Langue française

  • Près de 20 000 « Justes parmi les Nations » sont honorés au Mémorial de Yad Vashem. Paul Greveillac en a choisi quinze dont il raconte pour chacun d'eux, en quelques pages, l'histoire. Le consul du Japon à Kaunas en Lituanie, le métropolite de l'île grecque de Zante, le directeur d'un cirque en Allemagne, le seul pharmacien du ghetto de Cracovie en Pologne, une résistante de Lyon, un champion de tennis de table croate... Dans tous les pays d'Europe soumis à l'ordre nazi, des hommes et des femmes, touchés au coeur ont choisi la désobéissance et l'insubordination. Les années de haine et de lâcheté ont aussi été celles des preuves d'amour et de générosité les plus audacieuses.

  • L'avocat de la jeune fille qui avait servi d'« appât » revient sur l'affaire du « gang des barbares » et l'horrible séquestration et assassinat d'Ilan Halimi. Appuyé sur sa parfaite connaissance du dossier et sa participation à toutes les audiences des deux procès, il livre une version sensiblement différente de celle que les médias ont donnée. Crime crapuleux ? Meurtre antisémite ?
    La vérité n'est pas nécessairement celle que l'on croit connaître Le livre sortira au même moment que deux films consacrés à l'affaire (24 jours d'Alexandre Arcady et Tout, tout de suite de Richard Berry), qui vont sans aucun doute relancer le débat sur « l'antisémitisme des banlieues ».

  • Le mercredi 12 mars 1969, le général de Gaulle invite Georges Pompidou et son épouse à dîner à l'Élysée. Cela fait près de deux mois que les deux hommes ne sont pas vus. Entretemps les malentendus se sont accumulés : le général de Gaulle, affaibli par Mai 68, cherche à ressourcer sa légitimité et a lancé un référendum sur la régionalisation dont le résultat déterminera son maintien au pouvoir ; Pompidou, qui avait pourtant tenu bon pendant la crise de mai, a perdu son poste de Premier ministre et ne cache plus qu'il est prêt à succéder au Général. Pompidou n'oublie pas ce qu'il doit à de Gaulle mais il sait également, depuis mai 68, ce que le Général lui doit. L'atmosphère de complot à l'encontre de sa personne qui se dégage de l'affaire Markovic et à laquelle, il en est de plus en plus convaincu, le Général n'est pas étranger, lui ôte ses derniers scrupules. Les deux hommes ont dirigé la France, côte à côte, pendant plus de six ans. La vie politique les a éloignés mais ils se doutent que l'un devra bientôt céder la place à l'autre. Ils vont donc tenter de s'expliquer. Ce que ni l'un ni l'autre ne sait alors, c'est qu'ils ne se reverront plus jamais.

  • Y-a-t-il dans notre Histoire un événement qui aura autant inspiré notre littérature que la Première guerre mondiale ? Du Feu (1916) d'Henri Barbusse aux Âmes grises (2003) de Philippe Claudel en passant par Voyage au bout de la nuit (1932) de Céline, notre littérature aura puisé dans ce grand drame collectif quelques-unes de ses oeuvres les plus mémorables. Écrivains en guerre : 1914-1918 inaugure une nouvelle collection de livres qui ont l'ambition de présenter ce que la littérature doit à l'Histoire et ce que le roman et la fiction peuvent apprendre à l'historien. À chaque fois, un historien nous explique ce que la littérature a pu lui apporter dans la connaissance de l'événement auquel il a consacré ses recherches. Jean-Yves Le Naour choisit et présente dix extraits de romans français consacrés à la Grande guerre : Le Feu de Barbusse ; Les Croix de bois de Dorgelès ; Ceux de 14 de Genevoix ; Le Grand troupeau de Giono ; Voyage au bout de la nuit de Céline ; Le Guerrier appliqué de Paulhan ; Les Thibault - L'été 14 de Martin du Gard ; La Main coupée de Cendrars ; Le Der des ders de Daeninckx ; Les Âmes grises de Claudel.

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