Matthieu Berthod

  • À travers quatre visites rendues à une amie atteinte d'une tumeur, qui voit sa vie se transformer radicalement, l'auteur s'attache à décrire les changements opérés dans le paysage, au fi l des années et de l'histoire d'un canton suisse qu'il a quitté il y a une décennie, mais auquel il reste fortement attaché. Il se questionne sur le devenir de cet environnement, et analyse avec ironie la vision idéaliste que certains visiteurs passés ont pu donner de leur séjour dans ces lieux. Sur un ton poétique, le sujet du changement et de l'impermanence des choses est traité à travers l'histoire, la culture, la maladie et l'amitié. Les quatre saisons constituent les chapitres de ce roman graphique.

  • Un voilier, des artistes et, au bout du voyage... la création.
    Depuis plus de dix ans, de l'océan Arctique à l'océan Pacifique, des artistes ont embarqué à bord de Chamade pour humer l'air du grand large, découvrir d'autres mondes et s'en inspirer.
    C'est en Alaska que Matthieu Berthod, Pierre Crevoisier et Diane Peylin sont venus tremper leurs plumes. Au gré des vagues, entre montagnes et brouillards, coups de vents et coups de c?ur.
    Des « marins à l'encre » qui ont navigué entre les îles aléoutiennes et découvert l'immensité des terres sauvages qu'une poignée d'humains disputent aux animaux, dans une nature toute puissante. Immergés dans l'univers surréaliste de cette «ultime frontière », entre saumons et autres rencontres plus improbables, ils ont fait le plein de ces émotions indispensables à l'écriture, dessinée ou romancée, de ce recueil de nouvelles.

  • Bloqué dans le chalet familial lors d'un hiver particulièrement rigoureux, Matthieu Berthod y découvre une partie de l'intégrale des oeuvres de C.F.
    Ramuz. Il choisit le volume « Nouvelles et Morceau » et le voilà plongé avec émerveillement dans une lecture ininterrompue. De ce recueil d'histoires courtes, proches du conte, traitant de thèmes universels, au style inimitable et extrêmement visuel, naît petit à petit un projet de mise en image. Il choisit d'adapter quatre nouvelles, inscrites dans un microcosme montagnard et campagnard suisse romand, dans un monde rural vivant en quasi-autarcie, disparu un siècle plus tôt. Les émotions qui traversent ces récits, les points de vue qu'ils développent, les atmosphères qu'ils dégagent tendent au lecteur du début du XXIe siècle un miroir inattendu, dans lequel il se reconnaît. Cette sensation de ressemblance a guidé le travail de Matthieu Berthod. Il a cherché à la capter par le dessin, se réappropriant ces textes, faisant fi des codes classiques de la bande dessinée en se mettant entièrement au service de la littérature.

  • C'était au début du printemps et presque trois années s'étaient écoulées depuis le grand tremblement de terre de l'est du Japon lorsque Matthieu Berthod, dessinateur, et Jean-Patrick Di Silvestro, photojournaliste, sont arrivés dans la province du Tohoku afin de témoigner, par l'image, des stigmates de la catastrophe.
    à ce propos, l'écrivain Gen.yu Sokyu, rencontré dans son temple de Miharu, écrit : « Quand on y pense, pour nous qui habitons Fukushima, chaque jour naît de nos efforts si peu ordinaires pour récupérer notre ordinaire. [...] Dans ce livre, l'universel humain se déploie sous de nombreux aspects, vu à travers la fenêtre concrète et singulière qu'est Fukushima. Mais à y réfléchir un peu, n'est-ce pas le rôle même de l'art ? » Loin de tout misérabilisme, c'est avant tout le courage et la dignité des habitants de la région qui aura marqué le travail des auteurs.

  • Peuple indigène pacifique et quasi-autarcique, les Adivasis seraient, selon un recensement en 2010, au nombre de 100 millions. Un chiffre aléatoire et décroissant car le sort de cette population reste mal connu. En effet ses conditions de vie deviennent de plus en plus catastrophique et son avenir, alarmant. Spoliés par l'Etat qui exploite et pille les richesses naturelles de leurs terres, menacés d'expulsion par la déforestation intensive et les industries de minerais, massacrés par l'armée indienne car amalgamés aux révolutionnaires "naxalistes", les Adivasis se retrouvent dans une situation désespérée qui n'émeut pourtant ni leurs compatriotes, ni l'opinion publique mondiale.
    Considéré comme une "sous-caste", le peuple des Adivasis, n'a pas voix au chapitre et disparaît en silence, oublié des médias et écrasé par les vagues de la mondialisation d'un pays en plein essor.
    Eddy Simon (qui a enquêté sur place) et Matthieu Berthod dévoilent ici leur calvaire et analysent avec recul et minutie la descente aux enfers d'une population abusée.

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