Livres d'exception

Livres précieux, objet somptueux,et si vous offriez un bijou de papier

  • Exceptionnel, ce livre l'est à plus d'un titre. 50e volume de la collection "L'Art et les grandes civilisations", il offre aux arts décoratifs une place de choix au sein du vaste champs de la création artistique mondiale qu'explore depuis plus de cinquante années cette collection de référence.
    Longtemps considérés par les historiens de l'art comme "mineurs", les arts décoratifs sont désormais un réel sujet de recherche. L'heure est venue de proposer une nouvelle synthèse et de dresser un état des lieux chronologique des arts décoratifs en Europe, de la Renaissance à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.
    Les auteures ont composé un vaste panorama s'intéressant à la question de la circulation des modèles, des artistes et des artisans, aux matériaux et aux techniques sans en délaisser aucun - arts du métal, du bois, du feu, du fil, du papier -, aux usages, à l'évolution des formes, à la variation du goût et au rôle des collectionneurs et des marchands.

  • Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains.
    Cet "âge d'or" est un moment historique marque par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir.
    Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice.

  • « En une même journée, [il pouvait] être baroque, empire, préraphaélite ou japonais. Pourtant, il a toujours été Beardsley. » Julius Meier-Graefe, 1908.

  • Yoshitoshi fut le plus prolifique et le plus marquant des maîtres de l'estampe japonaise à l'ère Meiji. Cet ouvrage présente son chef-d'oeuvre, les "Cent aspects de la lune" (Tsuki hyakushi), une série commencée en 1885 et terminée juste avant la mort de l'artiste en 1892. En son temps déjà, chaque nouvelle estampe publiée était un évènement, les tirages s'épuisant bien souvent dès le matin de leur parution.
    Cet ensemble rare, inspiré de récits historiques ou légendaires, est chargé de paradoxes. Tout en perpétuant la tradition nationale, Yoshitoshi inventait un style nouveau, largement inspiré de l'Occident. En un temps où les moyens de reproduction de masse -photographie, lithographie- rendaient l'estampe obsolète, le public s'arrachait celle des "Cent aspects de la lune". L'iconographie renvoyait au patrimoine historique, mais l'artiste révolutionnait l'ukiyo-e par sa façon de peindre l'intensité des émotions humaines.  Chacune des cent estampes est ici reproduite en fac-similé de l'édition originale. Un livre de commentaires retrace la biographie de Yoshitoshi. Des reproductions complémentaires illustrent sa puissante imagination et l'épanouissement de son style personnel. L'auteur éclaire ensuite l'importance de la série dans l'art japonais de l'estampe, ainsi que les aspects techniques de sa producution. Enfin, les récits des "Cent aspects de la lune" sont détaillés planche par planche. 

  • L'intégralité des Contes de Charles Perrault.
    Un terrible loup dévore sans état d'âme la grand-mère et le Petit Chaperon rouge, des bûcherons abandonnent leurs sept garçons dans la forêt, un homme à la barbe bleue terrifie les habitants de son pays, une jeune fille se désole de ne pouvoir aller au bal. Notre édition rassemble les trois contes en vers : Griselidis, Peau d'Âne et Les Souhaits ridicules, et les huit Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités : La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, Le Maître chat ou Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, Le Petit Poucet.

    Le brut et le merveilleux.
    En écho à la symbolique des Contes, la force et la pureté des 130 oeuvres que nous présentons dans cet ouvrage sont au service de l'expression des sentiments humains. Nées dans l'esprit de personnalités singulières à l'imagination sans bornes, animées par la nécessité de créer, éloignées des conventions académiques et peu soucieuses de reconnaissance, ces oeuvres sont un cri. Elles portent aujourd'hui le nom d'art brut, notion définie par Jean Dubuffet en 1945. Aloïse Corbaz, August Walla, Adolf Wölfli, Scottie Wilson, Henry Darger, Fleury Joseph Crépin et les 80 autres artistes présents dans ce livre inventent des oeuvres d'art spontanées, tantôt brusques, tantôt romanesques, toujours époustouflantes, dans lesquelles la féerie et la terreur des Contes sont omniprésents.

    Le regard de spécialistes.
    Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l'Université de Paris, et Céline Delavaux, spécialiste de l'art brut, accompagnent cette lecture par leurs introductions. Elles révèlent le sens des Contes et les liens intimes entre art brut et merveilleux.

  • Claude Aziza est, entre autres, spécialiste du XIXe en général et d'Alexandre Dumas en particulier, dont il a présidé l'Association et pour lequel il a réalisé les éditions de ses grands romans chez Omnibus. Dans sa préface, il raconte la genèse du roman et les suites qu'a provoqué son phénoménal succès. Son "Dictionnaire Monte-Cristo", de A ("Auguste Maquet", son collaborateur principal) à Z ("Zombie", en référence à la pâleur du comte), expose tout ce qu'il faut savoir sur le roman et son auteur, avec érudition et humour.
    Dans la collection des grands coffrets ajourés, il a choisi et présenté le beau Voyages extraordinaires de Jules Verne paru avec succès en 2018.

  • Nous voici retournés au beau pays de Jacominus Gainsborough.
    Il a donné rendez-vous à Douce à midi pile, car il va s'embarquer et il a quelque chose de très important à lui dire...

    Viendra-t-elle ? Et arrivera-t-elle à temps ?
    En attendant, il l'imagine : il voit avec ses yeux, entend avec ses oreilles...

    Le lecteur « traverse » presque physiquement ce livre d'artiste aux pages finement découpées : il est à la fois dans la tête de Jacominus, ce petit lapin à l'âme sensible si humain, dont il partage les doutes et les élans - et dans la peau de Douce, qui s'avance vers lui. Les tableaux se succèdent, tandis que l'impatience de Jacominus grandit : on suit le chemin de l'aimée qui se met en route, on « traverse » le verger, les faubourgs, la place du marché... comme si l'on marchait avec elle.
    Et c'est toujours avec Douce qu'on parcourt les derniers mètres sur le port et qu'on aperçoit enfin, sur le pont d'un bateau en partance, la petite silhouette de Jacominus Gainsborough...

  • En seulement six livres, Lynd Ward (1905-1985) s'est imposé comme l'un des précurseurs du roman graphique. Ses histoires - de l'artiste qui vend son âme, au couple pris dans les tourments de leur époque, en passant par l'homme maudit de ses péchés et l'ouvrier rebelle à la psychée tourmentée - ont su capturer un monde plein de contradictions dans des images d'une époustouflante modernité. Sur les pas de Frans Masereel et d'Otto Nückel, ces récits en gravures sur bois, ou romans sans paroles, dessinent les contours d'une oeuvre riche et exaltée.
    Livre après livre, cette anthologie donne à voir comment Lynd Ward, innovateur acharné, s'est créé un moyen d'expression rarement égalé en termes de puissance narrative, de construction de personnages, d'imaginaire et de techniques, où le lecteur écrit l'histoire autant qu'il la lit.

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