André Maurois

  •   André Maurois Climats Philippe Marcenat, fils de grands bourgeois limousins conventionnels et rigides, s'éprend passionnément de la ravissante Odile Malet et l'épouse malgré l'hostilité de ses parents. Son mariage sera un échec.
    Remarié à Isabelle de Cheverny, qui est le contraire absolu d'Odile, et bien que l'aimant profondément, c'est lui maintenant qui fait subir à Isabelle les tourments qu'il a éprouvés jadis.
    Histoire d'un double échec conjugal, Climats, roman d'une finesse psychologique exceptionnelle, écrit dans une langue admirable, est l'ouvrage le plus célèbre et le plus représentatif du talent de romancier d'André Maurois.

  • Cette édition inédite comprend Les Silences du Colonel Bramble, ainsi qu'un essai inédit, « En retrouvant le général Bramble », qu'André Maurois a consacré à cet immense succès. Dans Les Silences du colonel Bramble (Grasset, 1918), premier roman d'André Maurois, on découvre un groupe d'officiers anglais pendant la Première Guerre mondiale : le major Parker, le docteur O'Grady, le révérend Mac Ivor, et, avant tout, le très flegmatique et silencieux colonel Bramble. Ce livre rapporte leurs conversations hors des champs de bataille, quand, le soir, ils se retrouvent autour d'une bouteille de porto et essaient d'oublier la mort si proche. Ils parlent histoire, littérature, philosophie, comparent leur chère Angleterre et son amie la France, se remémorent une partie de chasse, un match de cricket, les seins d'une ancienne maîtresse... Avec ces gentlemen des tranchées, André Maurois rend son plus bel hommage à l'Angleterre et crée le personnage inoubliable du colonel Bramble. En retrouvant le général Bramble est un texte retrouvé où Maurois relate son expérience d'agent de liaison auprès de l'armée britannique pendant la Grande Guerre ; il y explique son amour de l'Angleterre et revient sur la relation d'amour-haine entre nos deux pays. Le titre s'explique par le fait que, en 1920, Maurois a publié chez Grasset une plaquette faisant suite aux Silences du colonel Bramble, où son héros était devenu général.

  • Pourquoi les enfants n'auraient-ils pas le droit de faire tout ce qu'ils veulent ? Michelle en rêve. La vie est parfois si ennuyeuse dans le monde des adultes. Or, une nuit, voilà Michelle entraînée dans un extraordinaire voyage au pays des 36 000 volontés. Faire tout ce qu'on désire, voler dans les airs ou avaler un énorme goûter, n'est-ce pas merveilleux ? Hélas ! Pas toujours.


  • André Maurois
    Lélia, ou la Vie de George Sand

    Elle inspira Chopin et Musset ; Delacroix avait chez elle un atelier ; Balzac venait demander à « la camarade George Sand » le sujet d'un de ses plus beaux livres : Béatrix ; Flaubert l'appelait : « Ma chère maître » et pleura quand il apprit sa mort ; Dostoïevski voyait en elle un écrivain « presque unique par la vigueur de son esprit et de son talent », c'est pourquoi j'ai souhaité étudier une femme qui a été, pendant une longue part de sa vie, une puissance spirituelle.
    Elle a été « la voix de la femme en un temps où la femme se taisait ». Elle a parlé de la musique aussi bien que Stendhal, et bien mieux que Balzac ou Hugo. Elle a décrit la vie des paysans français avec une grandeur tantôt idyllique, tantôt épique. Elle a éprouvé et exprimé un amour sincère du peuple, car, disait-elle, « je ne suis pas de ces âmes patientes qui accueillent l'injustice avec un visage serein ».
    Enfin, elle a été, dans ses meilleurs jours, le roman même, et le début de Consuelo demeure un des récits les mieux conduits de notre littérature.
    G. Sand fut une âme généreuse ; elle eut aussi une vie pleine d'égarements et de misères.
    J'espère amener le lecteur à partager mon admiration pour
    « cette grande femme » et à lui accorder, dans l'histoire des lettres, la place d'honneur qui de droit lui appartient.

    André Maurois.

  • André Maurois raconte l'histoire de France comme on l'a rarement lue. Sous sa plume lumineuse, les personnages historiques prennent vie, leurs passions, leurs caractères, leurs succès et leurs échecs font toute la chair des événements qui, peu à peu, ont construit la France.
    Dans un style aussi clair que synthétique, ce récit nous fait comprendre « pourquoi la France devint la France ». Rédigé aux heures les plus noires du XXe siècle, alors que les Français doutaient d'eux-mêmes, il propose l'histoire réjouissante, positive et glorieuse d'une nation jamais achevée.
    « Cette foi constante des Français en leur propre destin, cette certitude que la France ne peut périr s'expliquent par les souvenirs d'une longue et glorieuse histoire. La nation a les réfl exes d'un descendant d'illustres ancêtres qui reconnaît que noblesse oblige. » Destinée à la fois au néophyte qui veut apprendre et à l'amateur éclairé qui veut se remémorer, l'Histoire de la France, véritable chef-d'oeuvre oublié, fait partie de ces lectures que l'on aimerait ne jamais terminer.

  • De toutes les grandes biographies entreprises par André Maurois (Balzac, Hugo, Chateaubriand, entre autres), celle qu'il consacra au poète romantique anglais George Gordon Byron (1788-1824) est sans doute la plus hantée, la plus excessive, la plus risquée. La hantise, l'excès, le risque tiennent au sujet. L'auteur de Childe Harold et de Parisina, avec son génie et son pied-bot, était un homme plein d'amertume, fier, infernal. « Pour les romantiques, la vie est une oeuvre », écrit Maurois. Mais les romantiques se jettent aussi dans leur oeuvre. Byron a fait de la sienne un tableau, un drapeau, un miroir, un tombeau. Il est mort à 36 ans à Missolonghi, en Grèce, rallié à la lutte de ce pays contre la domination turque. En un sens, la brève vie de ce « carbonaro » fut tout entière une guerre de libération : une mère méprisée, des amours déçues, un mariage problématique, une classe sociale qu'il nargue, des exils déguisés en voyages, des ennemis choisis et redoutables tels le pape et les autrichiens...
    Ami de Percy Shelley et admirateur de Walter Scott, le poète a poussé sur l'humus du XIXe siècle, mais ses lettres et ses journaux font de lui, comme l'écrit Maurois, un écrivain « de tous les temps ». Pour une raison simple et rare : cette âme qui se pensait damnée ne mentait jamais, avouant l'inceste, l'orgie, le mélodrame, les ricanements.
    André Maurois souffre parfois d'une image de notable des lettres. Un notable n'aurait jamais aussi bien compris la psychologie et l'héroïsme romantiques. Anglophile passionné, Maurois connaît son Byron sur le bout des doigts. Son sens du récit, précis et fiévreux, fait merveille. Dans le double registre scientifique et passionnel, Don Juan ou la Vie de Byron, dont la première édition date de 1930, est un modèle du genre.

    1 autre édition :

  • Depuis plus 1983, nous aimons et nous défendons les Cahiers Rouges.
    Bientôt 20 années de rencontres : Cendrars, Bukowski, Giono, Zweig et quelques autres... Avec les Cahiers Rouges, nous avons découvert les littératures d'ici et d'ailleurs, de Colombie, de Bohème... et d'à côté parfois !

    Livres perdus puis retrouvés, livres célèbres, poèmes, romans ou essais : leur point commun ? La passion. La passion d'aimer, de voyager, la passion du crime, la passion de vivre...
    Chemin faisant, nous avons croisé toutes sortes de personnages : Malraux, Kafka, de jeunes amantes, quelques héros, des soeurs et des frères, des voleurs aussi, toute la diversité humaine...
    Puissiez-vous aimer comme nous ces êtres de chair !
    Et avec nous, vivez vos passions en Cahiers Rouges !


    1 autre édition :

  • Histoire d'angleterre

    André Maurois

    • Fayard
    • 18 Octobre 1978

    Depuis le néolithique jusqu'à nos jours, la destinée de l'Angleterre apparaît comme la plus singulière de toute l'histoire occidentale. Partie prenante de l'aventure européenne dans laquelle elle a joué un rôle majeur et parfois hégémonique, la Grande-Bretagne n'en a pas moins constamment cultivé son identité insulaire, ses traditions propres et sa fierté.

    Il fallait toute l'érudition et la finesse du biographe de Byron, de Shelley, de Disraeli, d'Edouard VII et aussi de l'auteur des Silences du colonel Bramble pour rendre intelligible aux Français le passé d'un peuple qui les a toujours fascinés, irrités, déroutés.

  • Au début du siècle, Mme Herpain trompe son mari et ébranle l'équilibre bourgeois de sa famille. Denise, leur fille, exaltée et orgueilleuse, grandira en se forgeant une morale contre l'indignité de sa mère, dans la promesse de ne jamais lui ressembler... Y parviendra-t-elle?

  • En écrivant Ariel ou la vie de Shelley (1923), André Maurois s'affranchissait d'une dette de jeunesse. « Oui, vraiment, il me semblait que raconter cette vie, ce serait un peu me libérer moi-même », déclare-t-il dans Aspects de la biographie. Adoptant la forme romanesque, le livre n'en respecte pas moins rigoureusement les faits. Qui était Percy Bysshe Shelley (1792-1822), l'auteur de Prométhée délivré ? Un garçon d'une extrême beauté, héritier d'une famille aristocratique du Sussex. Mais surtout un paria, renvoyé d'Oxford pour avoir écrit Nécessité de l'athéisme. Ce romantique ne croyait pas au mariage. A 25 ans, il s'était pourtant marié deux fois. Sa première épouse, Harriett, s'est suicidée. La seconde, Mary, est l'auteur de Frankenstein. Exilé en Italie, il y retrouva son ami George Byron, l'autre grand romantique anglais. Mais alors que « Shelley ne se connaît pas dix lecteurs », l'éditeur de Byron recourt à la police pour protéger la maison de son auteur à chaque parution d'un nouveau chant de Childe Harold... Shelley, ce météore rattrapé par la mort. La maladie lui a pris sa fille Clara et son fils William. Lui pensait prendre la mer - et le feu - sur son petit yacht l'Ariel. On retrouvera son corps sur une plage de Viareggio. Dans les poches de son veston, un volume de Keats, un autre de Sophocle. A la façon des Grecs antiques, on brûla son corps sur la plage, sous les yeux de Byron.
    Cette biographie en forme d'éducation sentimentale a quelque chose de conjuratoire. Pour se délivrer de ses démons, André Maurois devait ressusciter Shelley

  • " J'avais, de 1927 à 1939, accumulé des notes (conversations, scènes, portraits), pour un roman politique : Le député de Pont-de-l'Eure. La seconde Guerre Mondiale éclata au moment où je me croyais prêt à écrire ce livre. Elle le rendit impossible, en transformant profondément la société que j'avais étudiée. Les hommes, les moeurs, mes propres passions, tout était nouveau. Je pensai que le tableau d'une Troisième République défunte retiendrait difficilement l'attention du lecteur d'après-guerre. Ce n'était pas encore de l'histoire, et le romanesque s'en était retiré.
    Toutefois, relisant ces notes au cours d'une longue maladie, j'ai été frappé par l'intérêt que j'y prenais moi-même. Oui, ces hommes, dont beaucoup jouaient dans l'histoire des rôles importants, avaient dit ces choses devant moi. C'était la vie même, à laquelle le choix mêlait peut-être un peu d'art. Le secret ne pèse plus sur ces événements déjà lointains. Il m'a semblé utile de montrer cette image, non déformée, d'une réalité peu connue.
    Aux conversations politiques, j'ai joint des propos d'écrivains, de savants, d'acteurs. Quelques-uns de mes amis les plus chers manquent à cette galerie. Par exemple, on n'y trouve pas de conversations avec Alain, avec Lyautey ; je me réservais d'écrire des livres sur eux, ce que j'ai fait. Ceci n'est pas du tout un journal. Il m'arrivait de rester un an (et même, pendant et après la guerre, douze ans) sans prendre une note. Avant toute chose, je me suis imposé de ne pas gauchir le passé pour l'intégrer dans le présent. Mes cahiers contenaient des faits bruts ; je me suis gardé de les habiller de commentaires. D'où le titre de Choses Nues. Voici, non toute la vérité, mais rien que la vérité. Sa nudité sera sa seule parure. "

  • Depuis plus 1983, nous aimons et nous défendons les Cahiers Rouges.
    Bientôt 20 années de rencontres : Cendrars, Bukowski, Giono, Zweig et quelques autres... Avec les Cahiers Rouges, nous avons découvert les littératures d'ici et d'ailleurs, de Colombie, de Bohème... et d'à côté parfois !

    Livres perdus puis retrouvés, livres célèbres, poèmes, romans ou essais : leur point commun ? La passion. La passion d'aimer, de voyager, la passion du crime, la passion de vivre...
    Chemin faisant, nous avons croisé toutes sortes de personnages : Malraux, Kafka, de jeunes amantes, quelques héros, des soeurs et des frères, des voleurs aussi, toute la diversité humaine...
    Puissiez-vous aimer comme nous ces êtres de chair !
    Et avec nous, vivez vos passions en Cahiers Rouges !


  • Publié pour la première fois en 1934, L'instinct du bonheur est un des grands livres d'André Maurois.

  • Portraits de Robert et Elizabeth Brownig, Emily Dickinson, Heinrich von Kleist, Nicolas Gogol, James Boswell, Ernest Hemingway, Alain, Sainte-Beuve.

  • « Au temps où le roi Louis-Philippe régnait sur les Français, M. Bertrand d´Ouville, rentier et archéologue abbevillois, revenant un matin d´Amiens en diligence, se trouva seul dans la voiture avec un jeune homme grave et barbu, dont le chapeau en tronc de cône et le gilet à la Robespierre proclamaient assez naïvement les opinions républicaines. »Publié en 1919, Ni ange ni bête est le premier roman d´André Maurois.

  • Faisant suite aux Discours du docteur O'Grady, ces nouveaux discours abordent, entres autres sujets, les théories de Jean-Paul Sartre, la question de la guerre, et la bombe atomique.

  • Mes songes que voici sont un receuil de textes qu'André Maurois a placés sous le patronnage de Montaigne : « Tantost je resve, tantost je dicte en me promenant mes songes que voicy. »

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