Coups de coeur

  • Ce devait être l'été de sa vie: un road-trip avec sa meilleure amie, quelques flirts et sa première fois. Claudine avait tout prévu... sauf le divorce de ses parents. Traînée par sa mère sur une île perdue, elle s'apprête à passer un mois de juillet déprimant, quand elle rencontre Jeremiah Crew. Après tout, quoi de mieux pour se changer les idées qu'un crush de vacances qu'on ne reverra jamais? Et aucun risque de tomber amoureuse en à peine 35 jours...

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    Voici un roman d'initiation qui aborde sans détour et avec fraîcheur la première rencontre amoureuse inoubliable d'une adolescente. C'est drôle, c'est doux, c'est cash et c'est mieux qu'After ! A partir de 15 ans

     

     

     

     

  • L'ange obscur

    Danielle Thierry

    • Syros
    • 12 Mai 2021

    Une équipe de cinéma débarque à Épinal pour tourner un film inspiré d'un fait divers tragique : la disparition, dix ans plus tôt, de deux jeunes filles de la région, dont l'une a été retrouvée morte. Fait notable, Vince de Mestre, reconnu coupable du meurtre et bientôt libre, y incarne son propre rôle. Olympe, la fille du capitaine Marin, vit, elle, un rêve éveillé : elle a été retenue lors du casting. Mais lorsque Vince disparaît en plein tournage, et avec lui Olympe et Gala, l'assistante de production, il semblerait que le pire des scénarios soit en train de se rejouer...

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    Danielle Thiéry a plusieurs cordes à son arc : première femme commissaire divisionnaire de l'histoire de la police française, elle est également connue pour ses polars hyper réalistes, non édulcorés et bien ficelés. En publiant chez Syros, elle met son talent au service d'un lectorat plus jeune qui appréciera ses enquêtes haletantes, son sens aigu du détail, ses portraits fouillés et son écriture dynamique et maîtrisée. A partir de 15 ans

  • OLYMPE DE ROQUEDOR EST EN FUITE. On veut la marier contre son gré et s'emparer du domaine dont elle est l'héritière. Traquée par ses ennemis sur les terres hostiles des Loups de l'Azeillan, la jeune rebelle rencontre Décembre, un ancien soldat borgne, et son complice, le timide et mystérieux Oost. Ensemble, ils vont livrer un combat sans merci pour reconquérir le château de Roquedor...

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    Alliant avec talent les codes du romanesque et de l'aventure, François Place et Jean-Philippe Arrou-Vignod livrent un roman de cape et d'épée plein de panache autour d'une héroïne très attachante. Une histoire où la morale est sauve grâce au courage, à la ténacité et à la complicité d'un trio aussi drôle qu'improbable. A partir de 12 ans

  • Le chemin à l'envers

    Claire Mazard

    • Syros
    • 8 Avril 2021

    Anne s'est toujours sentie comme une étrangère dans sa propre famille. Il y avait à la maison des photos de ses frères et soeur bébés, mais d'elle, non. À l'âge adulte, elle découvre qu'une femme s'est occupée d'elle durant sa petite enfance, loin de ses parents. Une femme dont on lui a caché l'existence. Sans presque aucun indice, Anne se lance alors dans une enquête vitale. Pour retrouver sa trace, et pour comprendre.

  • La grand-mère de Mai mène une vie solide et calme dans la montagne au milieu des chênes et des noisetiers. Mai, 13 ans, ne veut plus retourner en cours, oppressée par l'angoisse et la souffrance intérieure, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent.
    Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent des ombres comme la colère, le dégoût, la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à laisser derrière elle son mal-être pour faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.

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    Voici un heureux viatique qui par temps de morosité accompagnera et apaisera ceux qui recherchent douceur et chaleur humaine. Eloge de la force des liens transgénérationnels et d'une vie simple et respectueuse au plus près de la nature , l'Eté de la sorcière offre une lecture hors du temps et touche à l'essentiel avec grâce et humilité.

  • Amaia Salazar, détachée de la Police forale de Navarre, suit une formation de profileuse au siège du FBI dans le cadre d'un échange avec Europol. L'intuition singulière et la perspicacité dont elle fait preuve conduisent l'agent Dupree à l'intégrer à son équipe, lancée sur les traces d'un tueur en série recherché pour plusieurs meurtres de familles entières. Alors que l'ouragan Katrina dévaste le sud des États-Unis, l'étau se resserre autour de celui qu'ils ont surnommé le Compositeur. La Nouvelle-Orléans, dévastée et engloutie par les eaux, est un cadre idéal pour ce tueur insaisissable qui frappe toujours à la faveur de grandes catastrophes naturelles.
    L'association du réalisme cru de scènes apocalyptiques en Louisiane, de rituels vaudous des bayous et de souvenirs terrifiants de l'enfance basque d'Amaia constitue un mélange ensorcelant et d'une rare puissance romanesque.

  • "Ce jour-là, quelque chose sortait de l'ordinaire, les yeux de Gabrielle étaient arrimés aux siens d'une étrange façon. Une manière de faire qu'il ne lui connaissait pas, la paupière haute, volontaire, et le chignon mal arrangé, des mèches blondes éparpillées sur un visage d'ange. C'est une sauvageonne qui lui tend le Goncourt de l'année, un roman d'Ernest Pérochon, en sifflant qu'il est édifiant.
    Sans doute y trouvera-t-il matière à sermon.

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  • À sept kilomètres de Smiljevo, haut dans les montagnes, dans un hameau à l'abandon, vivent Jozo Aspic et ses quatre fils. Leur petite communauté aux habitudes sanitaires, alimentaires et sociologiques discutables n'admet ni l'État ni les fondements de la civilisation, jusqu'à ce que le fils aîné, Krešimir, en vienne à l'idée saugrenue de se trouver une femme.
    Bientôt, il devient clair que la recherche d'une épouse est encore plus difficile et hasardeuse que la lutte quotidienne des Aspic pour la sauvegarde de leur autarcie.
    La quête amoureuse du fils aîné des Aspic fait de ce road movie littéraire une comédie hilarante, où les coups de théâtre s'associent pour accomplir un miracle à la Combe aux aspics.

    L'humour des Balkans

    Jozo et ses quatre fils sont les derniers habitants de la Combe aux Aspics et leur mode de vie dénote quelque peu avec leur époque. Ne se laissant dicter la loi par quiconque, une remarque du curé sur les bienfaits d'une présence féminine à leurs côtés déclenchera pourtant un enchaînement de rebondissements cocasses et réjouissants mettant en scène des agents d'état, des femmes affirmées, des vétérans déçus...Ajoutons la maîtrise parfaite des dialogues, Ante Tomic pourrait être le scénariste du prochain Kusturica. C'est drôle, irrévérencieux, fou, politiquement incorrect, assurément " le livre-remède à la morosité " !

  • Sur une île montagneuse au sud du Kyûshû, à la fin des années 1930, un jeune chercheur en géographie humaine entreprend une étude sur les traditions et les croyances locales tombées dans l'oubli.
    La violence qu'il perçoit dans la destruction des monuments fait écho à la violence des deuils qu'il connaît dans sa propre vie. Cinquante ans plus tard, Akino revient sur la même île alors qu'un grandiose projet de développement touristique menace d'effacer les dernières traces de son antique histoire. Il s'engage alors dans une réflexion sur le temps, les modes de représentation du monde, de la vie, de la mort, forgés par la culture spirituelle japonaise. Et dans ce voyage qui est aussi intérieur il trouve enfin une forme de sérénité.

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    Dépaysement assuré sur l'île préservée d'Osojima, territoire imaginé par la talentueuse Kaho Nashiki, au large de la bien réelle Kyushu. Lieu d'étude d'un jeune chercheur en géographie humaine qui s'intéresse aux us et coutumes des îliens et à leur attachement primordial à la nature. Emboîtant le pas du géographe dans son exploration passionnante de la faune et de la flore locales et des croyances ancestrales, on en oublierait presque qu'il s'agit d'une fiction.

  • Sur le quai de la gare, Matthew Cuthbert attend l'orphelin qui doit les aider, sa soeur Marilla et lui, aux travaux de la ferme. Mais c'est une petite rouquine aux yeux pe´tillants qui se pre´sente... N'ayant pas le coeur de la renvoyer sur-le-champ, Matthew l'emme`ne dans leur maison aux pignons verts.

    Vive et pleine d'esprit, Anne parvient bien vite a` conque´rir Marilla et Matthew gra^ce a` son imagination de´bordante, sa de´termination et sa de´brouillardise.

    Mais il ne faut pas longtemps avant que la fillette se retrouve dans de beaux draps. Par chance, il est devenu impossible pour les Cuthbert et les habitants d'Avonlea d'imaginer une existence sans elle. L'arrive´e d'Anne a change´ leur vie...

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    L'énergie, le courage et l'optimisme contagieux de la jeune héroïne de Green Gables illuminent de bout en bout le premier volume de cette saga. Promesse d'évasion, de poésie et d'émotions, ce classique de la littérature canadienne, roman d'apprentissage à la lisière du conte, est aussi une chronique de la vie rurale d'une petite communauté de l'île du Prince Edouard au début du 20ème siècle. Une lecture réconfortante sur le pouvoir salvateur de l'imagination, de la nature et des livres.

  • "L'Ile des morts" fait partie des tableaux qui demeurent un véritable objet de fascination. Le sujet, bien entendu, n'y est pas étranger, comme la localisation controversée du site qui servit de modèle à la composition sans compter le fait qu'il ait été un des tableaux préférés de Hitler. C'est probablement par son attirance pour les îles, que Jean Pichard se voit happé par le mystère de "L'Ile des morts".
    Il ne l'aborde pas en essayiste mais en écrivain en imaginant sa genèse dans la vie d'Arnold Böcklin et, en contrepoint, prolongeant son aura dans celle d'un photographe, Franz Schensky qui fit le portrait d'une autre île un demi-siècle plus tard, Heligoland, dont le destin tragique durant les deux guerres mondiales, vient comme illustrer le célèbre tableau du peintre suisse.

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    Jean Pichard redonne vie à Arnold Böcklin et Franz Schensky à travers cette fresque artistique et historique particulièrement réussie. Au coeur du récit : l'île des morts, tableau mythique et mystérieux, source d'inspiration de nombreux artistes et d'interprétations multiples. Une lecture passionnante, invitation à plonger dans l'oeuvre de chaque artiste.

  • Une rose seule

    Muriel Barbery

    Alors qu'elle a traversé la planète pour rejoindre le Japon, une femme franchit la cloison de verre de l'altérité et entre peu à peu dans l'agencement esthétique et spirituel des jardins et des temples de Kyôto. Jour après jour, guidée par celui qui fut l'assistant de son père disparu, ces promenades sont en elle autant de motifs à résonances, chambres d'échos, révélations minuscules puis essentielles de sa personnalité.  Ce roman des origines est un voyage, une géographie secrète, en même temps qu'une transposition poétique de l'énigme du sentiment amoureux.

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    „De quoi le deuil est-il le plus difficile ? De ce qu'on a perdu ou de ce qu'on a jamais eu ?" Cette question traverse ce récit initiatique d'une femme qui en partant sur les traces de son père qu'elle n'a pas connu, se révèle peu à peu à elle-même et s'apaise au contact d'une culture dont elle découvre peu à peu les codes. Protéiforme d'un roman à l'autre, l'écriture de Muriel Barbery est ici resserrée et épurée, épousant subtilement la métamorphose profonde de cette femme dans son cheminement spirituel et son parcours à la fois énigmatique et sensoriel qui la mènera de temples en jardins en passant par les maisons de thé. Une formidable promenade esthétique et contemplative au pays du soleil levant.

  • En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée contre rançon par un groupuscule révolutionnaire dont elle épouse la cause. Lola Lafon s'empare de cette icône paradoxale de la "story" américaine pour analyser son rayonnement dans l'espace public et le chavirement qu'elle a engendré dans le destin de ses héroïnes, trois femmes de générations différentes, une Américaine et deux Françaises.

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    Le mot du libraire

    Lola Lafon aborde dans ce nouveau roman la condition féminine et la construction de l'individu en confrontation à son milieu d'origine. Le mode narratif choisi donne corps aux scènes évoqués, l'Histoire se rejoue, redonnant vie à ceux qui l'ont écrite.

  • Ce n'est pas un mur, mais deux qui séparent le Texas du Sud du Mexique sous le regard perçant des Protecteurs de la frontière.
    Les cartels alternent exécutions sommaires, intimidations et représailles avec la même violence que les narcotrafiquants d'aujourd'hui. À cette différence près que leur fructueux trafic porte désormais sur les têtes réduites d'indigènes et les objets d'art amérindiens.
    Dans ce monde de demain dominé par la corruption, la cupidité, le racisme et les inégalités, Bellacosa, veuf désabusé, recherche son frère, probablement victime d'un enlèvement. En compagnie du journaliste Paco Herbert, qui enquête sur un autre marché scandaleux, il assiste à un banquet clandestin et hors de prix où l'on sert des espèces animales disparues, reproduites selon un procédé appelé la Méthode. Ils y rencontrent le cochontruffe, inoubliable créature, mythique et hautement symbolique.
    C'est ici que le réalisme magique rejoint le roman noir.

    Révélation

    Fabuleux, Fernando A.Flores tisse une intrigue à la frontière mexicaine évoquant la situation politique et sociale de cet espace frontalier en insufflant une puissante dose de réalisme magique. Convoquant les mythes mexicains, les dérives de la science lorsqu'elle tombe ddans les mains du crime, les guerre de cartes, le racisme...Fernando A.Flores écrit un roman noir d'anticipation pétri d'humanité grâce à des personnages comme Bellacosa et ses réflexions dignes d'un sage clairvoyant, philosophe sans y prétendre. Un roman qui restera; A peine fini, déjà l'envie de le relire.Un premier roman et une révélation étincelante.

  • Un homme attend une femme. Depuis combien de temps ? Il ne se souvient pas. Un homme attend une femme qui tarde à se montrer. Il est chez lui, marche et trépigne, passe de pièce en pièce, regarde par la fenêtre, désirant plus que tout qu'elle frappe à sa porte. Son agitation, ses déplacements nerveux et son impatience seraient le fruit de sa pensée, de ses rêveries. Un homme attend une femme qui ne viendra pas parce qu'elle n'existe pas. Il sait que son souhait de la rencontrer est illusoire, mais il ne peut s'empêcher d'espérer.
    Loïc Demey aime bousculer la langue afin de la mettre au service du récit. Une seule phrase, qui respecte le mécanisme de tension et de détente et qui joue sur le rythme, compose Aux amours.

  • Jean Seghers est inquiet : sa station-service a été déclarée en faillite. Son veilleur de nuit-mécanicien lui réclame ses indemnités et, de surcroît, il craint que sa femme entretienne une liaison avec le président du Tribunal de commerce.
    Alors, il va employer les grands moyens.

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    Marque de fabrique de ses romans, l'écriture minimaliste et pourtant si expressive d'Yves Ravey apporte encore une fois une fluidité extrême au texte et crée une atmosphère magnétique, toute en tension. Sourire aux lèvres, on jubile, témoin de l'enlisement et de la chute du coupable pris à son propre piège. Le crime était presque parfait...  

  • Versailles, mercredi 1er janvier 1710, tôt le matin.
    Philippe d'Orléans, le neveu de Louis XIV, attend la visite de son ami Saint-Simon.
    Connu pour ses moeurs débauchées, le duc d'Orléans vit depuis dix ans un amour passionné avec sa maîtresse Mme d'Argenton, la seule femme qu'il ait jamais aimée.
    Il ignore qu'une terrible menace, qui pourrait lui valoir un exil immédiat, enfle dans son dos. Mme de Maintenon, en particulier, le hait pour une plaisanterie de mauvais goût qu'il a proférée à son encontre.
    Saint-Simon se doit de l'avertir. Plus encore, de lui éviter le châtiment qui le guette.
    À ses yeux, une seule chose peut sauver son ami : quitter Mme d'Argenton pour retrouver les bonnes grâces du roi.
    /> Mais Philippe d'Orléans concèdera-t-il un sacrifi ce si déchirant ?

    Inspiré des Mémoires de Saint-Simon, un tête-à-tête tendu et palpitant qui nous introduit dans les arcanes de la cour du Roi-Soleil où prospéraient rumeurs et calomnies... Phénomène qui résonne de nos jours avec une force saisissante.

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    Admirateur de l'éloquence exceptionnelle de Saint-Simon ( auquel il a déjà consacré un essai La grandeur Saint-Simon, ed. Gallimard) et fervent défenseur de la langue française dans toute sa richesse et sa diversité , JM Delacomptée fait revivre ici le Grand Siècle par la puissance des mots. Témoin privilégié de ce huis-clos théâtral, le lecteur assiste à ce dialogue décisif vif, drôle et plein d'esprit entre Saint-Simon, grand sage, modèle de probité et fin tacticien, et son ami d'enfance le futur Régent Philippe d'Orléans, jouisseur notoire. Du grand art !  

  • Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un aimant. À travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett, en déchiffreuse éclairée de l'âme humaine, signe un roman pénétrant sur l'abandon, le pardon, les liens filiaux et le rapport que chacun d'entre nous entretient avec le passé.

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    Ann Patchett a le don de faire éclore sous sa plume des êtres de chair particulièrement attachants et de tisser avec subtilité des liens puissants et complexes entre eux. Bien plus qu'un simple roman familial, la Maison des Hollandais est une fresque gigogne qui à travers les souvenirs fait ressurgir sur 5 décennies les joies, les peines, les non-dits et les secrets enfouis. Une lecture romanesque et immersive à souhait.

  • « Tu te souviens ? Cet été-là si chaud, on le sentait à nos pieds sur les carreaux devant la prairie, à tes jambes campées, fines et transpirantes. Depuis octobre tout était doux. Pas d'automne, pas d'hiver, et ce vent tiède comme dans les contes... » En cette fin d'été, un homme grimpe à trente mètres, dans un hêtre qui domine la campagne. Il est élagueur, puissant et concentré. Là-haut, il observe les plaines, la tour de la cathédrale, son enfance aussi.
    Mais un ennemi l'attend, qu'il n'avait jamais rencontré : des frelons par milliers, nouveaux venus en cette saison interminable. Dans sa descente vers la terre où l'attend son équipe, terrifiée, il est piqué plus de cent fois et tombe dans la douleur...
    La brûlure est le roman de cette chute et de cette traversée, racontées tour à tour par l'homme et la femme - rencontrée vingt ans avant, qui le soigne, l'attend, et ne cesse de l'aimer en images, souvenirs et gestes.
    Dans une langue somptueuse et tendre, Christophe Bataille dit la souffrance et le retour à la vie. C'est un conte mais aussi notre condition nouvelle : les prairies et les arbres sont brûlés par le soleil, la femme aimée contemple comme nous ce paysage. La voix du grimpeur d'arbre, qui a survécu et vit près de Bourges, clôt magnifiquement ce livre - car toute fiction a sa cause, offrant ici un diptyque audacieux.

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  • "On les laisse patienter un bon moment, muets comme des ombres, dans cette cathédrale du Code pénal. Certains occupent leur hébétude sur l'écran de leur téléphone, d'autres s'intéressent à leurs chaussures." Cour d'assises de Paris. Walid Z., un jeune de quartier parvenu par de brillantes études à se hisser jusque dans l'intimité de la bourgeoisie parisienne, risque la peine de mort par décapitation.
    Que vient faire la guillotine dans ce décor si familier ?
    Pendant trois jours, les témoins se succèdent à la barre. À mesure que s'esquisse le portrait d'un ambitieux et qu'on interroge sa culpabilité, se dévoile une autre France, parfaitement crédible, où l'extrême droite a pris le pouvoir. Implacable, ce roman choral se déploie comme la suite tragique de notre « roman national » - son ultime chapitre. .

    Un homme et son temps

    Elévation sociale, discrimination positive, sentiment d'appartenance, le désir et ses motivations, une justice théatralisée, Emmanuel Flesch s'empare de ces thèmes dans ce premier roman à l'intrigue chabrolienne,aux dialogues parfaitement maîtrisés. Un roman qui renvoit un reflet fragmenté de notre pays dit terre d'accueil. Le regard d'Emmanuel Flesch est sans concessions et juste, sans manichéisme. Il construit le roman du jugement d'un homme dans le contexte d'une France qui vient d'ériger l'extrême droite au pouvoir ,avec des ellipses historiques qui enrichissent son propos et affine ce portrait sociétal.

  • Pas dupe

    Yves Ravey

    Livre après livre, Ravey creuse dans ses obsessions, et ses personnages forment une grande famille d'inadaptés toujours un peu égarés. On ne sait si le narrateur de Pas dupe, Salvatore Meyer, est un idiot ou un roublard, une victime ou un meurtrier ; il est le narrateur du livre et nous raconte ce qu'il veut bien nous raconter. Mais il va avoir affaire à un coriace : l'inspecteur de police Costa Martin Lopez.
    L'intrigue est à la fois précise et farfelue, semée d'embûches pour égarer le lecteur. Jusqu'au dernier paragraphe on ne saura pas qui dupe qui, car cette histoire en apparence banale s'avère abracadabrante. La question de départ - l'amant ou le mari ont-ils provoqué l'accident de Tippi ? - se complexifie alors qu'on découvre les circonstances du drame. En particulier l'étrange relation de soumission que Salvatore Meyer semble avoir entretenue avec sa femme, et son rôle de souffre-douleur, voire de larbin, qu'il a joué dans l'entreprise de son beau-père où il est employé - une entreprise de démolition, soit dit en passant. Tout ceci intrigue l'inspecteur tout droit sorti d'un film de série B.
    La langue de Ravey colle parfaitement à cet univers. Une écriture blanche, maîtrisée, où l'auteur glisse quelques formules dignes d'un dialogue des années 1950. « Vous êtes un des premiers, monsieur Meyer, à venir sur les lieux, vous êtes son mari, et vous ignoriez ce qu'elle allait faire dans le ville voisine, sur une route aussi dangereuse, si tôt le matin, c'est curieux, non ? » Mais, même si l'on étudie tous les aspects de ce texte, quelque chose encore nous échappera. Car il y a un mystère Ravey.
    Le narrateur comme les autres protagonistes de Pas dupe sont embarqués malgré eux dans une société qui les encourage à miser l'argent qu'ils n'ont pas et à endosser des rôles pour lesquels ils ne sont pas taillés. Il y aura seulement une phrase sur le milieu d'origine de Salvatore Meyer. Elle indique que son père vit dans un mobile home, sur un parking, quelque part en Arkansas. Et cette phrase est peut-être la clef du roman entier.
    Sylvie Tanette, Les Inrockuptibles

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    Une atmosphère hitchcockienne enveloppe dès les premières pages ce roman à suspens impossible à lâcher tant l'envie est grande de savoir pourquoi et comment est morte la jeune et jolie Tippi retrouvée sans vie dans sa voiture en contrebas d'une falaise. Avec humour et une grande économie de moyens, Yves Ravey fait évoluer autour de la défunte des personnages qui agissent plus qu'ils ne pensent... Hypnotique !  

  • Francie a huit ans quand la dépression de sa mère, Elaine, vient bouleverser à jamais son existence. Recueillie par son oncle et sa tante, Francie grandit entourée d'affection auprès de sa cousine Vicky. Malgré tout, elle vit une jeunesse singulière, détachée du réel, habitée par la peur de la folie. Mère et fille tracent dès lors leur chemin : l'une survit, l'autre se construit en s'efforçant de « ralentir le monde » et de sonder ses souvenirs d'enfance.

    Mais comme toujours dans les romans d'Aimee Bender, la fantaisie règne : un insecte décorant un abat-jour prend vie puis s'échappe, une fleur brodée sur un rideau tombe au sol, bien palpable... L'imaginaire devient le lieu le plus propice à la découverte de vérités profondes.

    Un papillon, un scarabée, une rose est avant tout le récit d'une transformation : du chaos au pardon, de l'incompréhension à la résilience.

    Fragile et beau

    Recueillie pas son oncle et sa tante à l'âge de huit ans, Francie revit sans cesse les souvenirs qui ont précédé son départ. Désormais jeune adulte, elle décide une expérience introspective pour exorciser sa crainte de porter en elle la folie de sa mère. D'une écriture sensorielle, Aimée Bender rédige un roman de l'intime dans lequel l'amour maternel et sororal affleure à chaque page, nimbé d'une attendrissante et délicate fantaisie.

  • C'est une histoire d'orphelin et d'amour. Celle d'un vieil homme qui joue divinement du Beethoven sur les pianos publics. Il se fait appeler Joe, pour Joseph. On le croise un jour dans une gare, un autre dans un aéroport. Il gâche son talent de concertiste au milieu des voyageurs indifférents. Il attend.
    Mais qui, et pourquoi ?
    Alors qu'il a seize ans, ses parents et sa soeur disparai ssent dans un accident d'avion. Il est envoyé dans un pensionnat religieux des Pyrénées, Les Confins. Tout est dans le nom. Après Les Confins, il n'y a plus rien. Ici, on recueille les abandonnés, les demeurés.
    Les journées sont faites de routine, de corvées, de maltraitances. Jusqu'à la rencontre avec Rose, une jeune fille de son âge. La vie n'est alors que rêves de fugues.
    Jean-Baptiste Andrea a un talent fabuleux pour parler de cet enfant intérieur que nous portons tous en nous.
    Ses héros ont l'âge des douleurs et des révoltes. Avec Des diables et des saints, il achève magistralement sa trilogie autour de l'enfance.

    Des diables et des saints

    L'écriture sensible et le style de Jean-Baptiste Andréa captivent et émeuvent; le narrateur nous invite dans son récit, énigmatique pianiste virtuose des lieux publics refusant toute autre représentation, et vous dévoile son histoire. Les images s'imposent, souvent douloureuses et pourtant magnifiques, inscrivant Joe et les membres de  "la Vigie" dans votre panthéon de personnages littéraires.

  • À Port-au-Prince, Ti Tony vit dans une seule pièce qu'il partage avec son frère Franky et leur mère Antoinette. Alors que Franky aime les mots et les histoires, il se lance dans l'écriture d'un livre sur Antoine des Gommiers, cet incomparable devin que les haïtiens portent aux nues. Mais la popularité de ce chamane n'est pas l'unique raison d'un tel projet littéraire, Antoine des Gommiers serait le grand-oncle d'Antoinette, une filiation qui change tout même si Ti Tony, lui, ne saura jamais s'emparer de la fiction pour voir la vie en bleu. Un livre magnifique, où l'amour filial transcende la misère.

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