L'INVITATION AU VOYAGE

Exaltant les merveilles d'un ailleurs réel ou imaginaire, ces récits témoignent chacun à leur manière d'une expérience unique du monde.
  • Lisière

    Kapka Kassabova

    Quand Kapka Kassabova retourne en Bulgarie, son pays natal, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c'est à la frontière avec la Turquie et la Grèce qu'elle se rend. Une zone inaccessible lorsqu'elle était enfant et que la guerre froide battait son plein, un carrefour qui grouillait de militaires et d'espions, où il ne faisait pas bon s'aventurer.
    Au gré de son voyage, Kapka découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives, de l'Empire Ottoman au régime Soviétique, et baignés de mythes et légendes. Son livre est peuplé des magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésor, botanistes et gardes-frontières, et aussi de femmes et d'hommes qui ont traversé la Turquie à pied depuis la Syrie ou l'Irak.

  • Istanbul à jamais

    Samuel Aubin

     Instructeur dans le cadre d'une association française soutenant la création indépendante à travers le monde, Simon accompagne de jeunes documentaristes turcs dans l'élaboration de leurs projets. A ce titre, il habite Istanbul avec sa famille entre 2013 et 2017. A la lumière des sujets de ses élèves, d'origine et de confession multiples, Simon perçoit l'énergie du peuple de cette ville, qui sans cesse se redresse et traverse les crises politiques qu'un gouvernement autoritaire aux responsabilités que l'on sait, ne cesse d'attiser.

  • L'expédition scientifique de L'Astrofant dans les contrées antarctiques était de calibre standard, avec au programme un petit supplément ludique : envoyer dans le ciel de minuit le 31 décembre 2000 un feu d'artifice depuis le pôle Sud pour célébrer l'avènement du nouveau millénaire. Du gâteau.
    Prétendre que tout a dérapé sur les pentes d'un iceberg serait trop facile - et très en-deçà de la vérité. Mika Biermann est parvenu à retracer la chronique de cette nef des dingues dans un récit polyphonique parfaitement givré qui inaugure d'éblouissante manière le roman d'aventures du XXIe siècle.

  • Lisière

    Kapka Kassabova

    Quand Kapka Kassabova retourne en Bulgarie, son pays natal, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c'est à la frontière avec la Turquie et la Grèce qu'elle se rend. Une zone inaccessible lorsqu'elle était enfant et que la guerre froide battait son plein, un carrefour qui grouillait de militaires et d'espions, où il ne faisait pas bon s'aventurer.
    Au gré de son voyage, Kapka découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives, de l'Empire Ottoman au régime Soviétique, et baignés de mythes et légendes. Son livre est peuplé des magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésor, botanistes et gardes-frontières, et aussi de femmes et d'hommes qui ont traversé la Turquie à pied depuis la Syrie ou l'Irak.

  • La promenade

    Robert Walser

    " Un matin, l'envie me prenant de faire une promenade, je mis le chapeau sur la tête et, en courant, quittai le cabinet de travail ou de fantasmagorie pour dévaler l'escalier et me précipiter dans la rue. Dans l'escalier, je fus croisé par une femme qui avait l'air d'une Espagnole, d'une Péruvienne ou d'une créole, et qui affichait quelque majesté pâle et fanée. Pour autant que je m'en souvienne, je me trouvai, en débouchant dans la rue vaste et claire, d'une humeur aventureuse et romantique qui m'emplit d'aise. Le monde matinal qui s'étalait devant moi me parut si beau que j'eus le sentiment de le voir pour la première fois... " En racontant tout uniment une journée de flânerie, du matin jusqu'au soir, entre ville et campagne, Robert Walser donne là son texte le plus enjoué, le plus désinvolte et le plus malicieusement élaboré. Changeant sans cesse de perspective, sautant d'un style à l'autre, poussant parfois la parodie jusqu'à l'abnégation, ce petit journal sentimental et cocasse, avec son inimitable mélange de naïveté feinte et de vraie candeur, est non seulement une confession, mais un véritable art poétique, et un chef-d'oeuvre du nouvelliste.

  • En 1936, tandis que la Seconde Guerre mondiale menace, l'écrivain tchèque Karel Capek (1890-1938) entreprend un voyage dans le Nord de l'Europe. Forêts à perte de vue, fjords échancrés, vaches noir et blanc, fermes rouges, myriade d'îles ponctuent sa traversée du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Au fil du récit, derrière une naïveté feinte et un lyrisme tempéré, où affleurent une tendre ironie et un humour mordant, se profile le portrait troublant, éblouissant de nature et de lumière, d'un continent en sursis. Car, en route vers le cap Nord, Capek pressent la fin d'une époque et dessine une Europe qui, bientôt, sombrera dans le chaos.

  • De l'Ancien au Nouveau Monde, le destin de trois bateaux et de leurs équipages, un négrier, un vaisseau pirate et un navire marchand. Avec ces péripéties nombreuses et ses personnages fascinants (depuis l'esclave africain jusqu'à l'armateur hollandais), cet hommage aux romans d'aventures se saisit du genre pour le renouveler d'une façon très inventive. Un roman contemporain, donc, au grand souffle romanesque, porté par une réflexion politique sur ce que fut cette première mondialisation.

  • Comment voyager dans le delta du Mékong sans être Duras ? Comment se faire des copines qui aiment Poutine ? Comment se débarrasser d'un Indien plus collant qu'un naan au fromage ? Comment passer pour une fille volcanique dans un cratère panaméen ? Comment camper dans le Connemara quand on a une cystite ? C'est à ces questions existentielles - que se pose toute voyageuse en solitaire - et à bien d'autres encore, que ce livre répond avec mordant et autodérision.

  • Il y a dans ce classique du voyage davantage d'escales que de mer et presque toutes ces escales sont des îles, des centaines, grandes, petites, connues, oubliées, peuplées, désertes. A partir de leurs îles originelles, les Chausey, l'équipage aborde les îles Anglo-Normandes, les Canaries, le Cap-Vert, les Antilles, les San Blas, les Perles, les Galapagos, les Marquises, Tahiti, Moorea, les Tuamotu, Hawaii et Alcatraz.
    Avec leur voilier Aventure, ils découvrent ce qu'est la manie des îles, la nésomanie. Il n'est pas de terre entourée d'eau où l'équipage ne s'attarde pour y vivre, y pêcher, y commercer, y jouir du temps qui passe. La mer est pleine d'îles, et il reste encore toutes celles vues dans la bruine, inabordables, inaccessibles, imaginaires, les plus désirables. Pendant trois ans, les trois équipiers divaguent sur les océans, deviennent robinsons avec les robinsons, indiens avec les Indiens, poissons avec la mer, vivants avec leur planète.

  • Suite et fin du mythique récit autobiographique, véritable épopée moderne, de l'officier T.E. Lawrence au Moyen-Orient. Le récit donnera lieu à l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma : Lawrence d'Arabie réalisé par David Lean.

    La version dite d'Oxford (1922) qui est ici proposée reste la version de référence de ce livre culte. Cette édition est la seule à proposer le texte dans son intégralité.

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  • Ascension

    Ludwig Hohl

    Deux hommes partent à l'assaut d'un glacier ; les conditions sont mauvaises. Le malaise de l'un s'intensifie devant la dureté des éléments, à tel point qu'il abandonne, et que l'autre entreprend une ascension solitaire folle, mais consciemment assumée. Lente ascension, ou lente agonie ?
    On suit pied à pied les héros dans leurs trajectoires opposées, les accidents qui se multiplient, et les songes dont ils peuplent la montagne... Dans cet univers à la fois transparent et ténébreux, où la réalité tend à se dissoudre, peuvent surgir des événements décisifs et tragiques. L'écriture à ellipses de Ludwig Hohl fascine par sa minutie et sa sobriété. L'auteur tente de percer la personnalité de la montagne à travers ses couleurs, ses méandres, ses formes, son climat... Ascension s'inscrit dans la lignée du Vieil homme et la mer ou de Moby Dick.

  • Estive

    Blaise Hofmann

    • Zoe
    • 5 Mars 2020

    Un accident de chasse, le procès, la prison. De retour au village, Simon doit affronter les regards, il faut être "endurant comme un âne pour vivre avec eux". Alors Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et hostile de la région. Combat de l'homme avec la nature, ce texte est une histoire de solitude et de fureur dans une langue âpre et brûlante.

  • Premier marin à effectuer un tour du monde en solitaire sur son voilier le Spray, Joshua Slocum fut commandant émérite des derniers grands voiliers de commerce. De l'honnête aisance du capitaine armateur de trois-mâts au romanichel circumnavigateur, sa descente de l'échelle sociale fut entrecoupée d'aventures diverses.
    Le Voyage du Liberdade raconte cette chute suivie du retour de la famille Slocum du Brésil aux États-Unis à bord d'une embarcation de dix mètres construite avec les moyens du bord. Ce fait de bravoure, inimaginable pour l'époque, eut quelques retentissements puisque Slocum fut invité à la Maison-Blanche!
    Le Voyage du Destroyer est plus surprenant encore. Slocum navigue à bord de ce petit cuirassé de défense côtière abandonné après la guerre de Sécession, il aurait pu s'il avait été utilisé convenablement changer le destin d'une nation... mais le combat fut d'opérette. L'auteur publia lui-même ce récit qui tomba ensuite dans l'oubli.

  • Deux mille îles grecques... Il fallait le talent de Lawrence Durrell pour les évoquer en un volume charmant. En effet, Durrell a passé là de longues années de sa vie. Il y a puisé l'inspiration d'ouvrages devenus célèbres : Citrons acides, L'Ile de Prospero. À l'occasion de ce livre, il a revisité nombre de ces îles, dans le dessein de les étudier et de les décrire de façon plus approfondie et plus vaste. Dans un style remarquable, Durrell a mêlé ensemble dans un même élan, une seule coulée, une égale harmonie, la description et l'évocation des sites, l'histoire, les mythes, l'architecture, l'archéologie et les souvenirs d'un voyageur exceptionnel. Exceptionel, car Lawrence Durrell ne peut faire oublier qu'il est l'auteur de l'une des oeuvres majeures du XXe siècle : Le Quatuor d'Alexandrie. Et l'on devine alors que cet ouvrage possède une admirable beauté littéraire. Les îles grecques demeurent un des hauts lieux de la planète. Durrell nous le rappelle avec une langue admirable.

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  • Coffret réunissant trois volumes vendus ensemble et un DVD (Saison 1 de La folle aventure des Durrell).

    Ce volume contient :
    Ma famille et autres animaux.
    Oiseaux, bêtes et grandes personnes.
    Le jardin des dieux.

  • « Plus j'examinais cette carte, plus j'étais troublé. Elle ne ressemblait à aucune carte chinoise de la dynastie Ming que j'avais pu voir. Rien ne collait. » (Timothy Brook).

    Des mers de l'Extrême-Orient jusqu'à l'Angleterre de Jacques Ier Stuart, ce livre nous emporte sur les traces d'une mystérieuse carte de la Chine datant de 1608, dont John Selden, orientaliste convaincu, fut le dernier propriétaire. L'ayant découverte dans une bibliothèque où elle dormait depuis plus de trois siècles, Timothy Brook décide d'en percer les secrets. Et c'est ainsi qu'à partir d'une insolite rose des vents, de deux papillons du désert de Gobi, d'un ambitieux capitaine de Chine et d'un faisceau de routes commerciales, nous suivons les majestueuses jonques chinoises, ces « navires du trésor » qui, de Goa, Nagasaki, Quanzhou ou Manille à Amsterdam, Anvers ou Londres, convoyaient précieuses épices, délicates porcelaines et estampes pornographiques japonaises...

  • Sans jamais y mettre le bout du pied, la voyageuse nous raconte la Russie, l'histoire et la diversité russe à travers ses rencontres avec les populations et les étendues qui bornent le plus grand pays du monde. Erika Fatland sillonne 14 États et plus de 20 000 kilomètres en longeant LA frontière : la plus longue au monde, celle de la Russie avec l'ensemble de ses voisins. Ambitieux, ludique, instructif.

  • L'aventure n'est pas le lot des seuls aventuriers. C'est aussi une évasion. Du quotidien, du prosaïque, de ce qui jamais ne bouge et toujours se perpétue.
    Jeune, Vincent Jaccard s'était rêvé en Bonatti ou Moitessier. Comme il arrive aux enfants qui ont de bonnes lectures. Pourtant, de risque, de danger, il n'est pas fait grand cas dans les « Petites aventures de l'autre côté du mont Blanc ». C'est qu'entre-temps la vie à passée et que Vincent Jaccard a ajusté ses rêves aux dimensions de bonheurs simples et vrais : « Rechercher l'imprévu, la rencontre, ouvrir les yeux, aller vers l'autre, c'est cela être aventurier. L'apéro au Bar Mignon, pêcher la truite en raquette, boire le « Spritz » entre amis, refaire le monde à l'hôtel Mignon, la poudreuse à Cervinia. » C'est à ces plaisirs que nous convie l'auteur, qui nous les donne en partage et les fait vivre avec un talent tel qu'on finit par les faire nôtres !

  • Exploratrice, écrivain, orientaliste, Alexandra David-Neel (1868-1969) voyagea à pied durant une quarantaine d'années à travers l'Inde, la Chine et le Tibet et fut la première Européenne à entrer dans Lhassa, la ville sainte bouddhiste, en 1924.
    Depuis sa mort en 1969, à l'âge de 101 ans, plusieurs malles et caisses de la correspondance d'Alexandra ont été triées, permettant de rassembler 37 ans de correspondance (de 1904 à 1941), essentiellement avec Philippe Néel, son mari.
    La lecture de ce document unique, qui nous restitue toute la richesse personnelle de la célèbre exploratrice, nous montre également la personnalité d'un mari qui sort grandi de cette aventure peu banale que fut leur vie conjugale. Au fil des lettres, on le voit comprendre de mieux en mieux sa singulière épouse : des milliers de kilomètres et des guerres les séparent mais ils sont unis par la pensée. Alexandra se trouve mêlée à des événements dramatiques ? Philippe s'inquiète ! Elle a perdu tous ses bagages, ses subventions, son avoir personnel ? Philippe cherche un moyen de lui faire parvenir des subsides afin de la sortir de la dramatique situation où elle se trouve.
    Pourtant Philippe Néel quittera cette terre en 1941 sans connaître l'issue de la dernière « aventure » de son « aventureuse » épouse. Mais Alexandra n'a jamais oublié celui qui lui a permis de vivre « sa vie » jusqu'à son dernier jour.
    Une nouvelle édition avec un cahier photo inédit.

  • Le sable du Sahara fredonne sur le flanc de ses plus hautes dunes, qu'elles soient vives, isolées, regroupées en erg, ocre, blondes ou rousses. Et tandis que le vent les caresse, les façonne et les détruit, les puits et les palmeraies, les cavités rupestres, les campements et les caravanes chamelières chantent la mémoire des peuples du désert.
    Leur univers, âpre mais en lien permanent avec la nature, permet de reconsidérer notre rapport à elle, d'esquisser une réponse aux maux qui l'assaillent et la défigurent. Prendre part à une méharée, lamper le thé au bivouac du soir et prêter attention au murmure caressant des dunes, c'est communier avec le temps et le monde.

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  • Quelle lubie s'empare du voyageur qui, de longues heures durant, tend son pouce gaillardement au bord de la route ? En patientant, un pied sur le bitume, l'autre dans les herbes du bas-côté, il se remémore ses expériences passées. Du sympathique cocaïnomane au vigile en baggy, du chef d'entreprise au hippie, du camionneur roublard à l'énergique mère de famille, il a tendu l'oreille à d'improbables histoires de vie. Déjà, il pressent que le prochain trajet tiendra sa promesse d'attente anxieuse - qu'un simple coup de frein vient délicieusement rompre -, de rencontres inattendues et d'apprentissage exaltant. Dans un monde qui s'individualise et se crispe ne porte-t-il donc pas toujours plus haut la bannière de la fraternité, de la confiance et du partage, valeurs maîtresses du stop ?

  • «Fraîchement restauré, le foyer de demandeurs d'asile à Rennes me fait penser à mon lycée. Une grande porte vitrée, d'interminables couloirs, sauf qu'ici au lieu des salles de classe on a des chambres pour les réfugiés. Dans le hall central il y a une carte du monde avec les petits drapeaux du pays des résidents. La misère du monde s'est donné rendez-vous à Rennes en cette fin d'été 1992.
    Je suis accueilli par une dame aux énormes lunettes. Elle parle doucement en me regardant droit dans les yeux. Je saisis que je vais avoir une chambre simple, pour célibataire, que la salle de bains et la cuisine sont communes et que j'ai droit à un cours de français pour adultes analphabètes trois jours par semaine.
    Je suis un peu vexé :
    - I have BAC plus five, I am a writer, novelist...
    - Aucune importance mon petit, répond la dame. Ici tu commences une nouvelle vie...».
    Après avoir déserté l'armée bosniaque, le narrateur se retrouve sans argent ni amis, ne parlant pas le français, dans un foyer pour réfugiés. Dans une langue poétique, pleine de fantaisie et d'humour, Velibor Colic aborde un sujet d'une grande actualité et décrit sans apitoiement la condition des réfugiés, avec une ironie féroce et tendre.

  • Le voyage peut, par la prodigalité de ses étapes - imprévus, haltes forcées, rencontres inattendues voire inespérées -, instituer une relation différente au temps, au point que ce sont les interstices du programme projeté qui en constituent l'intérêt. Si le chemin vaut plus que le but, l'étape vaut mieux que le déplacement, et parfois le temps perdu à un comptoir, dans un sofa, à une terrasse ou pour un détour marquera le voyage plus qu'un monument ou un point de vue répertorié. C'est à une forme d'éloge de la paresse et de la nonchalance que nous sommes conviés, pour découvrir avec l'auteur, de l'éruption de l'Eldfell en Islande aux clandés du Mato Grosso, d'une cellule de prison au Pérou à l'Extrême-Orient Express, toute la saveur du « temps retrouvé ».

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  • Le plus grand titre de gloire d'amerigo vespucci est d'avoir donné son nom au nouveau monde.
    Cette attribution a été à l'origine d'une controverse qui fait ici l'objet d'une analyse détaillée. il faut aussi retenir que ses relations de voyage ont connu, au début du xvie siècle, le plus grand succès d'édition pour des textes contemporains depuis l'invention de l'imprimerie. vespucci a été le premier à évoquer les côtes et les forêts du brésil dans des récits à la qualité littéraire certaine, écrits dans un style vivant et imagé.
    Ses aventures de navigateur, d'astronome et de conquérant, ses rencontres avec les " sauvages ", nous entraînent dans la nature paradisiaque de la " terre des perroquets ". les hommes y sont forts, agiles, à l'esprit vif, les femmes y sont belles et accueillantes. il nous fait pénétrer dans des villages perdus de la forêt vierge, il décrit avec étonnement les maisons sur pilotis de la " petite venise " (qui a donné son nom au venezuela) et enfin, il nous fait partager son horreur devant les rituels cannibales décrits ici pour la première fois et dont un des marins de son expédition fit les frais.
    Le mundus novus, la lettera et les lettres familières, textes fondateurs du mirage américain en europe, sont traduits ici dans leur intégralité pour la première fois en français.

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