Ranpo Edogawa

  • Jusqu'où la passion peut-elle nous emporter ?
    Ce recueil original rassemble six nouvelles inédites en français d'Edogawa Ranpo. Publiées sur plus de trente ans, entre 1926 et 1955, elles reflètent ses thèmes fétiches de la passion obsessionnelle et d'une fascination amoureuse aux accents morbides, parcourues d'un frisson d'étrangeté caractéristique de l'oeuvre de l'auteur.
    Contes noirs parfois fantastiques, dans la lignée d'Henry James et d'Edgar Poe, ces récits hypnotiques explorant les figures de la poupée (« Un amour inhumain ») ou de la femme fantôme (« L'abri antiaérien ») frappent par leur profonde modernité. La passion amoureuse en particulier s'y dévoile dans tout son absolu, éclairant les recoins les plus sombres de la nature humaine.

  • Deux récits à vous plonger dans l'angoisse.
    A Tôkyô, dans une vieille maison, un misanthrope excentrique et pervers fasciné par une célèbre actrice vit, comme dans un cauchemar, une effrayante descente aux enfers qui fera de lui un criminel.
    A bord d'un train, un énigmatique voyageur raconte à son voisin de rencontre l'histoire du tableau dont les personnages sont "vivants".

  • Célibataire sans histoires, Minoura tombe éperdument amoureux d'une jeune collègue de bureau au passé mystérieux, Hatsuyo, avec qui il se fiance... Peu après, Hatsuyo est brutalement assassinée, dans sa chambre apparemment close. Dévasté, Minoura demande l'aide d'un ami, détective à ses heures, pour l'aider à retrouver la piste du criminel. Avant de disparaître à son tour, ce dernier lui laisse néanmoins une série d'indices dissimulés dans une étrange statuette. C'est alors qu'une autre connaissance vient prêter main-forte à Minoura : Michio Moroto, ancien colocataire et rival, qui nourrit une passion homosexuelle coupable à son égard et a ses propres raisons de s'intéresser à cette affaire. Leur enquête mènera l'étrange duo jusqu'à une île mystérieuse où se déroulent des expériences abominables visant à transformer l'humanité.

  • A cet instant précis, une gigantesque corolle dorée troua nettement le velours noir du ciel, et le jardin fleuri~ la source chaude, les deux corps enchevêtrés furent noyés sous une cascade de poussière d'or.
    Le visage blafard de Chiyoko, avec son filet de sang aussi brillant que la laque rouge, était désormais empreint d'une beauté tranquille.
    Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les oeuvres d'Edgar Poe, entreprend la construction d'une île idéale conforme à son imagination : usurpation d'identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s'appeler aussi l'enfer.
    Pour s'en faire une idée, le lecteur devrait sans doute puiser dans ses cauchemars les plus extravagants, les plus cruels, mais aussi les plus beaux.

  • Sous sa nuque, le col évasé de son kimono m'offrait une vue plongeante jusque dans le creux de ses reins : les violentes zébrures qui balafraient sa peau blanche et moite, se perdaient au plus profond de l'échancrure.
    Toute son élégance avait disparu et il émanait d'elle une étrange impression d'obscénité qui me subjuguait. dans ce roman très célèbre, subtil jeu de miroirs où le narrateur, ranpo edogawa lui-même, cherche à élucider un meurtre commis par un autre auteur de littérature policière, on retrouve - comme dans tous ses romans - cette curieuse alchimie entre une intrigue rigoureuse et une narration envoûtante, dans des mises en scène fantastiques et obsessionnelles (fétichisme, voyeurisme, sadisme et perversions sexuelles).
    " flânerie au bord du fleuve edo ", telle est la traduction littérale des idéogrammes utilisés pour composer ce nom de edogawa ranpo (anagramme de edgar allan p?), reconnu au japon comme le maître-fondateur de la littérature policière japonaise (1894-1965).

  • Sur son bras gauche, un lézard noir ondulait, il semblait ramper tout en donnant l'impression qu'il allait se déplacer de son bras vers l'épaule, puis vers le cou, pour arriver enfin jusqu'aux lèvres humides et rouges, il restait indéfiniment surplace.
    Une enquête de kogorô akechi, et certainement le plus célèbre roman policier d'edogawa : un cambriolage rocambolesque lancera le détective dans une course-poursuite sur les traces d'une femme fatale et sans scrupule surnommée " le lézard noir ", à la recherche de la belle sanae.
    Un enlèvement réussi et des travestissements déconcertants mettront à mal sa perspicacité et conduiront le lecteur dans un labyrinthe secret et inattendu, jusqu'à un musée extravagant.
    Yukio mishima a adapté ce roman au théâtre, jouant lui-même un petit rôle dans le film qui en fut tiré par le réalisateur kinji fukasaku, en 1968.

  • Le Lézard noir lorgne avec bonheur du côté de Maurice Leblanc avec un cambriolage rocambolesque. Un très court roman qui joue sur le registre du travestissement et de l'extravagance. Ce titre a été porté à l'écran par Kinji Fukusaku sur une adaptation de Yukio Mishima. La Bête Aveugle : quand un masseur aveugle et pervers célèbre dans des mises en scène perverses la beauté du corps féminin. L'Île Panorama : Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les oeuvres d'Edgar Poe, entreprend la construction d'une île idéale conforme à son imagination : usurpation d'identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s'appeler aussi l'enfer.

  • La bête aveugle

    Ranpo Edogawa

    Il y avait quelque chose de troublant à vous donner le frisson que de voir un homme, ne disposant que du toucher, admirer la statue nue de la femme qu'il aime.
    Ses cinq doigts, menaçants comme les pattes d'une araignée, rampaient à la surface du marbre poli. l'homme s'attarda longtemps sur les lèvres semblables à des pétales de fleur. puis les paumes caressèrent le reste du corps, la poitrine... le ventre... les cuisses...
    Un masseur aveugle, fasciné par la perfection du corps féminin, entraîne ses victimes de rencontre dans des mises en scène cruelles et perverses où les plaisirs sensuels et les amours troubles deviennent très vite des jeux douloureux.
    Caresses raffinées pour les plaisirs extravagants d'un esthète qui célébrerait l'art dans un monde de beauté purement tactile.

  • La chambre rouge

    Ranpo Edogawa

    Un homme mutilé aux prises avec les perversions de sa femme, une " chaise humaine " prodiguant caresses et sueurs froides à ses victimes, des confessions criminelles dans une " chambre rouge ", une intrigue machiavélique autour d'une " pièce de deux sen "...
    On retrouvera dans ces cinq récits - les plus célèbres de ranpo edogawa - la même atmosphère et le même goût pour les mises en scène fantastiques et obsessionnelles que dans la proie et l'ombre : une logique implacable qui fait du crime une voie esthétique, où s'entremêlent perversions sexuelles, cruauté raffinée, manies et délires mentaux. " flânerie au bord du fleuve edo ", telle est la traduction littérale des idéogrammes utilisés pour composer ce nom de edogawa ranpo (anagramme de edgar allan p?), plus connu au japon comme le maître fondateur de la littérature policière japonaise.

  • Qui en veut à la goldie girl ?
    Dans l'auberge d'une station thermale, deux hommes attablés se livrent un étrange duel anachronique : dans leur verre, du poison ; celui qui survivra remportera le coeur de la belle Shizuko Yanagi, veuve d'un milliardaire. L'un des belligérants est Fusao Mitani, jeune homme pauvre au physique d'Adonis ; l'autre est Michihiko Okada, artiste-peintre au visage chevalin et instigateur du duel. Le courageux Mitani remporte finalement l'affrontement ; quant à son rival, il prend la fuite, n'ayant pas le courage d'aller jusqu'au bout et de se suicider.
    Pourtant, peu de temps après, un corps défiguré est retrouvé dans la rivière, vêtu du kimono du disparu. Dans le même temps, un mystérieux client fait son apparition à l'auberge, alimentant les ragots du personnel par son physique aussi sinistre qu'insolite. C'est le début de l'Enfer pour Shizuko. Qui est donc cet homme sans lèvres, véritable squelette ambulant, qui s'acharne sur elle et son petit garçon et semble lui vouer une haine farouche ? Monstre, revenant ou criminel bien réel ? Bientôt appelé à la rescousse, le détective privé Akechi Kogorô aura fort à faire entre courses-poursuites, faux-semblants et suspects plus retors les uns que les autres !

    Traduction inédite et notes de Sophie Bescond.

  • L'épouse du bouquiniste était une vraie beauté, en dépit des marques de coups qui coloraient régulièrement son corps. Elle n'était pourtant pas du goût de tout le monde, puisque quelqu'un a décidé de la faire disparaître. Le gentil petit jeune homme qui lui servait de mari cacherait-il un tempérament violent sous ses airs placides ? Seulement, il ne se trouvait pas chez lui le soir du crime. Assis dans le café d'en face, deux jeunes gens passionnés d'enquêtes policières n'ont rien manqué du drame, à ceci près qu'il n'y avait rien à voir : personne n'est entré dans la librairie, personne n'en est sorti, seule une lumière s'est éteinte tandis que se refermait la grille d'un panneau coulissant. Face à la police dépassée, les deux détectives amateurs, le narrateur et son excentrique ami Akechi, vont chacun tenter de résoudre à leur manière cette affaire digne du « Mystère de la Chambre Jaune ».
    Vu son succès grandissant, Ranpo Edogawa avait été pressé par ses éditeurs de créer un personnage de détective récurrent. Ainsi naquit Kogorô Akechi, qui fait dans « L'Assassinat de la Rue D » sa toute première apparition. Mais avant de devenir l'archétype du gentleman détective que nous connaissons, ici il n'est encore qu'un jeune original qui ne paye pas de mine avec sa chevelure ébouriffée et son vieux kimono. Voici pour la première fois en français l'intégralité de ses enquêtes de jeunesse, nouvelles et romans.

    De son vrai nom Hirai Tarô, Ranpo Edogawa est né le 21 octobre 1894. Intéressé par la logique, il fait souvent allusion dans son oeuvre à Sherlock Holmes, Arsène Lupin, Vidocq, mais c'est surtout un grand admirateur d'Edgar Poe. Ses récits mêlent ainsi subtilement enquêtes policières et ambiance fantastique, ponctués d'éléments macabres ou érotiques. Même si chez lui les crimes les plus étranges finissent toujours par être expliqués de manière rationnelle, cette atmosphère glauque où l'ancien côtoie la modernité, où le Japon traditionnel côtoie un mode de vie à l'occidentale, revêt chaque récit d'un charme envoûtant.
    Traduction inédite et notes de Sophie Bescond.

  • Mirage

    Ranpo Edogawa

    Ses cheveux dénoués se tortillaient pareils à d'innombrables serpents enchevêtrés, son corps débarrassé de son kimono brillait d'un rose aveuglant, les membres à la peau de satin s'agitaient dans le vide.
    C'était au-dessus de ses forces, et masaki se mettait à grelotter, incapable de supporter ce spectacle brutal... a tokyo, dans une vieille maison, un misanthrope excentrique et pervers fasciné par une célèbre actrice vit, comme dans un cauchemar, une effrayante descente aux enfers qui fera de lui un criminel. a bord d'un train, un énigmatique voyageur raconte à son voisin de rencontre l'histoire du tableau dont les personnages sont " vivants ".
    Par le maître edogawa ranpo, deux récits à vous plonger dans l'angoisse.

  • Anthologie : Ranpo Edogawa vol.1 Nouv.

  • Lorsque T okiko retrouve son mari, rapatrié après avoir été grièvement blessé au combat, il n'est plus qu'un homme-tronc : le lieutenant Sunaga a perdu bras et jambes et ses blessures l'ont rendu sourd-muet. Condamnée à vivre recluse avec lui, T okiko va ressentir un plaisir nouveau, entre dégoût et fascination, à voir souffrir cet être difforme et sans défense. Avec son remarquable talent graphique, Maruo Suehiro, le maître de l'eroguro (érotique-grotesque) nous plonge dans le Japon de l'ère Taishô (1912-1926) en adaptant une nouvelle fois une oeuvre du célèbre écrivain Ranpo Edogawa. Cette fois il adapte La chenille, nouvelle publiée en 1929, et qui fut censurée au cours de la guerre.
    L'érotisme torride de La chenille en en fait un Empire des Sens version manga. Sélection Angoulême 2010.

  • Dans ce roman très célèbre, subtil jeu de miroirs oú le narrateur, edogawa ranpo lui-même, cherche à élucider un meurtre commis par un autre auteur de littérature policière, on retrouve - comme dans tous ses romans - cette curieuse alchimie entre une intrigue rigoureuse et une narration envoûtante, dans des mises en scènes fantastiques et obsessionnelles de perversions sexuelles.

  • Lorsque Tokiko retrouve son mari, rapatrié après avoir été grièvement blessé au combat, il n'est plus qu'un homme-tronc : le lieutenant Sunaga a perdu bras et jambes et ses blessures l'ont rendu sourd-muet. Condamnée à vivre recluse avec lui, Tokiko va ressentir un plaisir nouveau, entre dégoût et fascination, à voir souffrir cet être difforme et sans défense.
    Avec son remarquable talent graphique, Maruo Suehiro, le maître de l'ero-guro (érotique-grotesque) nous plonge dans le Japon de l'ère Taishô (1912-1926) en adaptant une nouvelle fois une oeuvre du célèbre écrivain Ranpo Edogawa. Cette fois il adapte La chenille, nouvelle publiée en 1929, et qui fut censurée au cours de la guerre. L'érotisme torride de La chenille en en fait un Empire des Sens version manga.

  • Hirosuké Hitomi, écrivain raté, rêve de construire un étrange paradis terrestre qui s'inspirerait d'un conte d'Edgar Poe. Lorsqu'il apprend la mort de Komoda, riche homme d'affaires qui a la particularité de lui ressembler comme deux gouttes d'eau, il décide de le faire revenir à la vie en usurpant son identité. Il entreprend alors la construction de son paradis terrestre sur une île isolée. Mais le projet de Hitomi ressemble bientôt à une descente aux enfers...

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