Capricci

  • "La tragédie s'accommode mal du smoking et du plastron en dentelles : elle s'est terriblement encanaillée. La tragédie, c'est la mort toute prête que l'on rencontre dans le monde des gangsters ou dans une période particulière, comme la guerre." De Martin Scorsese à John Woo en passant par Quentin Tarantino ou Jim Jarmusch, nombreux sont les cinéastes à se réclamer de Jean-Pierre Melville (1917-1973), tant celui-ci aura renouvelé le cinéma de genre.
    Dans ce livre d'entretien devenu un classique depuis sa première parution en 1973, le cinéaste revient généreusement sur son parcours et la genèse de ses films. Il y aborde ses influences, son expérience de la Seconde Guerre mondiale, les grands thèmes de son oeuvre et son travail de metteur en scène. Peu à peu se profile une personnalité complexe, parfois contradictoire : le portrait d'un homme secret et orgueilleux, réputé pour ses brouilles et ses colères, mais porté par un amour inconditionnel du cinéma.
    Cette nouvelle édition est augmentée d'un chapitre inédit sur Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls, qui avait marqué Melville à sa sortie en 1971, ainsi que d'une postface de Rui Nogueira. Rui Nogueira est journaliste et critique de cinéma. Ancien collaborateur d'Henri Langlois à la Cinémathèque française, il a écrit pour de nombreuses publications, dont la célèbre revue anglaise Sight and Sound.

  • Voici enfin le premier livre consacré à l'ensemble de l'oeuvre de Marco Ferreri (1928-1997), le portrait inédit d'un artiste culte, sulfureux et original.
    Cinéaste de l'absurde, critique de la société de consommation, Ferreri a vu sa réputation taillée par le scandale de La Grande Bouffe ; mais son cinéma radical accueille aussi les rôles les plus controversés des grands acteurs de son époque : Gérard Depardieu, Annie Girardot, Michel Piccoli, Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni, sans oublier Ugo Tognazzi et d'autres figures incontournables de la culture italienne.
    Au-delà du scandale, de Rabelais à Camus, du néoréalisme italien au féminisme, du grotesque au sublime, ce livre permet d'approcher l'un des secrets les mieux gardés de la cinéphilie mondiale.

  • Place´ sur le devant de la sce`ne par Tim Burton (L'E´trange Noe¨l de monsieur Jack), Nick Park (Wallace et Gromit) ou Wes Anderson (Fantastic Mr. Fox), le stop motion repose sur une technique simple et myste´rieuse a` la fois : elle consiste a` donner l'illusion du mouvement et de la vie a` des objets, des jouets, des marionnettes articule´es, des figurines de pa^te a` modeler filme´s image par image. Des ge´ants venus de l'Est, Ladislas Starewitch, George Pal, Jir?i´ Trnka, l'ont porte´ a` ses sommets. Il a conquis les E´tats-Unis, le Japon et la Chine, a contribue´ a` l'a^ge d'or des effets spe´ciaux, de King Kong a` Star Wars, et s'est invite´ aux riches heures de la te´le´vision. En ouvrant le cine´ma d'animation a` la troisie`me dimension, il a pre´pare´ la voie a` Toy Story avant qu'une nouvelle ge´ne´ration de re´alisateurs, se´duite par son co^te´ «?fait main?», le ple´biscite a` son tour et le re´invente. De Georges Me´lie`s a` Michel Gondry, de Jason et les Argonautes a` Ma vie de Courgette, ce livre est le premier a` dresser un panorama historique, esthe´tique et technique aussi complet de ce continent me´connu du 7e art. Il s'adresse aussi bien au spe´cialiste qu'au cine´phile curieux.

    Xavier Kawa-Topor et Philippe Moins sont spécialistes du cinéma d'animation. Ensemble, ils ont dirigé l'ouvrage collectif Le Cinéma d'animation en 100 films (Capricci, 2016).

  • John Cassavetes expose en détail les étapes de réalisation de chacun de ses films, de Shadows à Love Streams, ses influences, ses méthodes et ses rencontres. Le livre alterne ses propos avec ceux de Ray Carney, qui viennent à la fois les resituer, les compléter et parfois les discuter.
    Salué à sa sortie aux États-Unis en 2001, Cassavetes par Cassavetes est, selon le cinéaste Harmony Korine, le « meilleur livre jamais écrit sur le cinéma ».

  • Pourquoi La Chambre claire, dernier livre de Roland Barthes, parut-il sous triple pavillon, Gallimard, Cahiers du cinéma et Seuil ? Pourquoi est-il organisé en deux fois 24 sections, d'« un jour » à « un soir » ? Quelle logique guida le choix des illustrations, et pourquoi fallait-il que la première d'entre elles soit, seule, en couleurs ? Quel rôle déclencheur y tient le Casanova de Fellini, alors même que Barthes décrète d'emblée aimer la photographie contre le cinéma ? Qu'est-ce que l'incident de l'Atrium ? Quel drame se joue dans ces pages, et quelle confrontation secrète avec la pensée d'André Bazin ?

  • On connaissait un Éric Rohmer théoricien, cherchant dans le cinéma une forme de sublime que les autres arts auraient désertée. Avec le présent recueil, qui reprend près de deux cents textes parus entre 1948 et 1959, c'est un Rohmer plus impur qui revient sur le devant de la scène. Impur, car il se mêle à ses choix des tropismes idéologiques, marqués par le contexte de la guerre froide et les exigences de la revue Arts, où il jouait au polémiste méchant. Impur, parce qu'à rebours du ciné-ma d'adaptation littéraire, il ose défendre les outsiders, les films de genre, les produits de consom-mation courante. Impur encore, parce qu'il ne cesse de faire des infidélités à son atlantisme affiché, et de découvrir à travers Ingmar Bergman, Kenji Mizoguchi ou Satyajit Ray, de nouveaux territoires de cinéma. Constamment il bifurque, emprunte des chemins de traverse, redessine en le précisant son paysage ciné-phile. Et invente, de modèles secrets en révérences en trompe-l'oeil, son futur travail de cinéaste.

  • Que signifie l'expression "cinéma noir" ? Ce livre explore cette notion en se concentrant principalement sur les cinémas américain et européen, à travers des films relevant des genres les plus divers, et qui tous contribuent à redéfinir la représentation des Noirs et à bouleverser les idées préconçues. Les films des grands cinéastes noirs (d'Oscar Micheaux à Spike Lee), les "race movies" des années 20-30, la Blaxploitation des années 70, mais aussi les oeuvres de cinéastes blancs qui ont marqué un tournant dans cette histoire (de Jean Rouch à Tarantino) sont abordés, au fil d'un long essai signé par Michael Gillespie, de notules critiques sur une vingtaine de films importants, et de témoignages d'écrivains, acteurs et cinéastes livrant leur regard sur cette question.

  • Un classique des livres de cinéma, Faire un film se présente à la fois comme les mémoires de Sidney Lumet et comme un guide possible pour aspirant réalisateur. En 13 chapitres, il décrit minutieusement toutes les étapes de la conception d'un film, de la lecture du scénario jusqu'à la sortie en salles. Pour cela, Lumet s'inspire de sa propre expérience, en nourrissant son propos d'anecdotes liées aux tournages de ses films. Il s'agit avant tout du témoignage d'un cinéaste chevronné qui pousse le lecteur désireux de tourner un film à se poser les bonnes questions, comme par exemple :
    Comment choisir un script ? Quelle focale, quel angle de caméra adopter pour telle ou telle scène ?
    Sans jargon et avec humour, Faire un film mêle habilement conseils, analyse, récit, descriptions et anecdotes.

  • Gena Rowlands habite deux mondes : celui des films de John Cassavetes et celui, plus me´connu et presque antagonique, de la te´le´vision ame´ricaine dont elle fut une pre´sence familie`re depuis les anne´es 1950.
    Ce livre retrace sa carrie`re, explore son jeu e´bre´che´, raconte une vie d'actrice a` la manie`re d'un roman a` plusieurs strates, celui d'une actrice, d'un couple et de la féminité.

  • C'est l'histoire d'un vieux malentendu. Tous les grands comiques en ont souffert, de Jerry Lewis à Robin Williams : plus on vous demande de faire le clown, plus vous vous sentez glisser dans le gouffre du désespoir. Bill Murray, lui, a fait de ce malentendu une profession de foi.
    Après ses débuts avec la bande du Saturday Night Live, les comédies à succès des années 80 ont fait de lui une star mondiale. Il a fui, pour ne revenir que des années après, plus rare, plus évanescent. C'est devenu une légende urbaine à lui tout seul. Un gentil zombie, un spectre souriant, une mascotte du cinéma d'auteur bon teint et affranchi de l'industrie. Mais sans se départir de sa mine de vieux chien las, en promenade trop loin de chez lui.

  • Paru en 1976, un ouvrage à mi-chemin entre l'autobiographie et l'essai critique dans lequel l'auteur dénonce le racisme dans le cinéma américain.

  • Les éditions Capricciont le plaisir d'annoncer la parution deEN LIBRAIRIE LE 24 OCTOBRE16€ / 144 pages / Format : 150 x 210 mmISBN 979-10-239-0343-0 / Diffusion Harmonia MundiContact: presse@capricci.fr / 01 83 62 43 81 / www.capricci.frEn juillet 1999, au coeur d'un été qui suinte l'attente et le mystère, sort enfin aux États-Unis le treizième et dernier long métrage de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut : un projet en gestation depuis la fin des années 60, le cinéaste le plus secret de l'histoire, deux stars au sommet de leur gloire, un tournage autour duquel cir-culent mille rumeurs... Et puis cette conclusion en forme de dynamite : Stanley Kubrick s'éteint en mars 1999, avant la fin du montage. Depuis, le film n'a cessé d'être commenté, disséqué, conspué ou adoré, sans que l'on parvienne à percer ses mystères de fabrication.Au travers d'une soixantaine d'entretiens avec les plus proches collaborateurs de Kubrick (acteurs, techni-ciens ou producteurs), cet ouvrage propose un éclairage inédit sur la réalisation d'un des chefs-d'oeuvre du cinéma contemporain.

  • Au début des années 1970, le monde entier observe, fasciné, un jeune Chinois jongler avec un nunchaku. Le fléau danse autour de son corps à moitié nu, il souffle, pousse des cris féroces, avec au fond du regard une étincelle de folie. Big Boss, La Fureur de vaincre, La Fureur du dragon, Opération Dragon... En quatre films vite moulinés, Bruce Lee impose les arts martiaux au cinéma. À 32 ans seulement, il est à la veille de sa mort.
    Des rues du Hong Kong de l'après-guerre à la Californie des sixties, voici le destin fulgurant du plus grand artiste martial de tous les temps, raconté comme un combat.

  • Il a publié son premier poème à 8 ans, été condamné aux travaux forcés à 15, a menti pour avoir son premier rôle, a été arrêté pour possession de stupéfiants, a giflé Otto Preminger, est devenu ami avec Marilyn Monroe, a chanté avec Elvis Presley, était plutôt pour la guerre du Vietnam et franchement contre certains journalistes, qu'il aurait volontiers enterrés vivants. Mais il l'a fait sans avoir l'air de vraiment s'y intéresser, à la fois complètement dedans et totalement à côté, l'oeil alangui et un sourire en coin.
    Éternel vagabond qui se considérait toujours entre deux trains, Robert Mitchum n'attachait que peu d'importance au métier d'acteur. Comme si, malgré le bruit, la gloire et l'agitation, il n'avait jamais été vraiment là.

  • La folle et tragique vie de Marlon Brando.
    À peine dix ans et une poignée de rôles. Voilà ce qu'il a fallu à Bud, un gamin du Nebraska, pour devenir Marlon Brando, détrôner Laurence Olivier et se faire une place dans le grand récit américain. Puis quasiement plus rien. Une carrière déclinante, un comportement de plus en plus erratique, une résurrection magnifique mais éphémère (Le Parrain, Apocalypse Now). Comme s'il était arrivé trop tôt au sommet, avant de se laisser inonder par la mélancolie, un sentiment de l'absurde et une envie de disparaître. Réfugié sur son atoll du bout du monde, Marlon Brando posait cette question : combien de temps une star dure-t-elle ?

  • De Walt Disney à Hayao Miyazaki en passant par Paul Grimault, Jan Švankmajer ou encore Bill Plympton, comment découvrir ce continent extraordinaire qu'est le cinéma d'animation ?
    Le Cinéma d'animation en 100 films propose un parcours chronologique à travers 100 films qui ont marqué l'histoire de l'animation. Chefs-d'oeuvre reconnus ou films oubliés, projets artistiquement ou économiquement audacieux, marquant un tournant historique ou une impasse apparente : ce sont aussi 100 aventures cinématographiques qui sont racontées, avec une attention particulière aux circonstances de production et de réalisation des films, à leurs enjeux esthétiques et à leurs auteurs. Le panorama est vaste : historique (des origines à nos jours), géographique (de l'Afrique au Japon), esthétique (du cinéma expérimental aux productions commerciales), technique (de la pâte à modeler aux images de synthèse).

  • Qu'est-ce qui rapproche Le Guépard, La vie est belle, Lola, Mother, Le Grand Bain, La Poursuite infernale, Gilda, My Own Private Idaho, Naissance des pieuvres, La Ruée vers l'or et tant d'autres ?
    Sans relever de la comédie musicale, tous ces films appartenant des genres les plus divers (western, comédie, mélodrame, thriller, fresque historique, etc.) sont traversés par des moments de danse et de chorégraphie. Entrer dans le cinéma par la danse, comme on dirait « par la bande », en examinant ces moments où les corps sont touchés par la grâce, tel est le but de cet ouvrage, illustré et en couleur.

  • Le Cinéma, art subversif d'Amos Vogel est un livre majeur dans l'histoire de la cinéphilie. Analysant et célébrant les formes de la subversion au cinéma, il répertorie les différents moyens de subversion avant de s'interroger sur l'avenir et les éventuelles limites du cinéma subversif. Il se compose de courts textes théoriques et de plusieurs centaines de notules consacrées à des films subversifs, célèbres ou inconnus. Plus de 300 images, parfois visuellement sidérantes, accompagnent le texte.
    Paru en 1974 et traduit en français en 1977, ce livre essentiel est aujourd'hui épuisé.
    Comme il n'a rien perdu de sa force et de sa pertinence, nous avons souhaité le rendre à nouveau disponible, dans une traduction et une maquette révisées, et accompagné de deux préfaces inédites en français.

  • Projets pharaoniques, rôles cultes, coups de folie... 40 ans sur la brèche On l'a appelé « Mel-une-prise » pour sa capacité à livrer le meilleur de lui-même dès la caméra enclenchée. Mais Mel Gibson porte aussi le surnom moins flatteur de « Mad Mel ». Écho bien sûr au rôle de motard vengeur qui a lancé sa carrière et qu'il aurait décroché, selon la légende, après une bagarre de bar, mais aussi à cause de ses dérapages à répétition et de ses projets pharaoniques : le tournage épique de Braveheart, la reconstitution grandeur nature de Jérusalem pour La Passion du Christ, les centaines de figurants mobilisés en pleine jungle pour Apocalypto... Mel Gibson est à l'image des héros qu'il a interprétés, ceux de Mad Max, L'Arme fatale ou plus récémment du Complexe du castor : toujours sur la brèche, à cheval entre le coup d'éclat et le coup de folie.

  • Déjà traduit en plusieurs langues, Conquête de l'inutile (Eroberung des Nutzlosen) a été salué par la presse allemande et internationale comme un ouvrage de première importance. En 1979, Herzog publia un « journal » de marche intitulé Sur le chemin des glaces (P.O.L.), un des plus beaux textes jamais écrits par un cinéaste. Conquête de l'inutile est un second jalon dans la découverte de celui qui est autant un aventurier de l'écriture que de l'image.

    Werner Herzog est célèbre pour ses tournages mouvementés et ses relations orageuses avec l'acteur Klaus Kinski. En 1981, le cinéaste se rend au Pérou pour tourner Fitzcarraldo, l'histoire d'un homme déterminé à construire un opéra en pleine jungle et prêt pour cela à hisser un bateau à vapeur de l'autre côté d'une montagne. Tout se passe mal, le climat est terrible, la santé du cinéaste de plus en plus fragile. Le campement est détruit, la guerre fait rage entre le Pérou et l'Equateur, l'acteur d'abord prévu doit être remplacé à mi-tournage par Kinski. Dans une écriture microscopique quasi-indéchiffrable, Herzog tient la chronique de ce désastre. Conquête de l'inutile est le témoignage unique d'un artiste qui, engagé dans le « délire de la jungle », médite et éprouve sans cesse la grande obsession de son oeuvre : le poids et l'adversité de la nature, seule divinité qui vaille.

    « Conquête de l'inutile survivra à tous mes films. J'en suis sûr. Les films ont de toute façon une durée de vie limitée. Les gens doivent bien comprendre que ce livre est une oeuvre de prose, un rêve ou un délire en état de fièvre. A fever dream. A fever delirious. Ce n'est pas un journal de tournage. Seule la structure extérieure en adopte la forme et le ton. C'est un texte purement littéraire déguisé en journal de bord. A l'origine c'était bien sûr un journal, mais seule une toute petite partie de ce qui y est écrit est tiré d'événements effectivement survenus au cours du tournage de Fitzcarraldo (1982). Je décris avant tout des événements intérieurs. Je le redis, c'est le rêve d'un homme qui a la fièvre. C'est un livre de catastrophes inventées. Comme si, pendant que je tournais Fitzcarraldo, j'écrivais de la poésie sur ce que c'est que vivre dans la jungle. » Werner Herzog. Extrait du livre : Conquête de l'inutile, entretien avec Hervé Aubron et Emmanuel Burdeau.

  • Joan Crawford est devenu le symbole absolu du co^te´ sombre d'Hollywood. Malgré son apport inestimable au cine´ma ame´ricain, son image n'est plus associe´e qu'a` celle d'un monstre. On raconte comment elle a de´she´rite´ ses enfants adopte´s, ses manoeuvres machiave´liques pour humilier sa rivale Bette Davis, ses idylles tre`s publiques avec des hommes bien choisis, et celles tre`s secre`tes avec des femmes...
    Crawford est certes connue pour son ambition de´vorante, mais ses sourcils se´ve`res cachaient un regard inquiet, celui de la peur d'une enfant qui a grandi dans l'extre^me pauvrete´, la peur des violences sexuelles de son beau-pe`re, et la terreur de voir sa carrie`re s'e´teindre avec l'âge.
    Il est temps de jeter un peu de lumie`re sur la face sombre de l'e´nigme Joan Crawford.

  • D'où Alfred Hitchcock a-t-il tiré sa théorie du MacGuffin ? Pourquoi Don Siegel a-t-il frappé Steve McQueen sur le tournage de L'enfer est pour les héros ? Comment Otto Preminger a-t-il défié, film après film, la censure ? Pourquoi Sidney Lumet a-t-il toujours refusé de s'installer à Hollywood ? Que pensait Chuck Jones, le père de Bip Bip et Coyote, de Walt Disney ?

    Auteur phare du Nouvel Hollywood, inépuisable cinéphile, Peter Bogdanovich s'est entretenu avec les plus grands cinéastes américains. Face à lui, chacun livre avec générosité sa vision du cinéma et dévoile les coulisses de l'usine à rêves, mêlant anecdotes de tournage, description de ses méthodes de travail, digressions biographiques...

    Ce second tome poursuit magistralement l'histoire de l'Âge d'or du cinéma hollywoodien et de ceux qui l'ont fait. Véritable mine d'or, ce volume réunit neuf entretiens avec des cinéastes qui ont donné naissance à quelques-uns des chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma : Psychose, Un après-midi de chien, L'Invasion des profanateurs de sépultures, Autopsie d'un meurtre, Les Douze Salopards, Gun Crazy, Détour...

  • « Je ferme les paupières, je me bouche les oreilles, je pressurise mes tempes. Mais j'entends, je perçois encore, de plus en plus distinctement, le bruit des bottes qui reviennent. Serais-je donc le seul à l'entendre? ».

    Ne croyez surtout pas que je hurle est un essai cinématographique de Frank Beauvais. Sur le mode du found footage, le cinéaste a réuni des plans issus de plus de 400 films sur lesquels il a monté en voix off, le récit autobiographique qui évoque les jours sombres qu'il a traversés en 2016. Il y exprime le désarroi dans lequel il était plongé, seul, isolé dans un village alsacien après une rupture amoureuse, terrifié par le climat sécuritaire qui régnait alors dans une France en état d'urgence. C'est ce cri de rage désespéré, ce bouleversant désir de retour à la vie d'un cinéphile reclus, qui est ici publié.

  • Dans quelles circonstances Fritz Lang est-il arrivé à Hollywood ? Comment Raoul Walsh s'est-il nourri de son expérience de cowboy ? Howard Hawks a-t-il vraiment été influencé par Casablanca pour Le Port de l'angoisse ? Comment George Cukor dirigeait-il ses acteurs ? Quel était le film favori de Leo McCarey ?

    Auteur phare du Nouvel Hollywood, inépuisable cinéphile, Peter Bogdanovich s'est entretenu depuis ses vingt-et-un ans avec les plus grands noms du cinéma américain. Véritable mine d'or, ce premier tome réunit sept entretiens avec des cinéastes qui ont donné naissance à quelques-uns des chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma : Rio Bravo, Les Contrebandiers de Moonfleet, Elle et lui, La Charge fantastique, Indiscrétions, Shanghaï Express...

    D'Allan Dwan (l'un des grands pionniers, avec D. W. Griffith) à George Cukor (qui tourne son dernier film en 1981), c'est à une traversée de l'histoire du cinéma américain que nous convie Peter Bogdanovich, dévoilant les coulisses de l'usine à rêves, les secrets de tournage, les rapports de force avec les studios, et les points de vue des créateurs sur chacun de leurs films.

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