévoile un familier méconnu, une oeuvre tant de fois entendue, révérée mais jamais tout à fait comprise.

  • « La maison n'est pas belle, la maison n'est pas propre, la maison n'est pas rangée. La serrure est cassée. Mon père l'a brisée une nuit, de trois coups de pied. ».
    Toute fin des années 60, début de l'été. Une petite ville morne des Alpes surplombée par une montagne au sommet de laquelle une énorme statue de la Vierge veille sur la vallée.
    Au sein d'une famille dévastée, le père se suicide régulièrement en avalant tous ses cachets de Belladone. La mère est autoritaire. L'aîné, égoïste et brutal, est obsédé par la préparation d'une compétition sportive dont dépend, croit-il, tout son avenir. La soeur cadette, elle, est réduite au silence.
    Comment exister dans ce petit univers étouffé par la violence ? Par où fuir ? Comment s'échapper ? Dans ce court roman noir écrit au cordeau, le narrateur, dernier des enfants de la famille, fait vibrer sa mémoire tout en cherchant une issue vers la liberté.

  • Une femme penchée sur le parapet d'un pont, un soir à Berne, sous une pluie battante. Le livre, découvert par hasard, d'un poète portugais, Amadeu de Prado. Ces deux rencontres bouleversent la vie du sage et très érudit professeur Raimond Gregorius. Au milieu d'un cours de latin, soudain il se lève et s'en va. Il prend le premier train de nuit pour Lisbonne, tournant le dos à son existence antipoétique et sans savoir ce que vont lui révéler la beauté étrangère de Lisbonne et le livre d'Amadeu. Fasciné par les profondeurs que ce texte lui ouvre sur l'amour, l'amitié, le courage et la mort, il veut savoir qui était Amadeu de Prado : un médecin de génie, poète, militant engagé dans la Résistance contre la dictature de Salazar un maître à penser, un explorateur de la vie à la manière des anciens navigateurs portugais qui découvrirent le Nouveau Monde. L'enquête menée par Gregorius l'entraîne dans une ronde de personnages fortement dessinés qui ont connu Amadeu. Leurs témoignages convergent vers cet homme et cernent en même temps, comme par une série de cercles concentriques, la personnalité de Gregorius. Ce « thriller » d'une grande densité sensuelle et métaphysique est axé sur la recherche du « coupable » : Gregorius, piégé et libéré par la connaissance de soi.

  • Atteint d'une maladie incurable, Sitam quitte ceux qui partagent son existence. Mais conscient de son erreur, il cherche à retrouver sa compagne. Les tentatives infructueuses s'enchaînent, il se résigne donc à mener une vie solitaire. Alors qu'il semble abandonner tout espoir, la mort de l'un de ses anciens copains l'oblige à revenir dans sa banlieue natale. Un voyage qui le replonge dans le passé. Ils formaient une bande et tous ont grandi entre la déconne, les problèmes d'argent et une soif immodérée d'aventure. En les retrouvant, Sitam mesure l'ampleur de l'attraction qu'exercent sur eux la banlieue et la dureté de l'existence qui s'est imposée à eux. Une confrontation qui le pousse à s'interroger sur ses choix.
    Suite de K.O., Carnaval peut se lire indépendamment. On y retrouve encore plus affirmé le style musical, dansant, polyrythmique de l'auteur. Pourquoi Carnaval ? Pour la fête bien sûr, et pour le grand défilé des détraqués incarnés par ces personnages hauts en couleur. Dans la célébration comme dans les enterrements, le rire flirte toujours le désespoir.

  • Intelligence artificielle, robotique, transhumanisme... jamais le progrès n'a suscité autant d'interrogations vertigineuses. Saurons-nous profiter de cette révolution sans y perdre notre âme ? Passé par une école de commerce et par la finance avant de rejoindre l'ordre des Dominicains, Éric Salobir nous guide dans le dédale de ces avancées technologiques. Il revendique de vivre à une époque où la science et la spiritualité ne doivent pas s'opposer, mais, plus que jamais, s'appuyer pour relever les immenses défis actuels.

    Fondateur du think tank Optic, qui observe les incidences des nouvelles technologies sur l'humain, et consulteur auprès du Saint-Siège, il favorise dialogues et confrontations entre les représentants d'une Église de 1,313 milliard de catholiques, qui exerce l'une des influences politiques et spirituelles les plus anciennes au monde, et les grands patrons d'un petit territoire californien rassemblant 73 des 143 milliardaires de la tech, qui ont changé la vie quotidienne de milliards d'individus pour le meilleur et pour le pire. Il est vital de jeter un pont entre ces univers aux temporalités si différentes.

    Jamais, affirme Éric Salobir, l'homme n'a été aussi puissant, et aussi perdu face aux deux chocs du XXIe siècle : la révolution numérique et le réchauffement climatique. D'où la question au coeur de ce livre : comment l'éthique et la spiritualité peuvent-elles accompagner l'une et affronter l'autre ?

  • Russie, 1917. La Révolution contraint Rachmaninov à quitter son pays. Le compositeur se lance alors dans une carrière de concertiste à temps plein. Admiré par ses confrères, exceptionnel dans l'interprétation de Chopin, Liszt, Beethoven, Schumann et dans sa propre musique, son jeu marque tous ceux qui l'entendent.
    Dans cet essai, André Lischke revient sur le parcours et le talent d'un musicien qui aura été à parts égales compositeur, pianiste interprète de ses oeuvres comme du grand répertoire ainsi qu'un chef d'orchestre charismatique.
    Il replace sa formation dans le cadre de la vie musicale et culturelle russe, montrant la place du piano dans son oeuvre et dans sa vie. Il met aussi l'accent sur sa carrière d'interprète et sur ses choix de répertoire avant et après son émigration.
    Est également étudié le legs discographique considérable de Rachmaninov pianiste.
    L'ensemble constitue un essai biographique passionnant sur ce phénomène unique dans l'histoire du piano dont l'écriture pianistique et l'interprétation se répondent comme les cloches des églises russes dans la mémoire sonore de l'émigré.

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