IL EST GRAND,BEAU ET FORT

  • Souvenirs d'enfance et promenades au jardin du Luxembourg, lettres d'un petit garçon à son papa, questions d'une petite fille sur celui qui a disparu trop tôt. Angoisse du futur père, conseils à son fils pour devenir un Homme et amour démesuré... Avec Homère, Victor Hugo, Rudyard Kipling, Pierre Péju ou Marie Nimier, découvrez ce lien si fort qui unit un père à son enfant, l'émerveillement et la tendresse qui conduisent de l'enfance à l'âge adulte.

  • On ne présente plus Monique et Michel Pinçon-Charlot, célèbres sociologues spécialistes des inégalités sociales.Livres, BD, documentaires jeunesse... tous les moyens sont bons pour vulgariser leurs travaux !

    Kapital ! est bien plus qu'un jeu de société, c'est tout simplement le premier jeu de sociologie critique. Il permet de comprendre d'appréhender et même d'expérimenter les mécanismes sociologiques de la domination, avec un jeu de plateau aussi drôle que palpitant, mis en image par le dessinateur Etienne Lécroart.

    En famille ou entre amis, de 9 à 99 ans, un jeu à mettre entre toutes les mains pour voir le monde tel qu'il est... et avoir envie de le changer !

    Alors à vous de jouer, pour tenter de gagner... la guerre des classes !

  • «Je suis le fils unique de mon père. Il était plus beau que moi - il est mort -, mais je suis meilleur que lui (...) Je crois reconnaître son visage, parfois, lorsque j'aperçois le reflet du mien aux devantures des magasins. Je lui ressemble suffisamment pour cela.
    Comme une caricature ou une mauvaise copie...» Dans l'esprit du Quand vient la fin de Raymond Guérin, autre Bordelais remonté contre son ascendance, Roux raconte le père à l'agonie, le beau gosse devenu vieux qui est persuadé que ce corps qui tousse trop se réparera comme une bagnole. A la fois fasciné par ce personnage envahissant dont il narre les petites misères et les grandes idées, un râleur d'une haute mauvaise foi, anar, tyrannique,grande gueule, l'emmerdeur absolu en somme, F.R. réinvente le paternel, entre rage d'un fils relégué et violence d'un écrivain qui tient LE sujet et ne se prive pas de lui tailler le portrait en dévastant les alentours par la puissance comique qu'il développe. Il fait le ménage face au champ de bataille qu'a été la vie de cet homme qui a fait vivre sa famille dans un capharnaüm invraisemblable, à la poursuite de chimères insaisissables.
    Mais le talent de ce livre est sa manière de ne jamais empêcher l'émotion d'un fils face à un père dans lequel il reconnaît le pire mais aussi le meilleur de lui-même.

  • Pete Fromm a une quarantaine d'années, deux beaux garçons, une vie splendide en plein coeur du Montana. Son passé de ranger et d'emplois saisonniers dans les espaces les plus sauvages des États-Unis est derrière lui, il est désormais père de famille. Un jour, on lui propose de partir s'installer un mois dans une cabane perdue au coeur de la Bob Marshall Wilderness. Dans cette région, qui abrite l'une des plus fortes densités de grizzlys des États-Unis, il devra surveiller la croissance d'alevins dans la rivière. La nature et le goût des grands espaces, sont-ils conciliables avec les responsabilités familiales ? Non, pense-t-il, oui, répond sa femme, un mois passe en un éclair, pars. Plus de vingt ans après son séjour à Indian Creek, voici Pete Fromm au seuil d'une nouvelle aventure en solitaire.
    Entre souvenirs d'enfance, anecdotes de ranger, confessions de père et amour du monde sauvage, Pete Fromm confie avec une incroyable sincérité son parcours de vie et nous invite à partager son échappée dans les grands espaces américains.

  • Vers une vie simple

    Edward Carpenter

    Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres.
    À l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance.
    Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.

  • Dans cet ouvrage, le journaliste américain démontre qu'en dépit des luttes pour les droits civiques, de la production d'une culture avec ses icônes (Frederick Douglass, Billie Holliday, Martin Luther King) et de l'élection d'un président noir, les violences contre les Noirs n'ont jamais cessé aux Etats-Unis.

  • Savez- vous qu'un jean parcourt en moyenne 65000 km entre son lieu de production et son lieu de commercialisation ? Le défi de Thomas Huriez a été de fabriquer en France des jeans bio et des paires de baskets éco-conçues à moins de 1083 km du consommateur... 1083km, c'est la distance qui sépare les deux villes les plus éloignées de France ! C'est ce challenge que Thomas Huriez nous raconte dans son livre: sa marque « 1083 » lancée par du financement participatif, la création de soixante emplois en France, un modèle économique vertueux en circuit court, ce qui permet de diminuer les coûts financiers et l'impact carbone, sa démarche d'innovation avec, par exemple le jean infini,1er jean 100% recyclé, ce qui permet de disposer de la matière première à portée de main.
    Rien n'arrête Thomas Huriez : des projets nouveaux, il en a : l'ouverture de « L'école du jean » pour former des couturières, la sortie d'un jean 100% polyester issu des déchets marins recyclés, l'ouverture de « La Fabrique » dans les anciens locaux de l'usine Charles Jourdan à Romans, l'exportation du modèle économique à l'étranger..
    Pour Thomas Huriez, ce n'est pas une tendance, une mode passagère mais plus une quête de sens et une communication transparente pour faire la preuve de ses convictions. Un exemple pour tous ceux qui sont engagés dans l'ESS !

  • Après un rappel de l'histoire du whisky, l'auteur présente l'élaboration du whisky, les grands pays producteurs, les distilleries, les règles de dégustation et les accords parfaits.

  • Qui sont ces hommes et ces femmes qui continuent d'habiter dans les campagnes en déclin ? Certains y fantasment le « vrai » peuple de la « France oubliée », d'autres y projettent leur dégoût des prétendus « beaufs » racistes et ignorants. Mais « ceux qui restent » se préoccupent peu de ces clichés éculés. Comment vit-on réellement dans des zones dont on ne parle d'ordinaire que pour leur vote Rassemblement national ou, plus récemment, à l'occasion du mouvement des Gilets jaunes ?
    Parmi les nouvelles générations, ils sont nombreux à rejoindre les villes pour les études, puis il y a ceux qui restent, souvent parce qu'ils n'ont pas les ressources nécessaires pour partir. Ceux-là tiennent néanmoins à ce mode de vie rural et populaire dans lequel « tout le monde se connaît » et où ils peuvent être socialement reconnus. Comment perçoivent-ils alors la société qui les entoure ? À qui se sentent-ils opposés ou alliés ?
    À partir d'une enquête immersive de plusieurs années dans la région Grand-Est, Benoît Coquard plonge dans la vie quotidienne de jeunes femmes et hommes ouvriers, employés, chômeurs qui font la part belle à l'amitié et au travail, et qui accordent une importance particulière à l'entretien d'une « bonne réputation ».
    À rebours des idées reçues, ce livre montre comment, malgré la lente disparition des services publics, des usines, des associations et des cafés, malgré le chômage qui sévit, des consciences collectives persistent, mais sous des formes fragilisées et conflictuelles. L'enquête de Benoît Coquard en restitue la complexité.

  • Une Ferrari 250 GT California Spyder ayant appartenu à Alain Delon et recherchée depuis quarante ans par les spécialistes, des Delahaye carrossées par Chapron, des Talbot Lago, dont le cabriolet T26 réalisé par Saoutchik pour le roi Farouk, des Delage, mais aussi des Renault et Citroën des années 20 ou des camions Berliet comme à l'échouage en plein champ... La récente découverte d'une fabuleuse collection oubliée sous des tôles ondulées a ému les passionnés du monde entier.
    Rouille et peintures écaillées se disputant le décor d'un lichen, habitacle envahi par un lierre intrépide, carrosserie amoureusement recouverte de mousse, cadrans anciens dissimulés sous la poussière des ans... L'extraordinaire poésie du cimetière récemment exhumé a participé à l'engouement généralisé pour ce singulier musée à l'état sauvage, que nous présentons ici, comme un hommage, dans son état d'origine.
    Fin 2014, après un demi-siècle d'immobilité, les 59 voitures rarissimes sont sorties de l'ombre des hangars de Roger Baillon, transporteur des Deux-Sèvres aujourd'hui décédé, qui en avait fait l'"oeuvre de sa vie". Sur la décision de ses héritiers, les belles endormies furent dispersées aux enchères en février 2015 par la maison Artcurial pour la somme record de 25 millions d'euros... Dans ce livre mémorial, Christian Martin et Michel Guégan immortalisent, avec leur talent reconnu de photographe et de journaliste spécialisés, ce que la presse américaine a qualifié de "découverte du siècle".

  • La grande affaire du XXIe siècle sera l'écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l'histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd'hui les manettes de la société n'ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.

    L'équipe de Reporterre est allée interroger ses plus vaillants représentants : Claire Nouvian, Pablo Servigne, François Ruffin, Corinne Morel Darleux, Jon Palais, Jade Lindgaard, Alessandro Pignocchi, Angélique Huguin, Matthieu Amiech, Fatima Ouassak, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau... Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l'écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie. Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place.

    Dans ces entretiens revigorants, elles et ils transmettent le goût de l'espoir et l'envie de lutter. Un livre programme, présenté par Hervé Kempf.

  • Tout un versant des travaux de Murray Bookchin s'est attaché à théoriser les différents aspects d'une organisation politique communaliste - une démocratie directe locale et confédérée -, qu'il appelle dès 1972 le « municipalisme libertaire ».
    Aux origines de ce projet politique, pour lequel il est reconnu, on trouve de nombreux textes relatifs à l'écologie et à la philosophie environnementale, qui font l'objet de ce recueil.
    Ces testes, principalement issus d'Ecology of freedom (1982) et de The Philosophy of social ecology (1990), ont cherché à établir une critique des relations des sociétés humaines avec leur environnement. Ce projet implique une archéologie de la domination, l'élaboration d'une philosophie de la nature, l'exploration des conditions et des formes de la liberté, des réflexions sur une technologie au service de la vie, une décolonisation des imaginaires, etc.

  • Et si le vin nous était conté ? Ce livre est le témoignage du spectacle de Sébastien Barrier, «Savoir enfin qui nous buvons». Entre dégustation commentée, carnet de voyage oral, ode à l'ivresse, célébration du présent, Sébastien Barrier invite à savourer sept vins du Val de Loire et à découvrir, en images et en mots, les histoires des vigneron(ne)s qui les ont mis au monde. En sublimant ces millésimes honnêtes et naturels, élaborés dans le respect du rapport à la terre et à l'humain, il rend un hommage touchant et drôle à ces artisans généreux, résistants passionnés, militants, partageurs, philosophes et paysans. Un moment de découvertes avec cet artiste hors norme. " Outre les récits liés aux vignerons, je compte glisser dans «Savoir enfin qui nous buvons» un certain nombre d'histoires liées au vin, à l'ivresse. Des témoignages, des anecdotes, des souvenirs de moments vécus, provoqués ou subis, de choses vues, senties, supportées et entendues. "

  • 1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l'heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l'établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n'avons rien fait. Après des années d'enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d'alerte, d'intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l'industrie pétrolière, rien n'a été fait pour stopper le changement climatique.

    Implacable et passionnant, Perdre la Terre est un document pour l'histoire. Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l'auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d'alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l'inertie et des renoncements, et peu à peu l'imminence de la catastrophe. Perdre la Terre n'est pas seulement le roman impitoyable d'occasions historiques manquées, c'est aussi l'évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là - et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu'il ne soit vraiment trop tard.

    Nathaniel Rich est journaliste au long cours pour le New York Times. Fasciné par l'attraction paradoxale qu'exercent les catastrophes sur la société contemporaine, il interroge dans ses articles la manière dont le monde et la littérature s'accommodent du désastre.

  • éloge du suffisant

    André Gorz

    • Puf
    • 3 Avril 2019

    Pour André Gorz, défense du " monde vécu " et défense du " milieu naturel " sont les deux faces d'une même résistance. Il inscrit la question écologique dans le cadre plus vaste de la domination des " systèmes " (marché capitaliste et administration étatique) sur le " monde vécu ". Tandis que le capital, à l'accroissement illimité, menace la nature qu'il pille autant que la société qu'il manipule, l'autogestion est une autolimitation, selon le " principe de suffisance " : une gestion raisonnable et un lissage des richesses atténuent les tensions sociales et préservent les ressources naturelles.
    Le choix de la décroissance est un arbitrage démocratique entre efforts consentis et besoins reconnus, qui assure tout à la fois moins de charge de travail (redistribué), plus d'autonomie (espaces coopératifs) et de sécurité (revenu garanti), et qui laisse leur temps aux activités qui valent pour elles-mêmes.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Avec plus d'un demi-siècle de carrière, cinq cents chansons à son actif, cet artiste, pressenti pour le prix Nobel de littérature, est l'un des figures majeures de la musique populaire.
    Né Robert Allen Zimmerman le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota), cet auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, poète fut le chroniqueur des luttes sociales des années 60, avec Like a Rolling Stone, Ballad of a Thin Man ou encore Gates of Eden. Certaines de ses chansons comme Blowin' in the Wind sont devenues des hymnes anti-guerre du Vietnam.
    Depuis 25 ans, il donne chaque année une centaine de concerts à travers le monde, réunissant un public de tous âges. A partir de son oeuvre et de ses nombreuses interviews, remises en perspective et montées à la manière d'un film, Jean-Dominique Brierre, qui le suit depuis ses débuts, retrace son parcours hors normes.

  • Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

  • - Papa ?... Tu ne vas pas y croire, papa.
    - Je sais, la femme de ménage m'a prévenu.
    - Je viens d'acheter un poisson rouge.
    - ...
    - En fait, papa, c'est moi qui ai le Prix Goncourt cette année.
    - J'ai du boulot, p'tit vieux, raccroche.
    - C'est pas vrai pour le poisson.
    - ...
    - C'est juste vrai pour le Goncourt.
    - La femme de ménage m'a ...
    - ... t'a prévenu, ça va!
    Et soudain, j'en ai marre de cette ombre confinée toute grouillante d'acariens à tête de mort, du souffle de papa, du souvenir de maman, je n'ai pas assez de mots pour m'excuser du temps que je lui fais perdre, à mon père, avec tout ça, avec moi, ma vie, au revoir papa, désolé, pardon, merci..
    Et ce fut la première et la dernière fois où, sans même raccrocher, pris d'une rage de perdition, je mis en pièces le téléphone encrassé d'une cabine publique comme s'il y allait de ma vie.
    Le Goncourt ! J'étais lauréat du Goncourt ! La honte ! Il ne me le pardonnerait jamais...

    Dans ce récit drôle et bouleversant, l'auteur des Noces Barbares - Prix Goncourt 1985 - met à nu les secrets et les joies d'une enfance tourmentée. L'écrivain des enfances meurtries joue brillammant sur la gamme des émotions : rire, larmes, et plaisir des retrouvailles avec un temps disparu, celui des pères qu'on craignait et qu'on admirait.

  • Pendant deux ans, Cyril Dion a sillonné 18 pays, près de 200 villes pour accompagner le succès de son documentaire «Demain», co-réalisé avec Mélanie Laurent. Pendant ce temps, la litanie des mauvaises nouvelles s'allongeait : accélération du réchauffement planétaire, disparition de 80% des insectes en Europe et de 50% des populations de vertébrés ces 40 dernières années, explosion des inégalités, des migrations, des déchets... Comment faire face à une telle conjonction de catastrophes alors que de nombreux scientifiques parlent désormais d'une poignée d'années pour réagir ? Dès lors, n'est-il pas nécessaire d'entrer en résistance contre la logique à l'origine de cette destruction massive, frénétique, de nos écosystèmes. Sans chercher à apporter de réponses définitives, Cyril Dion propose de nombreuses pistes d'action : individuelles d'abord, dans l'espace de notre vie quotidienne, collectives ensuite, à l'échelle de nos quartiers, de nos villes, de nos territoires, et politiques enfin à travers des exemples de mobilisation à large échelle qui ont pu faire basculer des pays entiers. Plus encore, l'auteur nous invite à renouer avec notre élan vital, à mener une existence où chaque chose que nous faisons, depuis notre métier, jusqu'aux tâches les plus quotidiennes, participe à construire le monde dans lequel nous voulons vivre.  

  • Vous aimez la truffe ? Vous devriez alors aussi aimer les limaces sans lesquelles cet or noir ne verrait jamais le jour. Une motte de terre ? Entre les vers, "maîtres affineurs du sol" , et les champignons, dont les filaments mycéliens parcourent l'équivalent d'un Paris-Tokyo par m, "c'est le Bronx" ! La vie grouille partout, l'organique se combine avec le minéral, et tout s'enrichit, tout se crée.
    Bien sûr, "comme dans les histoires de mafia, tout commence avec la roche-mère... " . Cette observation scientifique du vivant, au sein de son environnement, montre à quel point sa préservation et sa compréhension sont essentielles. L'agriculture moderne gère le vivant, en le contraignant (monocultures, engrais) ou en l'éliminant (herbicides, pesticides). Le geste de l'agronome est radicalement différent ; c'est une recherche d'équilibres, qui tend vers un certain idéal : celui de systèmes agronomiques autosuffisants, qui peuvent ainsi pratiquement se passer de toute intervention brutale...
    Pure agro-utopie ? Que nenni ! Agronome globe-trotter, Cédric Rabany démontre avec rigueur, style et humour, en quoi notre agriculture actuelle, accro aux engrais et aux pesticides, est obsolète ; en se basant sur des modèles existants à travers le monde - qu'il a parcouru de long en large - l'auteur présente enfin d'autres voies agricoles, plus saines et pérennes, qu'il serait temps d'explorer à grande échelle.

  • Le rugby est " viril ". Il doit cette réputation au jeu lui-même (mêlées, plaquages, " percussions " plus ou moins violentes), mais aussi au parfum de scandale qui entoure les " troisièmes mi-temps " d'après-match. La rumeur véhicule à leur propos des récits d'excès alimentaires, éthyliques ou sexuels qui semble aussi faire partie du jeu. Les femmes et tout particulièrement les épouses des joueurs (les " veuves du rugby ") semblent exclues. Ce livre, qui repose sur une enquête de terrain approfondie, montre au contraire que les femmes et les valeurs du féminin sont très présentes dans le rugby.

  • Demain

    ,

    Lou et Pablo se font du souci : la planète va de plus en plus mal, et beaucoup de gens en souffrent. Pourtant il doit bien exister des solutions quelque part, non ?
    Alors avec leurs parents, ils partent en voyage, à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont inventé et mis en oeuvre des projets pour améliorer le quotidien tout en préservant l'environnement : recycler la totalité de ses déchets, investir dans des sources d'énergie propres, cultiver des légumes sans abîmer la terre, changer la façon d'enseigner aux enfants.
    Car, quand on unit ses idées et ses forces, ça marche : tous ces exemples le prouvent et donnent à tous, aux petits et aux grands, envie de s'y mettre aussi !

  • Le rugby n'est pas un sport comme le foot, la politique ou la haute finance.
    C'est l'ingrédient corsé d'un art de vivre, le théâtre d'une dramaturgie aux rites compliqués, l'expression d'un patriotisme. Il existe une géographie du rugby, une morale, une esthétique, un langage, des figures légendaires - toute la culture d'un pays où les tuiles sont romaines, les accents chantants et les apéritifs anisés. Denis Tillinac habite ce pays depuis l'adolescence. Il a voulu célébrer, avec sa plume vagabonde, les noces du rugby et de la littérature.
    Tant qu'il y aura des Jenkins et des Cécillon pour commémorer le génie des Boniface ou la bravoure des Herrero, tant qu'on parlera de rugby à Tyrosse ou à La Voulte, la France de la joie de vivre ne sera pas défunte. Ce livre va éveiller de belles nostalgies et susciter quelques polémiques.

empty