Religion & Esotérisme

  • Le livre du dedans

    Rûmi

    "Le Livre du Dedans", c'est-à-dire de l'intériorité la plus profonde, est le principal traité en prose du grand poète mystique Rûmî, qui fonda dans l'Anatolie du XIIIe siècle la confrérie des Derviches tourneurs.

  • La voie et la loi

    Ibn Khaldûn

    Consacré à la légitimité du maître spirituel dont le rôle est mis en cause par les docteurs de la Loi, tenant d'une interprétation littérale de la religion, cet ouvrage propose une réflexion originale sur la signification et le développement du soufisme.

  • La profession de foi

    Ibn 'Arabî

    Cet ouvrage du maître soufi est tout autant un témoignage qu'un enseignement.
    Exposé des vérités théologiques, utilisation de la "tradition" et des "preuves", paradis et enfer, caractéristiques des soixante-treize sectes appellent une double lecture : celle du croyant et celle de l'homme dans la voie spirituelle du soufisme.

  • Ecrit au Xe siècle, le Traité de soufisme de Kalâbâdhî est l'un des plus anciens.
    Eminente autorité spirituelle, l'auteur jette un pont entre l'orthodoxie et la mystique, devenues inconciliables après la condamnation et l'exécution de Hallâj à Bagdad. Il articule les sentences des premiers Maîtres du grand âge (Junayd, Dhû-l-Nûn Misrî, Râbi'a, Bistâmî, Nûrî, Chiblî.) aux versets coraniques et aux dits de la Tradition. Bien plus que biographe ou compilateur, l'auteur, grand initié lui-même, éclaire les stations et les demeures de la Voie, témoignant ainsi de son expérience spirituelle.
    Le plan suivi par l'auteur est clair et logique : Un préambule et une entrée en matière définissant ce qu'est le soufi, puis une énumération des soufis les plus connus (chap. 1 à 4 ). Par des considérations linguistiques, Kalâbâdhî rattache le mot soufi aux notions de pureté (safâ') et d'élection (safwa), et ceci lui permet de justifier l'appellation de soufis pour les Compagnons du Prophète. Inversement, les soufis seront désignés par les hagiographes, tels que Abû Nu'aym ( 420/1038) et Ibn al-Jawzî ( 597/1200), comme «les purs» et «les hommes de l'élection divine».
    Une profession de foi détaillée, conforme à l'enseignement de l'islam majoritaire (chap. 5 à 30). Les définitions des termes utilisés conventionnellement par les soufis pour désigner leurs états spirituels et leurs expériences intérieures (chap. 51 à 63). Leur comportement, et les charismes dont ils peuvent être l'objet de la part de Dieu. Un dernier chapitre, en relation avec l'expérience extatique, est consacré à «l'audition spirituelle» (samâ') et aux opinions des maîtres à son sujet (chap. 64 à 75).
    La raison principale de l'estime dans laquelle a été tenu le Traité de soufisme de Kalâbâdhî jusqu'à nos jours est sans doute la présence, dans le premier tiers de l'ouvrage, d'une véritable profession de foi. Cet exposé très détaillé des options de foi des soufis montre en effet leur parfait accord avec l'enseignement de la Loi et les principes fondamentaux de l'Islam, basés sur le Coran et la Tradition du Prophète.
    Le soufisme tel que le définit Kalâbâdhî apparaît donc comme un prolongement normal de la vie religieuse au sein de l'Islam majoritaire, et non pas comme situé en dehors de lui ou en contradiction avec la Loi. Sans ce livre, nous ne connaîtrions pas vraiment le soufisme, disait Suhrawardi.

  • Ce livre tient à la fois du portrait, du récit et du débat. Portrait que les deux auteurs tracent d'eux-mêmes, en confrontant leurs idées et leur conception parfois antagoniste de l'histoire. Récit qui mêle intimement leur itinéraire aux bouleversements que connaissent l'Egypte et plus largement le Proche-Orient. Débat d'idées sur le monde tel qu'il est, mais aussi sur un autre monde possible dont chacun porte en lui la vision.
    Comment s'explique la situation actuelle au Proche-Orient ? Qu'est-ce que l'islamisme ? Comment définir l'ordre international en ce début de IIIe millénaire ? D'où vient le sous-développement des pays musulmans ? Qu'en est-il de l'individu et des droits de l'homme en terres d'islam ? Peut-on parler d'un islam européen ? Alain Gresh et Tariq Ramadan répondent aux questions que leur pose Françoise Germain-Robin et débattent, avec sérénité, de tout ce qui les sépare.

  • Temps et prières

    Ghazâlî

    Quel croyant, sur le chemin de la rencontre divine, n'a pas recherché un guide spirituel ? Le grand théologien que l'Occident médiéval connut sous le nom d'Algazel, al-Ghazâlî (1058-1111), le fut sans conteste par son expérience personnelle de soufi.
    Il sut la traduire et la transmettre dans son oeuvre maîtresse : Ihyâ' 'ulum al-Dîn, destinée à «redonner vie aux sciences de la religion». Cet ouvrage, quatre tomes de dix volumes chacun, constamment réédité, ne cesse de nourrir la vie spirituelle des croyants. Les pages dont nous donnons ici la traduction en sont extraites. Prière musulmane, on pense immédiatement à la prière coranique. Mais connaît-on suffisamment la place faite dans la piété musulmane à ces «instants de prière» que sont la remémoration de Dieu (dhikr), l'invocation (du'â), la demande de pardon., qui conduisent à la rencontre divine dans une prière ininterrompue au long des heures du jour et de la nuit ? Les conseils de Ghazâlî, toujours fondés sur le Coran et la tradition des soufis antérieurs, orientent le novice vers une mystique d'union, par l'amour.
    Beaucoup de croyants, même non musulmans, en feront leur profit. Ils y découvriront aussi la prière du Prophète Mohammed, bien sûr, mais également celles d'Adam, d'Abraham, de Jésus, de Fâtima

  • Comment concilier une conception panthéiste profonde et une notion stricte du monothéisme ? Cet ouvrage audacieux par sa poésie, qui n'exclut ni la vision ni la lucidité, offre une réponse à cette interrogation majeure et propose un itinéraire de l'âme vers Dieu.

  • Traités, lettres, oraisons et sentences de celui qui était désigné comme "le Seigneur de la Tribu spirituelle" - non seulement l'un des théoriciens essentiels de la mystique musulmane mais encore l'un des précurseurs de la "voie initiatique".

empty